Biologie-Totale ?

Je dis résolument : NON !

 

Dernière mise à jour le 1er décembre 2010

 

Vu la longueur du dossier, il a été réparti sur deux pages Web :

 

La première constitue le corps du dossier (analyse)

et se trouve sur la présente page

 

La seconde reprend des témoignages divers et se trouve ICI

 

 

Le texte original de ce qui suit, mis en ligne sur ce site depuis le début 2004 et largement mis à jour, a été édité en première parution dans le trimestriel  "Vie et Soleil" N°5 de Janvier 2003 (trimestriel supprimé et remplacé par le mensuel électronique  gratuit - pour s'y abonner, cliquez ici).

 

 

Biologie-Totale ?Je dis résolument : NON !
C'est la conclusion sans appel qui s'impose à moi suite à ce qui s'est constitué au fil des ans, enrichi des témoignages en tous sens : cas vécus  provenant aussi  bien de stagiaires que de citoyens lambda, comme par ce qu'ont révélé des enquêtes médiatiques, souvent de nature à faire "dresser les cheveux sur la tête" !

 

En revanche, ce à quoi je fais plutôt référence sur ce site sur le plan de l'efficacité prouvée et surtout vierge d'effets iatrogènes, ce sont les outils utilisés en filigrane dans les séances de psychothérapie  et qui proviennent des incontestables apports  de la Physique Quantique et de la psychobiologie moderne dans ce qu'ils mettent en lumière les rapports du psychisme sur le corps et inversement, d'une manière bien plus sensée et bien plus complète que n'a su le susciter la Biologie-Totale, laquelle  a plutôt démontré une piètre capacité ; comme on le découvrira ci-après) à 'former' des thérapeutes dignes de ce nom (vu notamment leurs comportements iatrogènes et les enfreintes criantes relatives à l'éthique et à la déontologie, fréquentes et dangereuses carences dont les conséquences sont analogues à ce qui est reproché aux mouvements sectaires, voir plus bas ; rien d'étonnant alors que les médias, certes caricaturant trop souvent, en arrivent à assimiler l'a Biologie-Totale à un secte.

 

"La psychothérapie est l'ensemble des moyens par lesquels nous agissons sur l'esprit malade ou le corps malade, par l'intervention de l'esprit" (Dr Antoine Porot, co-auteur d'un ouvrage médical de référence, le 'Manuel alphabétique de psychiatrie'- 1952)

« La psychothérapie ne se limite déjà pas aux troubles mentaux seulement. Dans le cas de troubles somatiques, physiques, la psychothérapie peut intervenir : les relations entre l'immunité et le psychisme sont avérées. » (source : « Définition des psychothérapies »)

Comme on pourra très largement et sans conteste le vérifier au cours de cette page, ne répondant manifestement pas aux critères de ce qui est en phase avec ce qu'est authentiquement  la pratique psychothérapeutique, la Biologie-Totale n'est donc pas une approche appropriée digne de prendre en charge de tels buts (rapports psychisme et corps) et c'est donc erratiquement, pour ne pas dire fallacieusement, que Claude Sabbah assimile la pratique de la Biologie-Totale à une psychothérapie, comme on le découvrira ci-après et à la faveur de nombreux témoignages..
 

© Baudouin Labrique, psychothérapeute et critique de science.

 

 

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

(voir dans l'article qui suit).

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière

les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

 

  

 "C'est remarquablement fait !"

(Réalisatrice France 5 - 21/04/2011)

"Un livre synthétique, éminemment didactique et très cadré [...]"

(Paris Match 17/7/2011).

"J’y trouve beaucoup de réponses à mes questions."

"Un livre incontournable à lire absolument."

(Détails)

 

 

Nous ne laisserons pas confisquer par les partisans de telles approches iatrogènes,

les essentielles découvertes relatives à l'interdépendance du psychisme et du physique

et dont l'accompagnement thérapeutique devrait être réservé

à des psychothérapeutes aguerris, nantis et usagers des plus hautes éthique et déontologie,

 pour être considérés comme dignes de porter ce titre.

Dans le grand public, vu le battage publicitaire (pour ne pas parler d'intoxication)

en faveur de la Biologie-Totale comme en faveur de la médecine du Dr Hamer

et leurs prétentions (respectives) affichées à être considérées comme la seule et meilleure approche  psychosomatique,

 trop de gens pensent qu'il faut maintenir "sine qua non" leur promotion et leur diffusion !

 

 

"Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,

mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire."  Albert Einstein

 

          

Charte éthique des professionnels

 

 Cette page est généralement classée N°2 sur Google (recherche sur l'expression "Biologie-Totale")

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

¨ Dernières mises à jour    ¨¨Toutes dernières mises à jour

VOIR LE RESUME DE CETTE PAGE

 

Nota bene à l'usage de ceux qu'une telle page offusquerait

Sur quels faits et constatations reposent le contenu de cette page.

Claude Sabbah me téléphone et sort (enfin) de son silence

Rencontre avec Claude Sabbah  à sa demande  (1/5/08)

La Biologie-Totale est en train de se couvrir d'une regrettable réputation de dérives de type sectaire

Choix incongru de l'appellation "Biologie-Totale ..."   (15/6/08)

Que pensez des thérapies comportementales ?

Le Dr Hamer et la compréhension des maladies

Les fondements scientifiques de la Biologie-Totale existent-ils ? (15/6/08)

¨¨ Pratique médicale : "Art de guérir" + Biologie-Totale = illégalité flagrante (15/7/08)
L'importance du "Primum nil nocere"

Balancer des décodages ou comment faire fuir les patients

La dimension psychothérapeutique versus Biologie-Totale.

Pourquoi ne pas balancer de décodages

Le patient sait mieux que le thérapeute

Exemples concrets qui le démontrent

¨¨ Pourquoi préférer les termes de psychobiologie ou psychosomatique.
Les risques de "basculer" trop vite dans la guérison

S'installer thérapeute après une formation en décodage ?

Les risques d'une approche en 'décodage'

Les carences criantes des formations en Biologie-Totale

Admission inacceptable de patients gravement atteints dans les séminaires de Biologie-Totale

"N'importe qui peut se réclamer de la Biologie-Totale ou de la Médecine nouvelle"

Face aux médias : la politique du "courage, fuyons" !

Qu'aurait pu faire Biologie-Totale pour éviter de telles dérives ?

Conflit / décodage "biologique" ou "psychobiologique" ?

La diffusion actuelle de la Biologie-Totale à tous vents est-elle vraiment utile ?

Ce qui serait approprié que les personnes 'formées' à la Biologie-Totale fassent.

La fin ne saurait ici encore justifier les moyens

Le cas filmé d'un ancien médecin s'adonnant à de la thérapie sauvage

Où trouver l'échec de la "déprogrammation biologique" selon Claude Sabbah

¨¨ Un thérapeute pratiquant le "décodage biologique" a été condamné (27/09/2011 - actualisé le 5/11/2011)

Exemples vécus traumatisants.

JE DIS NON A LA BIOLOGIE-TOTALE !

 

 

 

Le texte original de ce qui suit, mis en ligne sur ce site depuis le début 2004 et largement mis à jour, a été édité en première parution dans le trimestriel  "Vie et Soleil" N°5 de Janvier 2003 (trimestriel supprimé et remplacé par le mensuel électronique  gratuit - pour s'y abonner, cliquez ici).

 

NOTA BENE pour ceux qui s'offusqueraient du fait que je puisse, ici, réagir de la sorte, en dénonçant l'attitude de certains et trop nombreux thérapeutes se réclamant de la Biologie-Totale ou de ce type d'approche, dans ce qu'ils se rendent coupables de pratiques qui s'apparentent (manifestement) à des dérives de type sectaire.

Ce dont ces lecteurs ne se rendent / rendraient d'abord pas bien compte, c'est qu'en tant que psychothérapeute intégrant notamment les enseignements de la psychobiologie moderne, où puise (sans le dire) aussi la Biologie-Totale, je suis, d'une part, témoin de nombreuses doléances de patients souvent traumatisés suite au fait d'avoir confié leur santé dans les mains de véritables apprentis sorciers (que je nomme bétéistes) ; d'autre part, j'ai trop souvent à déplorer et a souffrir de la méfiance, voire de l'hostilité et des amalgames qui sont alors le fait de certains patients, auditeurs de conférences ou participants à des stages, et qui fustigent, souvent sans appel, (ne me connaissant pas encore le type de mode d'emploi pour une utilisation appropriée de telles connaissance), les approches qui touchent à l'auto-décodage psychobiologique, appellation plus appropriée que 'décodage' car cette dernière induit que c'est le prétendu thérapeute qui livre des décodages. N.B. Un thérapeute digne de ce nom ne devant pas "décoder" à la place du patient mais plutôt faciliter un tel processus chez lui et le plus naturellement possible pour qu'il puisse en  tirer tout le bénéfice, plus rapidement, du processus vers la guérison.

Forts de leur propres expériences personnelles souvent désastreuses ou de ce qu'ils ont entendu dire à ce sujet et principalement à propos de la Biologie-Totale, je récolte régulièrement des témoignages souvent poignants ; comme on le verra largement dans le long texte qui suit, la diffusion comme l'exercice de la Biologie-Totale, en l'état, génèrent effectivement trop souvent, des effets pervers sur la pratique de l'accompagnement thérapeutique (ce qui est alors largement relégué par les médias et vu la culture diabolisante ambiante, certes rarement répercutée d'une manière tout à fait objective) et sur l'image désastreuse que ces types de thérapie offrent, par conséquent, dans le grand public ; cela constitue autant de freins à leur recours et, par voie de conséquence, de telles "dérapies" font un grand tort par rapport au rôle indéniablement positif que les psychothérapies dignes de ce nom peuvent apporter dans l'amélioration de la santé publique, vu leur efficacité et qui n'est plus à démontrer,  notamment dans le domaine de la santé et depuis qu'elles existent.

Ma position concernant la Biologie-Totale n'a pas bougé depuis le départ : la version précédente du présent texte se terminait bien par ce qui suit (qui montre que je la refusais déjà dès le départ en 2003 ; c'est pour des raisons de clarté et de cohérence que le titre comme le texte ont été ici adaptés) : "Bien après avoir rédigé ce texte, je découvrais l'excellent livre du Dr André Moreau neuropsychiatre ("Autothérapie assistée") et j'y lisais que, pour lui, "oui, mais" = "non" ; je suis assez d'accord avec cette interprétation : maintenant pour moi, je dis NON à la Biologie Totale, à la lumière des dérives constatées encore de la part de "thérapeutes en décodage biologique" versus Biologie Totale (très "embêtés" d'ailleurs !)." Conscient de mes devoirs personnels pour ne pas me ranger du côté de ceux que fustigeait Einstein et qui "regardent et laissent faire" "ceux qui font le mal", ma prise de position me vaut des animosités dont les formes atteignent souvent d'abjectes sommets sur les forums (certains posteurs diffamants ou injurieux "ont les armes qu'ils peuvent" témoignant ainsi qu'ils sont en fait à court de vrais arguments). Voici ce qu'un personnage célèbre m'écrivait à ce propos, dans une réponse qu’il m’a communiquée à une personne qui lui avait écrit en s’attaquant à moi :

« (…) concernant Baudouin Labrique, je pense que ses intentions sont bonnes. Dans le sens où son souci est que les patients soient traités le mieux possible (ou le moins mal possible). Et au nom de cela, Baudouin dénonce toute une série de dérives dans les approches, dans les théories et dans les pratiques thérapeutiques. C’est un rôle ingrat qu’il s’est donné, mais salutaire. Je n’ai pas l’énergie qu’il a pour passer des heures et des jours à polémiquer, comme il le fait » (10/08).
 

¨ Voici un autre témoignage posté sur le forum de Biologie-Totale sur Yahoo Groupes où sévissaient quelques Bétéistes indécrottables :

"Tout doit être dit ! Sur tous les fronts et c'est en cela que j'approuve les alertes de Monsieur Baudouin Labrique. En attendant il choque beaucoup de monde. Je me demande pourquoi, car en tant que profane quand je le lis, j'ai la confiance qui s'enracine encore plus dans ces nouvelles thérapies, par contre quand je lis des décodages sur ce forum ou ailleurs, je me demande dans quel monde je suis, c'est des fois très très fantaisistes à mes yeux bien sur ! Bref cela ne me donne absolument pas envie d'y croire et à chaque fois je me demande aussi ce que peuvent en faire ceux qui posent les questions et qui ne reviennent jamais dire la suite de leurs démarches." (23/10/08)

¨¨ Un administrateur-modérateur d'un forum consacré à la Biologie-Totale prend également position dans le témoignage suivant par rapport à la croisade de conscientisation que je poursuis notamment sur son forum, pour éviter qu'il s'y produise encore des dérives analogues à celles que je fustige plus bas :

"Je remercie Baudouin pour ses remarques sur l'accompagnement thérapeutique qui doit encadrer toute recherche. Il va de soi que les conseils sauvages, les pistes proposées, les idées bonnes ou mauvaises sur internet sont à relativiser et à prendre avec circonspection et peuvent créer plus de tort ou de stress que de bien, j'en suis conscient." (30/11/08) La conséquence actuelle positive est qu'l n'y a quasiment plus de décodage sauvage sur ce forum !
 

Enfin, à ce jour malgré ma proposition (répétée) de le faire, ni Claude Sabbah, ni quelqu'autre personne qui serait visée dans ce long article n'a pris la peine de m'envoyer un droit de réponse : "courage fuyons" ou "qui ne dit mot consent" ?...

 

 

Ce qui suit est le résultat résumé de constatations faites par Baudouin Labrique au départ de témoignages

directs et concordants de patients, de stagiaires, de thérapeutes, d'auditeurs de conférences 

qui se sont livrés spontanément.

Le but n'est pas de diffamer ni de nuire en quoi que ce soit à la Biologie-Totale

ni à son créateur Claude Sabbah.

En revanche, soyez convaincus que ce que Baudouin Labrique s'est permis de livrer dans ce qui suit,

est mu par le souci prioritaire de participer au " primum nil nocere" ("d'abord ne nuire en rien"),

eu égard au sens de la responsabilité qui est la sienne en tant que témoin privilégié de tels constats

et des obligations qui sont les siennes d'en faire état avec les moyens à sa disposition

et ne désirant cautionner en quoi que ce soit des pratiques iatrogènes °.

Cette 'obligation' de prise de position est renforcée vu les fonctions qu'il occupe dans les approches innovantes de la santé, et dans l'espoir d'un indispensable changement dans la manière de diffuser

et de pratiquer de la Biologie-Totale comme de toutes les approches analogues

Il estime ainsi que ce faire est contribuer à atténuer la diabolisation

à laquelle se livrent d'une manière éhontée encore trop de médias à l'encontre des psychothérapies

même si, de temps à autre, les médias mettent effectivement (et heureusement)

le doigt sur des exemples  de cas qui constituent incontestablement des dérives.

(°) Iatrogène : dans un sens étendu, se dit d’un trouble provoqué par l’attitude, le traitement du soignant, même en l’absence         d’erreur ou d’intention (du grec iatros médecin, genesis genèse).

 

"Beaucoup sont arrivés au décodage par hasard et comme ça marche, ils se croient thérapeutes. Et quand ça ne marche pas c'est la faute du patient, ils ne comprennent rien, c'est si simple"

Christian FLECHE.

 

 


 

RESUME DE CETTE PAGE

 

Pourquoi je ne peux que refuser la Biologie-Totale.

"L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose."
 Bernard Shaw

Fort des cours suivis à Paris qui s'appuyaient en autres sur la Biologie-Totale, de la part de deux de deux des premiers élèves du Dr Claude Sabbah, au milieu des années 90, j'estime avoir une position privilégiée pour parler de la Biologie-Totale dans ce qu'elle est renforcée par le fait de mes qualités de psychothérapeute, conférencier, animateur de stages : elles m'ont rendu témoin direct et indirect des graves dérives dénoncées ci-après. Je me suis aussi procuré un grand nombre de syllabus des 'séminaires' qui ont suivi. C'est donc à tort que les tenants de cette approche me critiquent soutenant que je manque d'informations concernant la concernant.

Premier point problématique : les fondements scientifiques de la Biologie-Totale.

Que ce soit dans le domaine médical ou scientifique, la défense et la diffusion d'une simple découverte ou théorie avancée comme scientifique, laquelle apparaîtrait même comme une avancée innovante, doivent toujours s'appuyer sur de solides références et des fondements scientifiques reconnues, ce qui n'a pas du tout été le cas pour la Biologie-Totale. Elles fait évidemment référence à la médecine. Voilà le premier écueil qui explique une telle (légitime) sa mise au banc du monde scientifique conventionnel ; un défaut manifeste qu'on retrouve aussi dans la présentation et la diffusion de l'approche du Dr Hamer ("Germanique Médecine Nouvelle" ou GMN), dont est d'ailleurs très largement issue celle de la Biologie-Totale et qui, sans elle, n’aurait pas pu voir le jour comme telle.

La publication d'articles dans des revues scientifiques ad hoc constitue le passage obligé pour qu'une (prétendue) avancée, quelle qu'elle soit, puisse se voir un jour reconnue et répercutée le plus positivement possible dans les médias. En l'absence d'une telle reconnaissance, qu'on le veuille ou pas, fût-elle révolutionnaire, elle sera taxée, au mieux de magique, au pire de charlatanesque. A ce point de vue, tant la "Germanique Nouvelle Médecine" du Dr Hamer que la Biologie-Totale du Dr Claude Sabbah brillent par un vide presque complet, même si de nombreux scientifiques, voire des Universités, ont tenté maladroitement de valider de telles approches vu l'indigence manifeste des protocoles rédigés : la forme de telles validations et donc leur valeur sont contestées par la communauté scientifique. Comment s'étonner donc a priori du triste sort qui leur a été réservé dans le monde scientifique et par médias interposés, dans le grand public ! Pire, comment se fait-il que de tels brillants scientifiques qui ont participé à ces tentatives de validation n'ont pas investigué plus en avant pour écrire ou susciter des publications dans des revues scientifiques reconnues, confirmant pas là la pertinence de leur participation à de tels protocoles ?

Se prétendant scientifiques, ces approches auraient dû ouvertement et humblement s'appuyer sur des critères scientifiques, ce qui aurait été de nature à éviter leur mise à l'écart du monde scientifique en place. Elles pouvaient faire référence, par exemple et, pour ne parler que d'elle, à qu'a apporté directement et incontestablement la Physique Quantique : il y a déjà belle lurette, celle-ci a démontré la prédominance du psychisme sur la matière mais en l'articulant (heureusement et patiemment) sur l'héritage du passé.

Trop pressés à vouloir les propager dans le public, possédant pourtant, de par leurs diplômes scientifiques de solides bases en physique et conscients des incontournables exigences de l'expérimentation scientifique, le Dr Hamer comme le Dr Claude Sabbah n'ont pas bâti leurs théories sur l'héritage du passé ! On ne construit en effet rien de durable sur du neuf. De plus, ils n'étaient pourtant pas sans connaître cette filière obligée que doit prendre toute avancée scientifique (médicale) pour lui permettre d'être reconnue par ses pairs. Ayant rencontré dernièrement et personnellement le Dr Claude Sabbah, à sa demande, et en présence d'un groupe de convaincus, habilités aussi à s'exprimer sur la 'question', je les ai interrogés (notamment) sur ce point crucial : le silence (embarrassé mais confondant) en a été la seule réponse !

De plus, en ce qui concerne la manière dont s'y est pris le Dr Claude Sabbah pour la diffusion de la Biologie-Totale, il n'a manifestement pas tiré les leçons essentielles du cuisant échec scientifique et médiatique de la "Germanique Nouvelle Médecine" du Dr Hamer  : comment se fait-il qu'il ait pu croire un instant qu'il allait réussir là où précisément pour en pas dire grossièrement, le Dr Hamer avait échoué, vu le nombre important d'écueils similaires ?

seminaires
Second point problématique : l'enseignement de la Biologie-Totale.

Voici un aperçu des principaux points litigieux qui ont évidemment généré des dérives manifestes de la part de ces personnes qui, trop souvent, se sont contentées de suivre un cycle de "séminaires" en Biologie-Totale ; ils s'installent directement alors comme, par exemple,  "thérapeutes en décodage biologique", suivant l'une de ces appellations (pas assez) contrôlées du Dr Sabbah. Nantis du seul savoir livresque, acquis sous la seule forme bien insuffisante de la diffusion de "séminaires" (mot abusif car l'enseignement du Dr Claude Sabbah se fait pratiquement exclusivement sous forme de conférences), sans aucun mode d'emploi ni déontologie satisfaisante, sans ce savoir-faire incontournable ; vous étonnerez-vous alors que ceux qui en sont de la sorte 'formés' se rendent coupables de s'adonner à de la thérapie sauvage ! Les tenants de la Biologie-Totale que j'ai interrogés arguent alors du fait qu'il est profitable à tous que la Biologie-Totale soit largement diffusée et que pour eux, les "séminaires" en sont le moyen privilégié ! Souscrire à cela équivaudrait à (machiavéliquement) ce que les moyens justifient la fin ! Il y a quelque temps, sans doute incité par la montée des critiques de plus en plus virulentes, le Dr Claude Sabbah crée une nouvelle appellation certes mieux 'contrôlée' selon ce qu'on prétend dans le cénacle de la Biologie-Totale : "conseiller en déprogrammation biologique" ou encore "conseiller en biologie totale ", mais on n'y trouve toujours rien de consistant sur le savoir-faire, lequel nécessite de sérieuses et relativement longues formations adaptées en relation d'aide et en psychothérapie. Ce n'est pas la diffusion sur Internet d'un code de déontologie propre à la Biologie-Totale (fort incomplet d'ailleurs) qui pourra, à lui seul, dédouaner leurs promoteurs des carences réelles, criantes et iatrogéniques des formations qu'ils diffusent.

Tout comme sur ces derniers points, pour lesquels je n'ai reçu aucun avis du Dr Claude Sabbah ni de ses adeptes présents durant l'entretien dont j'ai fait écho plus haut, aucune trace d'adhésion  par rapport à ce qui suit : un accompagnement par rapport à la santé et touchant à ce point la sphère psychologique (mise en lien du psychisme avec le corps) nécessite, de la part de celui qui le dispense, une distance suffisante de nature empathique entre lui et le soigné. Il est reconnu qu'une telle qualité de soins (neutre et authentiquement agissante) ne peut se donner que si le soignant a préalablement pu bien mettre au clair et résoudre ses propres conflits, traumatisme psychiques..; et notamment les traces souffrantes que ses incarnation et enfance ont pu laisser actives. Branche des neurosciences qui s'occupe des incontestables liens psychisme-corps, la psychobiologie moderne (science reconnue, ce que n’est pas le cas de la Biologie-Totale), bien en phase avec les découvertes de la Physique Quantique, nécessite dans son application thérapeutique un savoir-faire de nature authentiquement psychothérapeutique analogiquement à ce qui est réclamé avant de pouvoir exercer la psychanalyse, par exemple ; cela, la Biologie-Totale a été incapable jusqu'à présent de l'insuffler comme critère incontournable, et, notamment, de conditionner son utilisation à un travail préalable sur soi en profondeur et indissociable de la poursuite fructueuse de formations pratiques en psychothérapie (comme précisé plus haut).

Il y a aussi dans la manière de procéder du Dr Claude Sabbah des pratiques inadmissibles parce que contre l'éthique et la déontologie les plus basiques et notamment le respect de l'esprit du serment d'Hippocrate ; pour ne citer qu'elle, les 'formations' en Biologie-Totale sont l'occasion de réaliser de vraies séances de thérapie devant un public (qui dépasse souvent la centaine de gens et en l'absence de cadres éthique et déontologique appropriés !), analogues à des démonstrations de foire ! Qu'advient-il (par exemple) alors de personnes qui auront ainsi livré en public des pans entiers de leur vie privée et qui seront ensuite lâchées 'dans la nature' ? Comment pourront-elles alors ensuite poursuivre le nécessaire accompagnement psychologique auquel le seul savoir en Biologie-Totale ne prédispose manifestement pas ? Comment garantir l'incontournable confidentialité de ce qui s'est dit dans de telles conditions ? Postérieurement, quelles seront leurs réactions quant elles se rendront compte qu'elles ont alors livré en 'pâture' et en public leur intimité ? "(...) j'estime que d'un point de vue moral, éthique et déontologique, il convient en première priorité de ne pas nuire" prétend pourtant le Dr Claude Sabbah. Primum nil nocere, avez-vous vraiment dit Dr Claude Sabbah ?!


Troisième point problématique : la pratique de la Biologie-Totale.

Dans la pratique thérapeutique étriquée, comme démontré, sur laquelle il débouche, l'enseignement de la Biologie-Totale conduit à se contenter (dans le meilleur des cas) de régler, allopathiquement et d'une manière comportementaliste, un ‘conflit’ (concept dogmatique °) mis au jour et sur lequel est censé reposer toute la problématique souffrante de la situation conflictuelle ayant généré une somatisation particulière, sans aller plus en (nécessaire) profondeur au risque d'exposer le patient, tôt ou tard, tôt ou tard à somatiser de nouveau, à la faveur d'une situation souffrante qui réactiverait la somatisation.

J'ai été confronté à plusieurs cas de ce genre chez des patients qui en sont les victimes ; ils ont souvent et en conséquence l'impression que l'approche qui vise à mettre au jour les liens psychobiologiques ne marche pas avec eux ; pire, plongés dans une détresse plus grande encore qu'avant d'avoir été consulter le 'thérapeute' en Biologie-Totale, certains sont persuadés qu'ils sont incapables de se guérir, alors qu'il aurait fallu mettre en cause prioritairement la défaillance manifeste et iatrogène du maladroit 'thérapeute'. En prime, cela aura conduit à se voir s'activer de solides résistances à la guérison, dont il faudra essayer de libérer de tels patients éconduits. A l'inverse, une pratique psychothérapeutique authentique et appropriée n'expose pas le patient à un tel échec puisqu'elle permet de l'aider efficacement à régler les causes profondes de ses maux en douceur et en profondeur, et qu'un psychothérapeute aguerri pourra la plupart du temps trouver logées dans la période conception-grossesse-naissance (mais suivant strictement le sens personnel que les patients pourront leur donner)

Etant donné les écueils dénoncés, la voie ouverte du lamentable constat "ils ne savent pas ce qu'ils font" est celle qui est à largement déplorer ; les exemples concrets sont légion. C'est tout un catalogue (dogmatique) de comportements iatrogènes générant des dérives manifestes, qui sont alors à stigmatiser et dont voici les plus criants :

- Le décodage sauvage ou pplication forcée ou induite d’un catalogue (dogmatique) des ressentis prêt-à-porter alors que c'est au patient à donner le sens de sa maladie au travers des ressentis librement exprimés.
- L'absence de mise en action d''outils permettant au patient de finaliser son processus de guérison et qui se voit donc planté là, à mi-chemin ; voici ce qu'on entend dire de la part de ceux dont l'accompagnement est à ce point indigent,  :  "il sait" et il "doit lâcher le conflit" ce qui lui permettra de "basculer dans la guérison", concepts tout aussi dogmatiques  !
- La recherche les résonnances transgénérationnelles mises en priorité, alors que le bon sens devrait conduire à aller aider le patient à résoudre prioritairement ce qui se trouve actif et pourtant directement accessible dans sa propre vie.
- L'absence d'un accompagnement approprié qui occasionne un risque certain pour les patients de passer d'un état à un autre et de nature à entraîner des effets somatiques parfois dramatiques.
- L'intégration de cette approche dans la pratique officielle : c'est de fait de médecins et d'autres praticiens liés à des codes de déontologiques (pourtant) contraignants ; ils se mettent alors hors la Loi, dans ce que la Biologie-Totale n'est pas reconnue par la science médicale conventionnelle ; dangereux apprentis-sorciers, ils s'improvisent en plus psychothérapeutes, ce que leur formation ne prédestine en aucun cas ; de ce fait, ils s'adonnent à des comportements trop souvent iatrogènes ! De plus, ils font alors une concurrence déloyale aux psychothérapeutes attitrés, vu les remboursements consécutifs (abusivement sous le couvert de leur qualité de prestataires conventionnés de soins de santé) et de leur non-assujettissement à la TVA ; c'est de la fraude fiscale caractérisée et c'est assimilable à du détournement de deniers publics ! En tant que médecins ou membres du corps médical, ils jouissent d’un rôle d’autorité, de référence, dont ils abusent alors en pratiquant la psychothérapie ou en offrant autre chose que leur art pour lequel ils sont reconnus ou prédestinés et au titre duquel les patients viennent les trouver.
- La présentation de la Biologie-Totale
par les praticiens comme une méthode thérapeutique en soi, complète, est bien évidemment erratique.

En prime, mais d'une manière tout à fait prévisible, on assiste dans le public à une forte méfiance, amplifiée par le prisme certes déformant et tendancieux des médias, par rapport à toutes les approches visant à mettre en jeu les liens psychisme-corps. C'est alors un tort considérable, certes indirect, que la Biologie-Totale fait à la santé publique, du fait que les nombreuses et diverses dérives qu'elle génère et qui créent une suspicion élevée et injustifiée sur les psychothérapies intégrant les rapports psychisme-corps et dignes de ce nom.

Vu de telles errances dans le chef de trop nombreux de ses praticiens, la Biologie-Totale ne saurait se poser en pure victime (tout comme ce qui concerne le Dr Hamer). Cette suspicion fondée est alors d'autant plus forte que les médias, dans leur presque totalité, en arrivent à fustiger la Biologie-Totale, au vu des multiples témoignages relevés, particulièrement quant ils sont croustillants, mais où, certes, le vrai côtoie allègrement et regrettablement le faux !


 

 

 

- ENTRETIENS TELEPHONIQUES AVEC LE DR CLAUDE SABBAH -

 

 

L\'histoire d\'horreur de la biologie totale à <i>Enquête</i>

"L'un des rares clichés de Claude Sabbah, pris en France,

en 2007 par le photographe du Nouvel Observateur."
 

 

Je (Baudouin Labrique) suis, en revanche, heureux que la lecture de cette page puisse aussi avoir (comme déjà observé) des effets 'réparateurs' auprès de personnes qui ont été confrontées à leurs dépens à de telles dévires (en voici un exemple).

 

Par ailleurs, je suis surpris que, malgré un classement permanent de cette page haut placée  sur Google sous la recherche "Biologie-Totale" (ce qui témoigne de la pertinence de cette page) d'avoir dû attendre mon passage à l'émission "Ca se discute" pour avoir (juillet 2007) pour (enfin et après multiples sollicitions de le faire de ma part) recevoir une réaction du Dr Claude Sabbah (voir 7 lignes plus bas)  et ce, depuis la création de cet article diffusé au départ dans le trimestriel "Vie et Soleil" en janvier 2003 !

 

J'aurais pu m'attendre, bien plus tôt de sa part à, notamment, recevoir des informations éventuelles sur les changements positifs opérés, par exemple, dans la manière de diffuser son enseignement en regard de tout ce qui est ici constaté et déploré ; je n'aurais alors pas manqué de les répercuter ici par souci de stricte objectivité et même si, à l'analyse, de tels changements ne sont pas pas révélés très significatifs.

Malgré mes nombreux appels du pied, échanges verbaux et par écrit via un médecin belge proche du Dr Sabbah et vu le silence persistant de Claude Sabbah (état de juin 2007) et enfin rompu (juillet 2007), il serait de moins en moins recevable de considérer ce qui suit comme ayant quelque caractère pamphlétaire ou polémique.

 

Claude Sabbah sort donc (et enfin) de son silence : apprenant que j'allais participer à une émission TV en septembre 2007 (France 2) sur les approches non conventionnelles, Claude Sabbah a pris l'initiative de me téléphoner. Il m'a assuré ne pas connaître le présent texte et pour cause, il avance le fait "qu'il n'est pas coutumier d'Internet" (suivant ce qu'il m'a déclaré), ce qui ne m'abuse en rien : je sais en effet et de source sûre qu'il a été informé et dès le départ (2003) de l'existence de ce texte.

Il avait été invité à cette émission (Ca se discute) et je lui ai fortement conseillé d'accepter, pressentant qu'il serait la cible désignée de l'émission TV en question, mais que ce serait une magnifique occasion qu'il puisse enfin s'exprimer devant un grand nombre de personnes (une audience qui a dépassé, en l'occurrence, les 2 millions de personnes). Cependant, vu sa défection, et consécutivement par l'entremise certes peu élégante d'une caméra cachée, il a été plus que vilipendé comme l'a été sa méthode, la Biologie-Totale qu'l diffuse et, notamment, à la faveur, notamment, d'un témoignage de la veuve d'une personne qui aurait été 'victime' de cette approche. Cette personne vient de gagner son procès contre Claude Sabbah (novembre 2015) : il a été condamné à 2 ans de prison ferme et 30.000 € d'amende pour publicité mensongère.

 

Emission Ca se discute : "Les absents ont [donc] toujours tort" ! Le Canada a pris des mesures à ce sujet, suite à une très éclairante émission sur Radio-Canada intitulée "Biologie-Totale, menace fatale" (début octobre 2008) et, s'l y a eu des séquences en caméra cachée, les images n'ont pas été truquées, comme on pourra le constater en les visionnant...

 

Certes, recourant, entre autres, au subterfuge de la caméra cachée, vu de telles conditions, France 2 et la société de production de l'émission se sont apparemment tout de même mises en infraction avec la Loi, comme le rappelle la CAP ("Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience") :  il existe en France comme en Belgique la CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) et qui est un outil démocratique en place auprès duquel tout un chacun peut porter plainte contre des pratiques qui enfreignent la déontologie journalistique et l'exercice des libertés individuelles, ce qui a été le cas, comme dans cette autre émission sur TF1 ("Droit de savoir" en novembre 2007) et dans celle qui a précédé  sur France 2 ("Ca se discute" en septembre 2007). Bien objectivement, il aurait plus que matière à dresser des plaintes notamment sur base de la diffusion de ce film en caméra cachée, qui n' pas permis à l'intéressé de faire valoir son point de vue, sachant toutefois qu'il avait été invité à l'émission et donc comportant de sa part une certaine responsabilité dans le fait qu'il n'a pas été me mesure de se défendre.

 

 

"Je hais vos idées mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer."

 

Relatant un 'séminaire' que Claude Sabbah avait donné fin juin 2007 prés de la Sorbonne, un article du 'Nouvel Observateur'  (11/07/07) l'a attaqué plus que d'une manière virulente  et qualifié de "chef de file de la mouvance sectaire" ; n'y ayant pas réagi, malgré mes vifs conseils de le faire  (délai légal de trois mois pour ce faire), France 2 puis TF1 ont alors eu beau jeu de (re)diffuser cette séquence en caméra cachée prise lors son séminaire de juin 2007 et dont il a été aussi fait référence d'un un article de "Science & Avenir" de septembre 2007. Notez que Claude Sabbah avait déjà été plus qu'attaqué dans un article de "Sciences & Avenir", daté de septembre 2005 ("Les gourous en blouse blanche") à propos duquel il n'a pas davantage réagi et pour d'incompréhensibles raisons, malgré ce qu'on dit de lui : "Le gourou le plus représentatif, héritier direct de la médecine nouvelle, est Claude Sabbah, ancien médecin" ; je le ai rappelé de multiples fois, lors d'entretiens téléphoniques, conforme à l'attitude prêtée à Voltaire : "Je hais vos idées mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer". "Science et Avenir" a donc eu tout le champ libre pour 'remettre cela sur le métier' dans ce nouvel article et où l'entreprise de dénigrement de la Biologie-Totale est encore montée d'un cran ! "Qui ne dit mot consent" ?. 

 

Soucieux d'objectivité, j'ai aussi proposé de vive voix à Claude Sabbah (ce que j'avais déjà fait plusieurs fois par personnes interposées par écrit et oralement) de poster ICI le texte de son choix mais il n'a toujours pas rencontré cette invitation... Je ne comprends pas ce qui fonde une telle attitude passive de la part de Claude Sabbah qui ne fait alors, selon mon analyse, que renforcer le clan de ses détracteurs, tout en nuisant, par omission, à ceux qui se réclament de sa méthode autant qu'à la diffusion de celle-ci ! Plus tard, lors d'un autre appel téléphonique de et sur initiative de Claude Sabbah  et après qu'il ait (enfin, à l'en croire) lu cette page, il me lance qu'elle constituait pour lui un "réquisitoire" contre la Biologie-Totale ! Je m'en défends puisque, en ce qui, analogiquement, concerne l'approche de la Médecine Nouvelle dont il s'inspire par ailleurs très largement, j'ai pris beaucoup de soin de ne pas 'jeter l'enfant avec l'eau du bain'. J'ai passé plusieurs heures au téléphone en privé avec Claude Sabbah pour lui faire part d'exemples concrets de patients qui ont été victimes de personnes se réclamant de la Biologie-Totale et même de témoignages directs de stagiaires qui se sont sentis malmenés durant ces 'séminaires'. Je lui ai proposé plusieurs pistes pour faire en sorte que parmi ceux qu'il 'forme', ne puissent exercer sous son label, que ceux qui auront pu faire montre d'un savoir-faire et d'un savoir-être psychothérapeutiques dignes de ce nom, ce qui éviterait au maximum les dérives. Je lui ai également fait part, ce qui transparaît dans le texte qui suit, de critiques que je trouve fondées, dans la manière d'enseigner et de diffuser sa méthode, au regard de ce qu'exigent une déontologie et une éthique appropriées.

 

Belle synchronicité par rapport au contenu du paragraphe précédent, j'ai reçu entre-temps, des témoignages de stagiaires en Biologie-Totale  qui confirment si besoin en était encore, qu'il y a (plus que) de réels "problèmes", notamment dans sa manière de diffuser sa méthode..., mais voici que début mars 2008, j'en viens à rencontrer Claude Sabbah à sa demande :

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¨ RENCONTRE AVEC LE DR CLAUDE SABBAH

sa demande, le 7 mars 2008).

Baudouin Labrique.

 

Durant cette rencontre, j'ai tenté de (re)poser des questions dont les réponses auraient été éclairantes, mais, peine perdue :  entouré d'un aréopage d'inconditionnels convaincus mais restant quasi silencieux, enjoué, gardant constamment le ton de la plaisanterie, il ne m'a apporté aucune réponse satisfaisante... La boucle est donc pour moi bouclée.

 

Cette entrevue s’est faite à Bruxelles, là où il animait un ‘séminaire’ (dans les locaux  de la Maison Notre-Dame Du Chant D'Oiseau, le 7 mars 2008). Comme déjà indiqué sur cette page, le Dr Claude Sabbah  m'avait déjà contacté précédemment et  plusieurs fois par téléphone. Ce qui suit est un fidèle compte rendu de cette rencontre et qui a été envoyé le 9 mars suivant à un médecin belge en rapport avec le Dr Sabbah avec prière d'en adresser une copie à Claude Sabbah (dont je n'ai pas l'adresse mail privée) ; toujours animé de la volonté de donner l'occasion à Claude Sabbah de se défendre et n'ayant eu aucune réponse de leur part, j'ai adressé sans succès deux autres rappels dont le dernier datait du 27 mars suivant.

Je suis plutôt assez déçu de cette entrevue avec Claude Sabbah. En effet, n'étant pourtant pas (du tout) demandeur, cédant à des insistances répétées du médecin belge  pour le rencontrer, les conditions attendues n'ont pas été respectées et notamment par ce médecin : on devait en effet se voir à trois mais pas autour d'un aréopage de10 personnes (si je compte bien !). Etait-ce pour 'noyer le poisson' , vu le pauvre résultat engrangé en présence de ces personnes ?!

 

Quelques constatations :

1°  Il a été très difficile 'd'en placer une', comme on dit familièrement, vu le flot verbal ininterrompu  et envahissant de Claude Sabbah qui se croyait sans doute, encore, en plein 'séminaire'...
L'image spontanée d'un 'maître à penser' (pour ne pas dire autre chose) m'est alors venue à l'esprit (celle d'une personne qui, visiblement, inonde les autres de son 'savoir', mais qui, manifestement, n'a cure de prendre ou d'apprendre quoi que ce soit de ses auditeurs... Le ton constamment enjoué et que j'ai perçu comme faussement détaché, n'a rien fait pour 'arranger les choses'. L'attitude bien trop sage de la quasi totalité des personnes présentes m'a fait penser (avec effroi) à une réunion d'adeptes, comme ceux qui se pressent autour d'un de ces gourous de quelque obédience religieuse...

2° Claude Sabbah a pris énormément / bien trop de temps à présenter chacune des personnes présentes (et que je ne m'attendais pas à rencontrer là) en donnant beaucoup trop de détails sur leurs qualifications et spécialités, mais il a oublié une personne : moi-même !!! Cela en dit long sur le personnage... et sur ce qu'il attendait réellement de  cette entrevue, comme de sur ce que je représente (réellement) pour lui ! Tant pis pour mon égo !

3° Vu un tel contexte (inattendu) et qui ne me paraissait pas du tout ni favorable ni indiqué pour que la discussion prévue puisse se faire adéquatement et d'une manière fructueuse, j'ai essayé d'amener des sujets en rapport avec la place et le rôle de la Biologie-Totale ; mais ici encore, le flot (trop) abondant, par dessus le marché sur le ton de la plaisanterie de Claude Sabbah, n'a pas du tout facilité le 'débat' qui n'a dès lors pas eu ni pu avoir lieu. Cherchez l'erreur !

4° J'ai abordé d'abord le fait que, pour le Dr Hamer tout comme pour le Dr Claude Sabbah,, il est frappant de constater qu'aucune référence à des travaux scientifiques ou références académiques reconnus n'est faite dans leurs 'enseignements', et même pas dans leurs écrits. J'ai souligné notamment l'impasse faite sur la référence incontournable à l'incontestée Physique Quantique ; rappel donné alors : elle a montré en de multiples points la prédominance irréfutable du psychisme sur la matière et donc le corps, avancée scientifique de nature copernicienne sur laquelle se fonde ou devrait se fonder, pourtant et au premier chef, toute la Biologie-Totale !  'Silence sur la ligne' : personne n'est intervenu en quoi que ce soit suite à ces remarques que j'estimais importantes et pertinentes ! Est-ce finalement trop 'simple' à comprendre ?!...

C'est dans le même sens que j'ai abordé la question du 'terrain' qui n'était prise en compte ni par le Dr Hamer (dont les découvertes ont été largement la base de l'enseignement du Dr Claude Sabbah), ni par le Dr Claude Sabbah. J'ai alors souligné l'incidence déterminante de ce 'terrain' sur la qualité, comme sur le volume des somatisations que sont les maladies. La Biologie-Totale continue à ne pas prendre en compte les facteurs physiologiques (le  'terrain' ) et aussi le somatopsychisme,  et c'est évidemment l'une des critiques récurrentes qui lui sont pertinemment faites. Pour mémoire, le fait par exemple qu'en Chien ancienne, seules les femmes riches (habitant alors Hong Kong) contractaient un cancer du sein (détails).

Immédiatement, Claude Sabbah, feignant une crise cardiaque, s'est presque couché sur son voisin de droite en lançant à plusieurs reprises des mots comme "il va me tuer !..". Il faut savoir qu'un grand nombre de tenants de la Biologie-Totale accusent souvent Christian Flèche d'avoir plagié les textes de Claude Sabbah, comme cela m' a encore été répété, ce jour-là  : comme déjà demandé à plusieurs reprises et répété alors  et, bien avant, auprès du médecin belge et d'autres, j'attends qu'on me présente, ne fut-ce qu'un seul exemple de texte (réellement) plagié ! En effet, 'affirmer n'est pas prouver' ! 
Claude Sabbah n'aurait jamais pu développer ce qu'il a créé avec la Biologie-Totale sans l'apport (incontournable) du Dr Hamer et dont il s'est servi plus qu'abondamment...

5° Claude Sabbah a eu beau jeu de répéter en public qu'il n'avait un ordinateur que depuis peu et qu'il ne l'avait ouvert qu'une fois, il s'est bien gardé de mentionner, lors de cette réunion, qu'il avait pris le temps de lire ma page sur la Biologie-Totale (il me l'avait confirmé plusieurs mois avant par téléphone). Il s'est aussi gardé de reconnaître que c'est délibérément qu'il n'avait donc pas pris la peine de rédiger, sinon le droit de réponse sollicité (sur cette page encore), du moins quelque commentaire que je lui ai et à plusieurs reprises, avec insistance, proposé de m'envoyer... Pour moi, c'est une attitude d'omission délibérée qui en dit long en ce qui le concerne, mais qui n'abusera personne... 'Qui ne dit mot consent', dit l'adage populaire. A noter que je n'ai toujours rien reçu comme demande de droit de réponse de qui que ce soit d'autre qui serait visé dans cette longue page.

6° A la fin de l'entrevue, vu la situation et ma frustration de ne pas avoir pu avoir réponse à quelque question, j'ai sollicité un entretien particulier avec Claude Sabbah, juste après ;  la suite de l''entrevue a dû se passer dehors (!!!), debout en haut d'un escalier à l'extérieur (10 minutes, 'au pas de course' ! ...  Je qualifie pareil traitement de, pour le moins, déplacé et indigne...

 

(les Shadock)



7° Lors de ce trop bref 'entretien', je lui ai fait plusieurs remarques à Claude Sabbah :

a) que ce dont il s'était réjoui à table à propos d'un médecin qui avait balancé tout de go à une patiente atteinte d'un cancer du sein : "c'est un conflit de nid" et comme pour s'en réjouir, y voyant (selon lui) un signe positif,  à savoir, que le "message de la Biologie-Totale commence à passer dans le monde médical" ( ! ). En réalité, c'est plutôt un signe manifeste, à mon point de vue, d'un aveuglement particulier et symptomatique, en la matière, chez Claude Sabbah et ceux qui s'en réclament, (et conformément à l'une des critiques récurrentes que je fais à l'encontre de la Biologie-Totale, 'perseverare diabolicum...') ; critiquant l'attitude (manifestement iatrogénique) de ce médecin, je lui ai rétorqué qu'il aurait mieux valu que ce soit le patient qui en arrive à 'décoder' son 'conflit' par LUI-MEME  et à exprimer lui même ses ressentis ; une telle manière de faire constitue (encore) un exemple de thérapie sauvage !

b) que, pour une approche appropriée (maïeutique) de la (prétendue) "déprogrammation biologique", il y avait trois pans indissociables : le savoir théorique (celui enseigné à profusion en Biologie-Totale mais, pour moi, en trop grande quantité) durant des 'séminaires' (mot abusif : il faudrait parler plutôt de conférences) comme ceux de la Biologie-Totale, le savoir-être et le savoir-faire beaucoup plus importants à mes yeux, mais quasiment cruellement absents de ses 'séminaires' (et pour moi toujours paradoxalement, si on prend en considération les dérives répétées et reconnues).

(Plus de détails sur ce que devrait comporter une approche appropriée en accompagnement thérapeutique).

c) que pour moi, au vu des dérives auxquelles s'adonnent trop souvent les praticiens de la Biologie-Totale, j'ai (de nouveau) fortement invité Claude Sabbah à enjoindre ses "stagiaires" de respecter une attitude qui serait conforme à ce qui suit : "je ne vous autorise MORALEMENT à pratiquer la Biologie-Totale professionnellement que si vous avez, d'une part fait un travail (psychothérapeutique) approfondi sur vous et, d'autre part, que si vous avez suivi une formation pointue en psychothérapie (incluant la relation d'aide authentiquement maïeutique)". Cependant, vu mes nombreuses tentatives en ce sens pour le lui faire admettre, c'est sans doute peine perdue... J'avais ainsi souvent souligné le fait que, pour assurer un accompagnement thérapeutique approprié, il aurait fallu que toute personne qui s'y livre ait d'abord bénéficié d'une psychothérapie approfondie de nature à être, (réellement) à un biveau suffisant, capable de mettre la distance suffisante entre le patient et elle (pour ne pas risquer de faire dommageablement quelque transfert thérapeute vers patient, par exemple) ; enfin, qu'il aurait fallu que les personnes qui se lancent, suivant la nouvelle appellation (trop peu) contrôlée,  comme "conseiller en déprogrammation biologique" ou encore "conseiller en biologie totale ", aient incontournablement pu bénéficier d'une solide formation en relation d'aide et en psychothérapie, vu les implications délicates et les effets iatrogènes possibles d'un accompagnement maladroit (comme largement démontré dans cette page au travers de nombreux cas vécus en relation avec al pratique de la Biologie Totale).

d) que je suis disposé et demandeur à l'avenir d'un large débat public autour et à propos de la Biologie-Totale, mais je ne vois plus l'utilité de rencontrer encore le Dr Claude Sabbah étant donné ce qui a été relaté plus ahut.

 

8° Lorsqu'on s'est quitté, Claude Sabbah m'a lance (positivement) : "reste comme tu es !". Faut-il voir un signe qu'il était revenu sur  les positions erratiques telles que je les avais toujours perçues et argumentées comme étant inappropriées, suivant ce qui a été fustigé dans cette page comme dans les mails envoyés ? Si lors de la rencontre devant l'aréopage des personnes "acquises à sa cause", je n'avais pas eu l'impression qu'il n'avait 'pris' quoi que ce soit par rapport aux remarques et critiques formulées et que j'estime fondées (argumentées et étayées de témoignages), cette phrase ("reste comme tu es !"), m'a donné l'impression qu'une partie au moins de mon message était passé. Certes, sans trop d'illusions, je lui ai remis deux exemplaires des derniers témoignages reçus (non sollicités) et présents sur cette page, dont l'un à l'intention du médecin belge (parti donc subrepticement donc de la réunion sans s'en excuser !). Il y en avait même deux qui provenaient de stagiaires de ses séminaires...

Enfin, le fait qu'après cette rencontre, Claude Sabbah n'a plus donné aucun séminaire est sans doute un signe...

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Vu l'attitude répétée de Claude Sabbah au fil des entretiens

téléphoniques et son apothéose qu'a été cette "cruciale" rencontre,

je vais donc  faire mentir cette devise des Shadock ! 

Inutile de vouloir, comme dit le dicton "abreuver des ânes qui n'ont pas soif",
aussi j'en prends mon parti !
 

 

 

 

    LA BIOLOGIE-TOTALE EST EN TRAIN DE SE COUVRIR D'UNE REGRETTABLE REPUTATION

QUI S'APPARENTE A MON GRAND REGRET A  CE QUI EST REPROCHE AUX SECTES !

Voici comment le comprendre : j'épinglerai, à la lumière de ce qui est dénoncé tout au long de cet article

"Biologie-Totale ? Je dis résolument NON ! ..." , des manières de faire de la thérapie de la part

de certains "thérapeutes en décodage biologique"

    et nouvellement appelés "conseillers en déprogrammation biologique"

ou encore "conseiller en biologie totale "

(selon les appellations successivement en vogue dans les formations en Biologie-Totale)

et  qui pourraient donc être assimilées à de la déstabilisation mentale, de l’emprise mentale, de domination,

des atteintes aux personnes en état de faiblesse et d'ignorance, de l'endoctrinement assorti de dogmatisme...

et qui comptent parmi les critères retenus pour désigner  des dérives de nature sectaire,

comme des médias l'ont aussi observé en ce qui concerne la Biologie-Totale,

Certains sur le Net vont jusqu'à taxer la Biologie-Totale de secte,

ce que je ne soutiens pas au regard de la situation actuelle.

J'ai bien peur cette fois (cf. Radio-Canada)  que le devenir de cette maladroite avancée soit plus que compromis ... :

 "L'univers est un tout dont nous faisons partie, toute agression de quelque nature que ce soit
contre l'un de ses composants se retourne inévitablement contre l'auteur.
En biologie cela s'appelle le feed-back ou choc en retour
."
Pr Jacqueline BOUSQUET.
 

"J'ai fait tout le cursus (ou presque) avec Sabbah...mais c'est clair qu'il manque des éléments importants..."

"le monde a l'envers ou quand le patient rassure le thérapeute dans son savoir / pouvoir."

"beaucoup sont arrivés au décodage par hasard et comme ça marche, ils se croient thérapeutes "

"Je suis astigmate et n'ai pas pu bénéficier de la guérison miracle promise par Claude Sabbah"

"J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un de ces thérapeutes ".

" Claude évoquait souvent le poids des mots et les faux diagnostics...

je me réjouis de n'avoir subi qu'une prise de poids..."

"dès le début du séminaire que j'ai ressenti un certain malaise mêlé à une fascination

pour des concepts très intéressants mais dont l'enseignement gagnerait à être repensé"

" Soumise à aucune réglementation, représentée par aucun ordre professionnel,

" la Biologie-Totale est à la portée du premier venu et son commerce est lucratif. "

"Les thérapeutes en biologie totale sont pour la plupart d'après moi incompétents et imbus d'eux mêmes."

"se dégager de sa responsabilité dans l'échec thérapeutique, rejetant alors la faute sur son patient

qui est alors davantage traité comme un consommateur que comme un patient."

 "Dans ses séminaires, il n'y a que lui qui parle et les stagiaires ne peuvent

qu'encaisser les coups ou se croire déjà arrivés au top office des thérapeutes !"

"Je ne vois pas d'autre raison à ce laxisme que l'appât du gain"

"Ces cours donnés à n'importe quel quidam sont une honte"

 

La touche surréaliste pour la fin :

"(...) j'estime que d'un point de vue moral, éthique et déontologique,

 il convient en première priorité de ne pas nuire" prétend pourtant Claude Sabbah ...

 

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

vous aurez compris que nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

et que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Nous ne laisserons pas confisquer par les partisans de telles approches iatrogènes

les essentielles découvertes relatives à l'interdépendance du psychisme et du physique

et dont l'accompagnement thérapeutique devrait être réservé

à des psychothérapeutes aguerris, nantis et usagers des plus hautes éthique et déontologie,

 pour être considérés comme dignes de porter ce titre.

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"Pour accueillir les confidences de ses patients, il faut avoir un cœur chaleureux, des mains chaudes et du bon sens" 

 

Dr R. G. HAMER.

 

 

Ce qui suit s'applique également à tout type d'entretien thérapeutique, et donc pas uniquement au " « mal à dire »".

 

 

"Une grande partie des thérapeutes offrent des thérapies comportementales pour combattre

les symptômes des patients sans chercher leurs significations et leurs causes,

parce qu’ils sont persuadés qu’elles sont introuvables.

Pourtant, dans la plupart des cas elles le sont mais elles sont toujours cachées dans l’enfance,

et rares sont les personnes qui veulent la confronter. " Alice Miller.

 

 

 

- CHOIX DE L'APPELLATION  "BIOLOGIE-TOTALE" -

 

Parlons d'abord du choix de l'appellation "Biologie-Totale ..." ; ce mot m'a toujours hérissé en ce sens qu'il fait d'une manière réductrice référence au médical (aspect physiologique), alors que cette approche prétend montrer les interférences du psychologique dans le physiologique et donc concerne le "psycho-biologique". Première critique : pourquoi ne pas avoir tout simplement appelé cette approche, par exemple, "psychobiologie appliquée" ? Cela aurait mérité de faire référence aux bases sur lesquelles on a construit, sachant qu'on ne bâtit rien de solide sur du neuf. Cependant, pour pouvoir le faire, d'autres conditions devaient être réunies préalablement mais ne l'ont pas du tout été, comme on le constatera ci-après.

 

En revanche, avec un tel titre ("Biologie-Totale") cette approche lancée par le Dr Claude Sabbah se présente ainsi pompeusement comme une sorte de nouvelle branche de la médecine qu'il aurait donc inventée... Malgré tout, son bras droit en Belgique, le Dr Sabbah va jusqu'à prétendre sur son site (repris aussi sur le site de l'lIBBTEV) consacré à la Biologie-Totale, qu'elle est une 'science'! Chercher l'erreur. Seconde critique, le mot "total" fait immanquablement référence, par exemple, à 'recette magique', à 'panacée universelle',  mais encore à 'absolu', alors que tout est dans l'Univers (et d'autant plus dans les approches visant à mettre au jour des liens psychobiologiques), une affaire on en peut plus 'relative' à la personne qui les exprime. Ce mot "total" incline davantage à penser à quelque religion prônant des 'vérités révélées' ... avec pou conséquence, ce pas de trop allègrement franchi par la presse de taxer la Biologie-Totale de 'secte' et son promoteur de 'gourou'.

 

 

Retour au début de la présente page consacrée à la Biologie-Totale.

 

 

-  Les FONDEMENTS scientifiques de la BIOLOGIE-TOTALE existent-ils ?-


Que ce soit dans le domaine médical ou scientifique, la défense et la diffusion d'une (simple) découverte, voire prétendue avancée innovante qui se prétend scientifique, doivent toujours s'appuyer sur de solides références et des fondements scientifiques reconnus. Voilà le premier écueil qui explique une telle mise au banc de cette approche de la part du monde scientifique conventionnel ; un défaut manifeste qu'on retrouve aussi dans la présentation et la diffusion de l'approche du Dr Hamer, dont est d'ailleurs issue très largement celle de la Biologie-Totale.

 

Sur le site de la Biologie-Totale belge, on peut lire ce qui suit et qui est une manipulation habiles pour faire croire que cette approche est scientifiques : "La BTEV a des bases scientifiques. Elles se fondent sur des données de la science : pour trouver le conflit biologique d’une maladie, il est nécessaire d’avoir une connaissance la plus étendue possible des données de la science en biologie, anatomie, en physiologie, en physiopathologie, en embryologie, en éthologie, etc" Le concept de conflit biologique n'a rien de scientifiquement reconnu et ce n'est pas parce que forcément il ne peut que s'arrimer à des données scientifiques notamment médicales, qu'il en acquiert pour autant quelque crédibilité !

 

Chez les défenseurs inconditionnels du Dr Hamer et qui se font d'ailleurs nommer "Hamériens", on fait état de "vérifications scientifiques" des découvertes du Dr Hamer ; il faut souligner que les vérifications présentées par le Dr Hamer sur son site et qui sont souvent données en référence par des personnes qui veulent y trouver un fondement irréfutablement solide aux découvertes du Dr Hamer (allant parler alors de preuves scientifiques), sont toutes sujettes à caution, du fait de leur non-validation par la communauté scientifique. D'ailleurs  voici ce qui est mentionné dans les attendus du Procès du Dr Hamer à Chambéry, à propos de l'attestation de l'Université de Bratislava (11-septembre 1998) dont la forme est identique à toutes les autres prétendues "vérifications" :

"Interrogé sur ce document dont l'authenticité n'était pas vérifiée, le Professeur HOERNI, Président de la Section Ethique et Déontologique de l'Ordre National des Médecins, estimait qu'il s'agissait d'une attestation rudimentaire ayant une valeur scientifique extrêmement limitée. le Professeur HOERNI, Président de la Section Ethique et Déontologique de l'Ordre National des Médecins, estimait qu'il s'agissait d'une attestation rudimentaire ayant une valeur scientifique extrêmement limitée."

 

La publication d'articles dans des revues scientifiques ad hoc constitue le passage obligé pour qu'une découverte, quelle qu'elle soit, puisse se voir un jour reconnue et répercutée, le plus positivement possible, dans les médias. En l'absence d'une telle reconnaissance, une prétendue avancée, fût-elle révolutionnaire, sera taxée, au mieux de magique, au pire de charlatanesque. C'est bien ce qui se passe aussi bien pour l'approche du Dr Hamer que pour celle du Dr Claude Sabbah.

 

A ce point de vue, tant la "Germanique Nouvelle Médecine" (GNM) du Dr Hamer que la Biologie-Totale du Dr Claude Sabbah brillent par un vide presque complet, même si des scientifiques, voire des Universités, ont pu effectivement tenter de valider de telles approches mais sous des formes et des contenus manifestement déficients  ; comment s'étonner alors du sort qui leur a été réservé dans le monde scientifique et, médias interposés, dans le grand public ! Pire, comment se fait-il que de tels brillants scientifiques qui ont validé de telles approches, n'ont pas investigués plus en avant pour susciter des publications dans des revues scientifiques reconnues, confirmant ainsi leur soutien ?

Une fondation américaine ("Heal Breast Cancer Foundation") ne s'y est pas trompée : reprenant à son compte de telles avancées, elle a eu l'intelligence de procéder d'une manière appropriée à la remise en oeuvre patiente et prudente de telles recherches.

Logo de la "Germanique Nouvelle Médecine" :

elle est donc à prendre,  pour sûr, avec des .... pincettes !



A l'inverse donc du savoir-faire approprié de la fondation américaine dont il est fait état ci-avant, s'étant donc de la sorte vues écartées du sérail scientifique, ces approches auraient dû ouvertement et humblement s'appuyer sur des fondements scientifiques reconnus ; elles pouvaient le faire, par exemple et, pour ne parler que d'elle, sur ce qu'a apporté incontestablement la Physique Quantique : il y a déjà belle lurette, celle-ci a démontré la prédominance du psychisme sur la matière, mais en l'articulant (heureusement et patiemment) sur l'héritage du passé. Trop pressés (égos surdimensionnés ?) à vouloir les propager dans le public, Hamer comme Claude Sabbah, possédant pourtant, de par leurs diplômes scientifiques de solides bases en physique, n'ont pas daigné asseoir leurs découvertes sur leurs connaissances académiques ! Quelle mouche donc les a piqués ? On ne construit en effet rien de solide sur du neuf. De plus, ils n'étaient pourtant pas sans connaître cette filière obligée que doit prendre toute avancée scientifique (médicale) dans le chemin qui lui permettra d'être reconnue par ses pairs. Ayant rencontré dernièrement et personnellement Claude Sabbah et en présence d'un groupe de "fidèles" habilités aussi à s'exprimer sur la "question", je l'ai interrogé sur ce point crucial : le silence (embarrassé mais pour moi confondant) en a été la seule réponse !

Quand on recherche une qualité de communication adéquate, on veille toujours par se faire comprendre de son interlocuteur et surtout on doit s'efforcer à parler le même langage que lui pour se mettre à sa portée. La diffusion scientifique et médiatique de ces approches n'ont manifestement pas répondu à de telles règles de bons sens !

De plus, en ce qui concerne la manière dont s'est pris Claude Sabbah  pour la diffusion de la Biologie-Totale, il n'a manifestement pas tiré toutes les leçons de l'échec médiatique de la "Germanique Nouvelle Médecine" (GNM) du Dr Hamer : comment se fait-il qu'il ait pu croire un instant qu'il allait réussir là où le Dr Hamer avait échoué, vu une majorité d'écueils similaires ?

 

Témoignage du Dr Danielle Perreault qui a raconté "sa participation à des séances de formation en Biologie totale dans le cadre d’une enquête de la Société Radio-Canada sur cette douteuse pratique" et qui donc peut juger 'sur pièce' :

"Statistiques escamotées
Question  : Certaines personnes préfèrent les réponses claires données par la Biologie totale (qui associe une maladie précise à un conflit spécifique) à celles plus nuancées et moins assurées de la médecine moderne. Des études statistiques sur le taux de succès de chacune de ces approches ne pourraient-elles pas renverser ces attitudes ?

Réponse : Les praticiens de ce genre de thérapie n’ont aucun intérêt à compiler et publier des statistiques rigoureuses sur leur taux de succès. Les clients affluent chez eux. Ils remplissent leurs salles. Pourquoi s’astreindre à des règles scientifiques et courir le risque d’une déconfiture ? Ils agissent aussi dans un climat qui leur est favorable, tel le manque de médecins ou le manque de place dans les hôpitaux.(...)"
 

 

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-  DR HAMER et LA COMPREHENSION DE LA GENESE DES MALADIES -



Le "mérite" du Dr Hamer est d'avoir attiré l'attention sur cette voie, pourtant ancienne car appelée adéquatement psychosomatique (mot auquel ni Hamer ni Sabbah ne font étrangement pas référence) et de la positionner en meilleure vue dans les médias. Cependant, les options trop souvent intégristes du Dr Hamer et la manière dont il a enfreint le loi conduisent à penser qu'il ne faut pas le considérer en pure victime (exemple), contrairement à ce que ses partisans le montre et d'une manière tendancieuse.

 

De nombreuses personnes - ce dont on pourrait  a priori se réjouir -, ont suivi des formations en Biologie-Totale ou approches apparentées, lesquelles se confinant d'ailleurs à ne reprendre globalement que les découvertes du Dr Hamer, certes en les étoffant et en les reliant à la psychogénéalogie dans le meilleur des cas (approche que le Dr Hamer n'a pas intégré dans sa pratique). les dernières avancées de la Science ont démontré que "c’est bien la psychomatière, autrement dit le psychisme, qui mène le jeu". Voilà comment expliquer l'émergence de l'approche du Dr Claude Sabbah (Biologie-Totale) qui s'inspire donc directement de la Médecine Nouvelle du Dr Hamer. Toutefois, sur le site du Dr Hamer on peut lire cette mise en garde: "A cause de multiples versions non-autorisées de la « Germanique Nouvelle Médecine (GNM) » du Dr. R.G. HAMER à travers la France et le monde, il est important de porter à votre connaissance que le Dr R.G. HAMER a protégé officiellement sa découverte scientifique sous le nom de GERMANIQUE NOUVELLE MEDECINE (GNM)." Le Dr Hamer précise que la Biologie-Totale n'a "aucun rapport avec la Germanique Nouvelle Médecine (GNM)" dont il est le créateur. Il ajoute encore que selon lui ses enseignements et ses pratiques n’ont pas de liens avec sa découverte scientifique. Cette affirmation n'engage bien sûr que le Dr Hamer, mais il fallait en faire état par souci d'objectivité.

 

"Certains médecins considèrent Hamer comme un précurseur de génie dans le sens qu’il tient résolument compte de l’effet des conflits psychologiques sur la santé. Cette approche pourrait théoriquement se révéler très prometteuse. Malheureusement, en pratique, elle dérive souvent vers des hypothèses et des prescriptions qui ne tiennent pas la route. Des disciples, comme Sabbah, poussent avec enthousiasme les intuitions du précurseur dans des directions manifestement absurdes et dangereuses. Des gens sans formation médicale exploitent alors abusivement la crédulité de malades qui veulent désespérément guérir. Il ne faudrait pas que ces dérapages ferment des avenues de recherche potentiellement fructueuses, conclut Danielle Perreault." Dr Danielle Perreault qui a raconté "sa participation à des séances de formation en Biologie totale dans le cadre d’une enquête de la Société Radio-Canada sur cette douteuse pratique" et qui donc peut juger 'sur pièce' :
 

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- Pratique médicale : "Art de guérir" + Biologie-Totale = illégalité flagrante -


Le Dr Claude Sabbah a reçu dans ses 'séminaires' de nombreux médecins qui ont ensuite intégré la Biologie-Totale dans leur pratique. Ce faisant, de tels médecins se mettent pourtant indéniablement hors la loi : le Code de Déontologie médicale, qu'ils doivent donc respecter en tous points, est 'on ne peut plus clair' ; en effet, dans son Art. 34 §1er, le Code belge précise : "Tant pour poser un diagnostic que pour instaurer et poursuivre un traitement, le médecin s'engage à donner au patient des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données actuelles et acquises de la science."
 

Le même code de déontologie dit en son Art. 36 : "Le médecin jouit de la liberté diagnostique et thérapeutique.", ce qui pourrait laisser croire qu'ils ont toute latitude à cet égard ; cependant, cette liberté ne peut évidement pas s'exercer hors du cadre prévu dans l'article 34 cité : "le médecin s'engage à donner au patient des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données actuelles et acquises de la science." ; cependant, voici ce qui est clairement indiqué dans le Bulletin du "Conseil National de l'Ordre des Médecins" (belge) et repris sur le site de l'Ordre (belge) des médecins à propos des deux articles 34 & 36 cités : "En cas d'intérêts opposés, l'article 36 reste subordonné à l'article 34."

Il est établi que la Biologie-Totale ne fait pas partie de telles "données actuelles et acquises de la science"
Des médecins pratiquant la Biologie-Totale ont d'ailleurs été radiés de l'ordre des médecins (en Belgique) ; toutefois, dans leur majorité, ils ne l'ont été que suite au dépôt de plaintes, ce qui est évidemment regrettable.
 

Le Droit français exprime, quasiment dans les mêmes termes, les mêmes principes (extrait du Code de Déontologie médicale) :

- Article 32 (article R.4127-32 du code de la santé publique) : "Dès lors qu'il a accepté de répondre à une demande, le médecin s'engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, en faisant appel, s'il y a lieu, à l'aide de tiers compétents."
-
Article 39 (article R.4127-39 du code de la santé publique) : "Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé.
Toute pratique de charlatanisme est interdite.
" Commentaires par rapport cet article par L'Ordre National des Médecins (France) :

"1. Le médecin est libre de ses prescriptions (art. 8), mais le malade ne doit pas être trompé, et l'article 39 met en garde les praticiens contre l'utilisation imprudente de médications incertaines, de procédés illusoires et les affirmations abusives. Il n'est pas admissible qu'un médecin s'écarte dans ses propos d'une exactitude rigoureuse, lorsqu'il propose un traitement.

L'expérimentation clinique et l'essai de thérapeutiques nouvelles sont soumis à des précautions très précises, qui ont été rappelées à propos de l'article 15 . La loyauté et la prudence s'imposent en cette matière.

2. D'une manière plus générale, l'article 39 condamne "toute pratique de charlatanisme". Le charlatanisme, c'est l'exploitation de la crédulité publique. L'imagination des charlatans est inépuisable.

C'est pour protéger les malades contre les charlatans que l'exercice de la médecine a été réglementé, depuis très longtemps ; d'abord par les examens et diplômes des universités ; puis par la loi qui confère aux docteurs en médecine le monopole de l'exercice médical ; enfin par le contrôle de l'Ordre des médecins.

Il serait indigne d'un médecin de se livrer à quelque tromperie que ce soit et de quelque manière que ce soit. On a ainsi pu regretter les faits suivants :

- expliquer la maladie et le traitement par des considérations scientifiques fantaisistes ("épuration du cerveau", "drainage des nerfs", "augmentation de la force vitale", "équilibration des humeurs", "rénovation cellulaire", etc.) ;

- annoncer sans raison que la maladie est très grave, pour se donner l'air d'accomplir un "miracle" ;

- donner des consultations par correspondance à partir d'un questionnaire, ou de l'examen des cheveux, voire d'une photographie ;

- prétendre soigner par des ondes ou des radiations mystérieuses (par le "magnétisme") ;

- se servir systématiquement d'ordonnances stéréotypées ;

- se présenter indûment comme l'inventeur d'une "méthode nouvelle", etc.
 

3. Le médecin ne doit pas se servir de remèdes secrets qui ne figurent dans aucune pharmacopée et dont la composition n'est pas connue, pour exploiter le goût si répandu du "mystère", comme on l'a vu faire naguère pour la tuberculose, plus récemment pour le cancer ou le sida (art. 21).

L'article R.5094 du code de la santé publique, concernant la pharmacie, interdit la vente de produits, simples ou composés, ne portant pas le nom du pharmacien producteur, ou ne portant pas le nom et la dose des substances qu'ils contiennent."

 

N.B. "Le vrai médecin peut aussi être taxé de charlatanisme, pratique d'ailleurs clairement interdite par le Code de déontologie médicale"
 

La Biologie-Totale a été notamment fustigée dans l'émission "Ca se discute" de Jean-Luc Delarue consacrée aux sectes et aux gourous en septembre 2007 ; un an plus tard (octobre 2008), c'est la diffusion d'une émission consacrée à la Biologie-Totale sur Radio-Canada qui a suscité les réactions cette fois officielles suivantes  :

 

"(...) l’Ordre des chiropraticiens du Québec (OCQ) a d’ailleurs publié un communiqué dans lequel il demande aux adeptes de la chiropratique de porter plainte si leur chiropraticien les traite parallèlement en Biologie totale"

 

Dans un communiqué qui fait suite aussi à cette émission, " L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) dénonce fermement la biologie totale (...)"
 

Le Collège des médecins du Québec en profite pour faire aussi le point :  "Le médecin qui traite son patient par la biologie totale agit de façon contraire à cinq articles de son Code de déontologie". Voici quatre articles qui me semblent manifestement en faire partie (et qui sont en phase avec ce qui existe dans d'autres pays) :

Art. 6  "Le médecin doit exercer sa profession selon des principes scientifiques."

Art. 44. "Le médecin doit exercer sa profession selon les normes médicales actuelles les plus élevées possibles"

Art. 46. "Le médecin doit élaborer son diagnostic avec la plus grande attention, en utilisant les méthodes scientifiques

              les plus appropriées et, si nécessaire, en recourant aux conseils les plus éclairés."

Art. 48. "Le médecin doit s'abstenir d'avoir recours à des examens, investigations ou traitements

               insuffisamment éprouvés,  sauf dans le cadre d'un projet de recherche et dans un milieu scientifique reconnus."

 "La Direction des enquêtes du Collège a été saisie des informations véhiculées dans l'émission et assure que les mesures appropriées seront prises à l'endroit des médecins identifiés dans le reportage."

 

On apprend selon une autre source que "dès le lendemain de la diffusion de l'émission, le Collège des médecins a communiqué avec ses membres afin de les mettre en garde vis-à-vis de cette pratique et leur rappeler leurs obligations déontologiques."
 

Tout autant et pour des raisons analogues, il est donc gravement à déplorer que dans d'autres branches de la médecine conventionnelle ou assimilée, dont l'ostéopathie, la kinésithérapie et la dentisterie, des praticiens de telles approches intègrent la Biologie-Totale ! osteo

 

Ainsi, à titre d'exemple, voici ce que dicte l'article 37 du Code de Déontologie (France) d'Ostéopathie : "L’ostéopathe ne peut proposer aux patients ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite." ; cette disposition est aussi reprise identiquement dans l'article portant le même N° 37 du Code de Déontologie (France) de Kinésithérapie "Les masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent conseiller et/ou proposer au patient ou à son entourage, comme salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite."
 

"Je suis kiné et osteo, et je constate que ces deux professions sont  gravement infestées par ce genre de charlatanisme. à tel point que des circulaires devraient être remises au prescripteurs afin qu'ils pensent a se renseigner sur la pratique des kinés avec qui ils partagent leurs patients. je côtoie ce genre de dérive très souvent. Mais même si ça me pose des problèmes de conscience je n'ai pas l'âme d'un délateur. Mais qu'est ce que j'aimerai que les instances supérieures fassent le ménage dans la  pratique des kinés! " (Témoignage reçu suite à la lecture de ce qui précède). Commentaire que j'ai envoyé en réponse : "Merci pour votre témoignage. Délation : " Dénonciation pratiquée pour des motifs intéressés et méprisables" nous dit le dictionnaire".

S'agit-il ici de le faire pour de tels motifs ou plus justement dans le but très respectable et salutaire de contribuer en montrant son attachement, sinon au principe d'assistance à personne en danger, du moins à la devise d'Hippocrate "Primum nil nocere" ("d'abord ne nuire en rien") ? Question de conscience en effet : «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui REGARDENT et LAISSENT FAIRE » (Einstein) ou encore « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. » (Martin Luther King).
 

Exemple d'une telle pratique délictueuse et iatrogénique : un patient me faisait part du fait qu'il avait été étonné qu'un tel ostéopathe "décodant" ce qu'il croyait voir sur son corps, à brûle pourpoint lui dit qu'il avait des problèmes de relation avec son père !

 

De tels praticiens s'improvisent en plus psychothérapeutes, ce que leur formation ne prédestine en aucun cas ; de ce fait, ils s'adonnent à des comportements trop souvent iatrogènes, même si c'est involontairement ! De plus, ils font alors une concurrence déloyale aux psychothérapeutes attitrés, vu les remboursements consécutifs (abusivement sous le couvert de leur qualité de prestataires conventionnés de soins de santé) et leur non-assujettissement à la TVA ; les prestations en psychothérapie sont grevées d'une TVA de 21 % (en Belgique) ou de 19,6 % (en France) et les praticiens conventionnés esquivent l'obligation, vu la nature de leur pratique, de ne pas s'être assujettis à cette TVA ; cette infraction leur permet d'éluder le transfert à l'Etat de la TVA perçue lorsque leurs prestations qui, comme fustigé, sont assimilables à de la psychothérapie, vu qu'elle incluent l'approche de la Biologie-Totale (pourtant illégalement comme démontré plus haut). C'est de la fraude fiscale caractérisée et de la concurrence déloyale par rapport aux psychothérapeutes assujettis à la TVA ; c'est en conséquence assimilable à du détournement de deniers publics !

 

Le reportage de Radio-Canada (10/08) confirme, si besoin en était encore, la réalité de tels comportements illicites :

  • " Des thérapeutes en Biologie totale donnent à leurs clients des reçus de naturopathie afin qu’ils soient remboursés par leur assureur privé.

  • Malgré son titre de médecin, une femme reçoit une cliente en Biologie totale. Elle la rassure en lui confiant que le coût de la consultation sera payé par le régime d’assurance maladie du Québec, puisqu’elle fera « passer » la séance pour de la psychothérapie.

  • Un chiropraticien de Québec, qui pratique en même temps la Biologie totale, recommande à un patient cancéreux de « ne rien faire, de laisser aller la maladie », qui se guérira d’elle-même."

Suite à cette émission l'éditeur Christian Lamontagne écrit (6/10/08) : "J'ai de la difficulté à garder mon calme quand je vois des écoles de formation créer des centaines de « thérapeutes » sans exiger ni leur fournir le moindre préalable de formation en sciences de la santé ou en psychologie. Je ne vois pas d'autre raison à ce laxisme que l'appât du gain. Il est également difficile de rester calme quand on entend certains de ces thérapeutes faire fi de la règle de base de tout code de déontologie digne de ce nom : ne jamais promettre de guérison."

 

L'analyse qui précède peut également s'appliquer aux "Hamériens" comme ils se nomment eux-mêmes.

 

En conséquence, ce qui est libellé à ce titre dans les statuts de l'ASBL (belge) de l'« Institut belge de biologie totale des êtres vivants » (IBBTEV) est une manipulation malhonnête qui vise à faire passer pour légal ce qui ne l'est pas :

"L’Institut a pour but : d’enseigner la science de la biologie totale des êtres vivants conçue par le Dr Claude SABBAH ainsi que son application pratique, la déprogrammation biologique ; celles-ci doivent être comprises et utilisées en tant que partie intégrante de la connaissance médicale élargie et en tant que partie concomitante des traitements médicaux dans le respect des traitements médicaux en cours ; (...)"

Rappel : la Biologie-Totale étant une approche  (prétendument ici appelée 'science' °) non reconnue par la science médicale, elle ne saurait revendiquer être une "partie intégrante de la connaissance médicale élargie" ni "une partie concomitante des traitements médicaux",  parce que la (prétendue) "science de la biologie totale" n'est pas "conforme aux données actuelles et acquises de la science." suivant l'Art. 34 §1er du Code de Déontologie médicale belge (voir au début de ce chapitre). C'est de la pure désinformation manipulatrice.

Pour être qualifié de 'science' au sens officiel et moderne du terme (ce qui est implicite dans la formulation du site de l'IBBTEV), toute approche doit avoir fait l'objet d'études, d'expériences scientifiques, d'articles publiés dans des revues scientifiques reconnues... ; en effet, une science est une "connaissance relative à des phénomènes obéissant à des lois et vérifiés par des méthodes expérimentales" et concernant la "biologie totale des êtres vivants" on se demande où se trouve de tels "phénomènes" tels décrits ici. La "biologie totale des êtres vivants" n'est pas "fondée sur des relations objectives vérifiables" vu l'absence totale de vérifications (suivant les normes scientifiques en vigueur), selon cette autre définition : "La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables." (Encyclopédie Wikipédia).


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-  IMPORTANCE DU "PRIMUM NIL NOCERE" -

 

Toute cette avancée pour la santé est en apparence "formidable" ; cependant, en tant que psychothérapeutes formés et utilisant notamment cet outil,  bon nombre parmi nous sont souvent mis en présence de ce qu'il faut appeler des effets pervers et souvent de graves et très dommageables dérives in fine pour le patient, que cette approche, mal utilisée, produit alors et ce qui risque de produire exactement l'effet strictement inverse du but recherché : freiner, voire empêcher réellement le patient de se guérir, alors que tout thérapeute devrait pourtant souscrire sans réserves au "Primum nil nocere" d'Hippocrate ! ("d'abord ne nuire en rien"), traduction correcte du grec et non pas : "Primum non nocere" (telle qu'on la rencontre avec justesse en dehors des  pays francophones). Les praticiens d'avancées innovantes devraient tous être conscients qu'il est davantage crucial pour leur crédibilité, de veiller à respecter une éthique et une déontologie des plus strictes, vu les attaques dont les approches non conventionnelles sont trop souvent l'objet et vu leur état de non-reconnaissance qui fragilise d'autant leur position et l'écho médiatique très critique qui leur est réservé.

 

"Les lignes directrices du serment d'Hippocrate sont au nombre de quatre :
    - un profond respect de la nature en général;
    - une conception unitaire et intégrale de l'être humain;
    - un rapport rigoureux entre l'éthique personnelle et l'éthique professionnelle;
    - une conception extrêmement élevée de l'exercice de l'art médical."

(cf. "VA, ET TOI AUSSI, FAIS DE MÊME : D'HIPPOCRATE AU BON SAMARITAIN").

 

 

 

Pas étonnant dans ces conditions que le "thérapeute décodeur"  ou selon l'expression consacrée

le "thérapeute en décodage biologique" ou suivant la nouvelle
appellation malheureusement non contrôlée de "conseiller en
"déprogrammation biologique" (!!!)  ou encore "conseiller en biologie totale "

soit l'objet de nombreuses et justifiées critiques !

 

 

"(...) j'estime que d'un point de vue moral, éthique et déontologique, il convient en première priorité de ne pas nuire" prétend pourtant et d'une manière surréaliste Claude Sabbah.

 

La "priorité de ne pas nuire", dont se dit donc animé Claude Sabbah, conduirait immanquablement à ne pas se contenter, dans ses enseignements, d'une approche qui a les prétentions, sinon erronément, du moins incomplètement, d'être assimilable à ce qui se fait en psychothérapie digne de ce nom, mais, au vu des écueils et de dérives présentes (voir aussi dans la suite de cet article) ; il aurait dû  imposer à tout candidat qui veut se livrer au décodage "biologique" de vérifier D'ABORD, non seulement, s'il en a le profil humain adéquat (savoir-être), mais ensuite de bénéficier d'une formation la plus complète possible (savoir-faire) en psychothérapie, pour enfin, et seulement alors, acquérir le "savoir" qu'offrent les 'séminaires' de Biologie-Totale ou approches assimilées. Au lieu de cela, de tels pseudo-formations mettent de suite le candidat en présence d'un savoir dont il déduit vaguement un mode d'emploi, au vu de la manière de pratiquer du maître et notamment lors de ces consultations collectives données durant les séminaires, analogues à des pratiques de foires ; à l'usage, cela se révèlera très souvent catastrophique sur le plan iatrogénique, par défaut de tout ce qui est  pourtant requis éthiquement comme déontologiquement et dont un thérapeute authentique ne peut pas avoir fait l'impasse (voir dans la suite de cet article). 

 

Parmi les comportements les moins iatrogènes, voici l'effet d'un décodage à "l'emporte pièce" !

 

Voici le témoignage du Dr Nathalie Calame :"Si les gens restent au niveau conscient, cérébral, cela ne suffit pas. Il faut réellement changer en profondeur. J’ai entendu plusieurs patients dire : “J’ai compris, je vais guérir”, et mourir parce qu’ils en étaient restés au niveau de la réflexion intellectuelle. Dans ce cas-là, les familles se sentent trahies par les espoirs que la simplicité apparente de la méthode avait suscités. »

 

Un autre exemple, pour mieux prendre conscience de cette première dérive :  un patient qui a suivi la même et complète formation en Biologie-Totale me confie en séance qu'il doute de l'avenir de son couple ; en effet, il croit que sa femme n'est pas ouverte aux principes de la Biologie-Totale et il a l'impression qu'il ne peut rien partager avec elle sur ce plan, ce qui est une source de conflit important pour lui. A la question posée de savoir sur quoi il se base pour dire cela, il livre alors l'exemple vécu suivant ; sa femme lui avait demandé ce que voulait dire un certain symptôme dont elle souffrait. Ne connaissant pas, suivant ses propres termes,  le "décodage de mémoire", il croit bien faire en montrant à sa femme le décodage "ad hoc" (dans une de ces listes des prétendus "invariants" extraite des sessions de Biologie-Totale, Après lecture, elle lui a répondu que ce texte ne lui parlait pas et lui d'en conclure "qu'elle n'est pas ouverte à la Biologie-Totale" ! En fait, elle avait bien une demande, ce qui signifie qu'elle est bien ouverte au rapports existants entre le psychisme et le corps, mais que la manière utilisée ne lui convenait pas (plus de détails sur ce cas).

 

J'ai eu plusieurs fois ensuite eu son épouse en thérapie et qui m'a raconté la même version des faits ; je me suis bien-sûr totalement abstenu de lui parler de ce que son mari m'avait fait part à ce sujet. En revanche, elle m'a dit combien cela l'avait traumatisé d'avoir été ainsi maltraitée.  C'est, sans doute, cette manière de faire qu'il aurait fallu que, d'emblée, l'épouse "décode" ; mieux, il aurait donc fallu, qu'animé, certes, des meilleures intentions du monde (mais dont, bien sûr, 'l'enfer est pavé'), le mari ne se livre strictement à aucun décodage, qu'il soit repris d'un livre, rendu pas sa mémoire ou de son propre cru. Il s'agit, en effet, non pas d'imposer, voire de suggérer quelque décodage que ce soit, mais bien de poser à la personne les questions appropriées (le plus possible ouvertes) qui vont l'amener à découvrir par elle-même le sens qu'elle pourrait donner à son symptôme ("saint-homme") par le truchement de l'expression des ressentis personnels qui y sont associés, qui les ont générés etc. En l'occurrence, il faudrait s'en tenir scrupuleusement à ce qu'elel dira et ne rien induire ni surajouter, croyant bien faire. (Cf. des exemples concrets vécus). Certains prétendront que cela "marche" parfois en jouant au "vogelpick" (qui est le jeu de fléchettes "à la belge") et donc, par extension,  où le hasard prévaut (pour les maladroits).

 

Enfin, il n'est jamais approprié de pratiquer de la (psycho)thérapie en couple, car il y a toujours le risque (entre autres) que l'un prenne le pouvoir sur l'autre, même inconsciemment ou que l'un se sente comme un enfant ou l'enfant de l'autre, ce qui crée un déséquilibre pouvant traumatiser ou pouvant avoir un caractère destructeur pour le couple. De plus, déontologiquement et éthiquement, il est tout à fait incompatible d'être le thérapeute d'une personne trop proche ; cette manière de faire s'explique, ici encore, par l'absence de mode d'emploi approprié durant les stages en question ; voilà encore un exemple d'écueil supplémentaire Le point suivant détaillera davantage les aspect iatrogènes d'un tel comportement qui se livre à du décodage sauvage..
 

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voix

 

-  UN DES ECUEILS LES PLUS REPANDUS : BALANCER DES DECODAGES -

OU FAIRE ECHO A "LA VOIX DE SON MAITRE"

 

 

"Nous devons travailler avec le système de croyance de la personne, pas contre lui

et si la personne a un ressenti, c'est elle qui a raison car elle est la seule à avoir tous les éléments du problème"

(un formateur))

Une anecdote parmi tant d'autres pour vous montrer cet écueil parmi les plus répandus. Un ostéopathe me fait part de son incompréhension des raisons pour lesquelles il ne revoyait quasiment plus du tout les patients à qui il s'était pourtant évertué à expliquer les causes de leur mal-à-dire ! Durant sa formation en Biologie-Totale (avec Claude Sabbah), de son propre aveu, quasi aucun mode d'emploi approprié de l'utilisation concrète du décodage en situation réelle ne lui avait été donné (!!!) autre que ce fait de mettre au 'thérapeute' la responsabilité de trouver "l'origine du conflit" du patient, en témoigne ce que Claude Sabbah déclare : "L'échec de la Déprogrammation Biologique peut être celui du thérapeute qui n'a pas trouvé l'origine du conflit. Il peut être aussi celui du patient qui n'arrive pas à lâcher son conflit." Dernière phrase que je rectifierais en "il peut être le fait du thérapeute qui s'est montré incapable à accompagner son patient dans la libération des résistances à la guérison, faute d'un savoir-faire et d'un savoir-faire appropriés et entre autres, le fait qu'il ne lui appartient en RIEN de trouver à la place du patient "l'origine du conflit" ; outre l'aspect erratique parce que dogmatique qu'il y a à tenir vraie l'équation : 'un symptôme = un conflit', ce faisant, il lui vole le bénéfice de la propre découverte de ce qui pourrait être pour le patient ce qui a causé la somatisation et ce qui hypothèque à coup sûr le processus de guérison ! " !

 

Les exemples que cet ostéopathe m'avait donnés de cas identifiés (selon sa perception erratique) se basaient, comme ce qu'il fallait s'y attendre, (l'exemple venant de haut) sur un décodage style 'rentre dedans' ! Par exemple : "Vous avez cette maladie, c'est donc tel conflit". Procéder ainsi, revient alors à faire abusivement de l'interprétation, ce qui n'est pas du tout approprié en psychothérapie. Il n'appartient pas au thérapeute à découvrir à la place sur patient la prétendue ''origine de son conflit." En effet, tout décodage des maladies inclut ipso facto une dimension psychologique (mieux : psychothérapeutique et donc de type maïeutique) puisque toute situation conflictuelle qui s'est somatisée est par nature "psycho-biologique" (à condition bien sûr que le patient ait pu par exemple mettre et sans quelqu'induction un tel lien de cause à effet) ; c'est aussi subordonné à la condition nécessaire que cela ait pu mettre en action une approche basée prioritairement sur l'émergence des ressentis (pas induits), dans ce que va émettre de tel le patient en rapport avec son mal, MAIS sans décoder quoi que ce soit à sa place ; le but assigné est de qu'il se (re)connecte à la mémoire émotionnelle souffrance ; pour se faire, le thérapeute ne peut pas se baser sur un discours puisant dans une sorte de catalogue ou liste de ressentis (dogmatiques) du genre "prêt-à-porter" ; c'est pourtant à de telles documents que se réfèrent trop souvent ces "thérapeutes en décodage biologique" ou "thérapeute en déprogrammation biologique"  (suivant ce qu'ils s'en autoproclament !). Or une telle approche approfondie et authentiquement psychothérapeutique est absente des formations en Biologie-Totale et ce n'est pas le recours à la PNL (°) souvent brandie (abusivement)  par les partisans de la Biologie-Totale, comme approche le permettant, qui pourra prétendre SE substituer à un tel accompagnement. De plus, dans le cas commenté ici, l'accompagnement thérapeutique intégrant la Biologie-Totale sous le couvert de l'ostéopathie (comme dans le chef de toute autre approche conventionnelle) est illégale, comme démontré plus haut.

(°) Programmation Neurolinguistique.

 

Pour ceux qui en douteraient encore, le reportage que Radio-Canada à fait (10/08) sur la Biologie-Totale a encore montré l'étendue du  "désastre" : "Prétendument atteint d’un cancer de la prostate, le journaliste reçoit quatre verdicts différents." !

 

Je crains que cette manière de pratiquer la thérapie soit donc assimilable à de la manipulation mentale et pire, dans certains cas, à de la domination. "La manipulation mentale désigne une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement d'un individu ou d'un groupe d'individus, par l'utilisation de techniques de persuasion et de suggestion mentale qui permettent de contourner le sens critique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations. La manipulation mentale se différencie de la domination, par le fait qu'elle essaie d'obtenir de la ou des victimes qu'elles se comportent d'elles-mêmes, comme l'ont prévu les manipulateurs, et sans qu'elles soient conscientes de la suggestion extérieure."

 

L'exemple venant de haut, en l'occurrence, ce qu'en témoigne une personne qui a assisté à une conférence de Claude Sabbah : "J'ai assisté à une conférence de Claude Sabbah à Mons il y a quelques années et j'ai été frappé par la structure de son discours. J'ai retrouvé de nombreuses techniques de manipulations enseignées dans les formations en vente, en communication ou en hypnose." C'est ce que confirme encore le fait (relaté dans Science & Avenir  09/05) de "Madame H., une praticienne en Biologie-Totale recommandée par le secrétariat de Claude Sabbah" et qui assène ce qui suit à son patient : " Je ne peux rien vous dire encore, si ce n'est que la constipation peut être en rapport avec ce qui s'est passé lorsque vous aviez 3 ans." (...) "Vous êtes instable. Il vous manque une colonne vertébrale. " Voilà pour le mal de dos. Si je me stabilise, le mal de dos disparaîtra " Si vous faites rien maintenant, va allez être mis à genoux."  La réalité dépasse la fiction : on tombe des nues ! Comment voulez-vous alors que l'image de la Biologie-Totale ne soit pas aussi catastrophique telle que répercutée dans les médias, même si ceux-ci, (trop) friands de sensationnalisme ne résistent que trop rarement à ne pas s'adonner à de la facile diabolisation ?!

 

En témoigne ce site consacré entre autres au 'décodage biologique' et qui faute d'un enseignement approprié de ce qu'est l'accompagnement psychothérapeutique par rapport à la prise en charge des maladies, où on trouve alors l'expression de l'écueil habituel qui est le recours à des (artificielles autant iatrogènes) grilles de lecture : "Avec mes fiches de Décodage Biologique je savais que le zona correspondrait a un conflit de séparation inscrit dans le chorion cutané suivant des trajets nerveux et à un conflit de souillure, d'attaque à son intégrité qui relève du mésoderme."

 

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-  DIMENSION PSYCHOTHERAPEUTIQUE DE LA BIOLOGIE-TOTALE SUR LA SELLETTE -

 

 

Quand on lit Claude Sabbah par rapport à cette dimension psychothérapeutique pourtant incontournable dans l'exercice d'une telle approche, puisqu'elle met en lien les interférences du psychisme sur le somatique ; voici ce qu'il écrit :

"(...) j'estime que d'un point de vue moral, éthique et déontologique, il convient en première priorité de ne pas nuire, et en deuxième priorité d'assurer la sécurité médicale de tout malade. Cela se fait en respectant la Médecine tout en pratiquant concomitamment, de manière parfaitement complémentaire, des séances apparentées aux consultations de psychothérapie, dont le but ici est spécifiquement d'obtenir la déprogrammation biologique de la maladie chez le patient, déprogrammation biologique sur le support d'une Biologie-Totale bien comprise et bien intégrée, bien sûr."

 

Je ne sais pas ce qui lui permet de prétendre que les séances en  "déprogrammation biologique" puissent être "apparentées aux consultations de psychothérapie" ; en effet, sur quoi ce fonde cet "apparentement" tellement évident si on en croit Claude Sabbah ? Aucune information n'est présentement, disponible à ce propos et on devrait donc le croire sur parole ! Je n'ai constaté aucune mention ou référence à une formation de ce type qui soit dispensée durant les séminaires en Biologie-Totale  ni imposée complémentairement. En revanche, ce n'est pas la création récente (fin 2007) d'un titre certes davantage contrôlé de "conseiller en déprogrammation biologique" (ou encore "conseiller en biologie totale ") par Claude Sabbah qui sera le garant d'un savoir faire et d'un savoir-être authentiquement psychothérapeutique (selon les informations que j'ai pu en recueillir) et en conformité avec ce qu'il prétend donc, cet apparentement à des consultations de psychothérapie.

 

D'ailleurs, comment pourrait se dispenser une formation efficace en psychothérapie ou quelque chose sur lequel se baser pour pouvoir estimer valablement qu'elle y est "apparentée", vu le nombre de personnes (parfois plus de 100 à la fois)  qui sont présentes (en un seul groupe) lors des "séminaires" en Biologie-Totale et dont les 'enseignements' ressemblent alors à ce que de grandes conférences (ne) pourraient (qu') apporter ? Il est impossible d'assurer des formations en psychothérapie ou "apparentées" valables et dignes de ce nom, sous forme de ce qui peut être transmis uniquement lors de conférences, peu importe si elles durent plusieurs jours et quand bien même elles se répètent sous forme de "modules" successifs ! J'aimerais vraiment connaître la 'recette' décidément magique de Claude Sabbah qui permettrait donc de pouvoir dispenser d'un enseignement qui équivaudrait, selon ses dires, à celui de la psychothérapie, dans de telles conditions ; cette forme "d'enseignement" n'a jamais pu conduire à ce que faire en sorte que ceux qui en bénéficient puissent en tirer quelque formation de type psychothérapeutique et qui leur permettant d'atteindre un niveau suffisant en vue de pratiquer de la psychothérapie digne de ce nom ou, selon ce qu'en entend Claude Sabbah, une approche "apparentée"  ! Il joue sur le mots pour ne pas devoir astreindre la manière de diffuser sa pseudoscience aux règles et au cursus long et impliquant qui est celui des formations valables en psychothérapie.

 

Le problème des personnes qui ont un volumineux savoir livresque, comme celles qui ont suivi tous les 'séminaires' de Biologie-Totale, c'est qu'elles ont la déformation thérapeutique propre aux médecins qui pensent (sincèrement) pouvoir accompagner leurs patients sur le terrain psychothérapeutique : la détention d'un savoir qui est consciemment ou inconsciemment perçu comme étant suffisant à la pratique psychothérapeutique et qui incline au décodage sauvage comme à d'autres dérives détaillées dans ce texte, témoignages probants à l'appui !

 

 

 

 

Est-ce l'exercice de pouvoirs de nature magique qui lui permettraient d'y arriver ipso facto ? A en juger les dérives, fleurissent des écueils fréquents de la part de nombre de ses élèves, par manque de formation adéquate et complète, et les comportements iatrogènes crées par l'absence de distance suffisante de nature empathique entre thérapeute et patient et qui témoignent d'un insuffisant travail sur soi ; on ne peut, au contraire, que conclure que ce type de "formation" ne peut pas s'assimiler, à tout le moins, à un enseignement approprié, parce qu'ici par trop incomplet, qui conduirait à pouvoir dispenser de "séances apparentées aux consultations de psychothérapie" d'une manière éthiquement et déontologiquement en phase avec ce qui est de rigueur dans les formations en psychothérapie (digne de ce nom). Il ne se passe pas une semaine sans que je ne sois confronté au cas concret d'un patient qui en a subi les affres et de devoir alors essayer de réparer les dégâts subis sans parler des autres qui, malmenés,  ne feront alors plus confiance non seulement à la Biologie-Totale mais, pire, à toutes les autres approches qui utilisent la psychobiologie (science, ce qui n’est pas le cas de la Biologie-Totale) !

 

 

Un thérapeute digne de ce nom devrait pratiquer constamment ce que Jacques Salomé préconisait :

« Ecouter quelqu’un, c’est lui permettre d’entendre ce qu’il dit »

et donc pas parler à sa place comme s'y adonnent ces "dérapeutes" qui font du décodage sauvage !

 

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-  UN REDOUTABLE JEU DE FLECHETTES -

 

 

 

Un jeu de hasard qui risque la plupart du temps de faire très mal !

 

 

Ce que tout thérapeute pratiquant la relation d'aide thérapeutique authentique sait et que toute personne animée du souci d'aider vraiment quelqu'un devrait savoir, c'est qu'il y a lieu de toujours garder, vis-à-vis de toute personne en souffrance ou même en simple demande d'aide, une attitude totalement respectueuse : jamais, par exemple, on n'ira 'balancer' quelque décodage que ce soit ! (Exemple filmé par TF1). Cela ne serait pas juste, car le patient ne pourrait alors pas s'approcher dans la nécessaire compréhension, en douceur, de sa problématique et surtout d'y arriver librement et doucement par lui-même, dans le but de s'approprier totalement l'objet de la découverte et qui le mènera à la compréhension "naturelle", et donc perçue comme davantage évidente et crédible de son conflit. De plus, en balançant un décodage, on le prive de mettre le doigt lui-même sur l'identification de ce qui a été déclencheur  etc., destinée à lui permettre de s'approprier totalement sa guérison. Dans le cas où on pourrait croire qu'on aurait 'vu juste', on prend les risques alors d'un déni qui réocculte plus profondément encore la blessure émotionnelle en rapport et qu'ensuite, toute problématique devant être résolue, la situation déclencheuse qui représentera la blessure à guérir devra alors être plus puissante et sans doute davantage souffrante.
 

C'est le patient qui nous montre le chemin

parce qu'il sait mieux que nous !

Une authentique écoute sans injonction le conduira

plus rapidement sur le chemin qu'il a choisi pour son (auto-)guérison.

 

Face au 'balançage' de décodages 'prêt-à-porter', voici ce qui risque encore de se produire :  "Un véritable dédale de propositions dans lequel les malades risquent de se perdre et, sous prétexte de chercher un conflit, de s’en créer d’autres, de culpabiliser et de ne pas aller « mieux ». " Cécile Baudet.

Dans le cas le moins mal vécu,  le patient risque avec toute sa 'raison', de refuser ce qui lui est appris ex cathedra et fort maladroitement. Il peut aussi ressentir cela comme une agression une prise de pouvoir sur lui et se retrouver en quelque sorte dépossédé du savoir et du pouvoir qu'il pourrait/pouvait avoir sur lui-même, d'une manière analogique ce que tel éducateur ou parent lorsqu'il balance : "je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi" voire, "je le fais pour ton bien " etc. et qui est conforme à ce qui n'est que trop souvent et d'une manière traumatisante présent dans l'éducation parentale ou scolaire (voir le livre d'Alice Miller : "C'est pour ton bien").
Alors vouloir à tout prix faire rentrer toujours le patient dans des grilles de décodage risque finalement de produire les mêmes effets de dépossession de sa propre connaissance, voire de négation de ses propres ressentis.

 

De plus, le message est resté logé dans le mental et ne peut donc atteindre la sphère émotionnelle du patient qui est l'endroit profond où se loge le conflit somatisé générateur d'une blessure (émotionnelle) et restant à guérir. En conséquence, le conflit se verra réocculté avec une couche supplémentaire qui en 'bétonnera' davantage l'accès ! Rentrer dans trop de considérations d'ordre "biologiques" précises et finalement 'enfermantes' risque de faire porter toute l'attention du patient sur cet étroit aspect mentalisé des choses au détriment de tout le 'reste' et qui touche la dimension émotionnelle. De plus, c'est précisément (notamment) ce qu'on reproche aux approches conventionnelles de la médecine qui visent trop à objectiver et sont alors bien trop matérialistes et rationalistes, fidèles, pour ne pas dire asservies, au dogme matérialiste scientifique : la prise de pouvoir du thérapeute sur son patient, parce qu'il est/serait détenteur d'un savoir (mental), que n'a/aurait évidemment pas le patient ! En fait c'est le savoir-faire approprié du thérapeute qui est de nature à permettre de faire accoucher l'autre à lui même et donc de lui permettre de découvrir qu'il sait mieux que tout autre ce qui est à l'origine de ce dont ils souffre, mais que pour y arriver plus rapidement, il a alors besoin du regard bienveillant, non directif et empathique d'un autre, ce qui constitue la pratique opposée à laquelle conduit l'application de la Biologie-Totale, telle que rencontrée sur le terrain.
 

S'il y a donc eu un trajet de la 'psyché' ("âme") vers le 'soma' (corps) mais à la condition que cette démarche soit voulue par le patient (d'où "psycho-somatique"), la voie 'royale', ne devrait-elle pas être aider le patient à refaire le trajet inverse, mais à son rythme et en restant toujours le "maître à bord" ?

 

"Il [le Dr Sabbah] a, par exemple, passé deux heures à décrire le comportement du loup, chef de meute, qui doit clairement marquer son territoire pour établir sa suprématie et forcément posséder une grosse vessie. Pourquoi ce récit ? Dans le but d’expliquer l’origine de l’infection urinaire chez une femme, précise la conférencière. La patiente aurait développé un ulcère de la vessie pour augmenter son volume de 40 % et ainsi marquer son territoire. Le conflit personnel qu’elle a à résoudre pour guérir sa cystite concernerait l’intégrité de son territoire menacée par un soupirant envahissant – une conclusion loufoque qui s’oppose totalement aux connaissances médicales sur cette maladie.

Ce lien entre conflit et maladie s’étend à toutes sortes d’affections. Il constitue un grand catalogue établissant des liens entre différents types de troubles psychologiques et leurs répercussions sur le corps sous forme de maladies spécifiques. Les avancées de la médecine au cours des dernières décennies sont totalement ignorées. Elles indiquent que la cause d’une maladie est souvent multifactorielle [voir l'importance du 'terrain']. (;..) La simplification à outrance de la Biologie totale rejette ainsi en bloc la médecine scientifique en attribuant à la maladie une cause unique de nature psychologique." Témoignage du Dr Danielle Perreault qui a raconté "sa participation à des séances de formation en Biologie totale dans le cadre d’une enquête de la Société Radio-Canada sur cette douteuse pratique"  et qui donc peut juger 'sur pièce'.
 

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-  LE PATIENT SAIT (BIEN) MIEUX QUE LE THERAPEUTE

 

Le vocabulaire médical lié au "biologique" impressionne et risque de ce fait de clouer le bec au patient qui peut alors avoir l'impression d'avoir devant lui, rien de moins, qu'un maître à penser (qui sait mieux que lui ce dont il souffre et ce qui lui convient) et de l'éloigner de ce que (pourtant) il sait de lui et mieux que quiconque ; les termes médicaux sont une traduction mentale, matérialiste, livresque de ce qui est d'un tout autre ordre : le ressenti et l'émotionnel ! C'est  le cerveau du patient, sur le terrain spécifique de son vécu, qui a peaufiné la traduction somatique de son conflit ; au thérapeute qui aborde la sphère psychique des maux de l'aider à refaire le chemin inverse, sans jamais décoder à sa place : la 'psyché' ('âme', psychisme ...) a donné ordre par délégation au cerveau de somatiser (processus psychosomatique) ; cette vision des choses est conforme aux avancées remarquables de la psychosomatique mais trop peu rencontrée dans le corps médical :

" C'est la médecine tout entière qui doit s'ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH [°] : « Toute maladie relève à la fois de l'esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu'on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu'il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ».  Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste." (Marc-Alain Descamps (1992). ‘Corps et psyché’, p.  b16).

° "Médecine Psychosomatique. L'Application de La Psychopathologie aux Problèmes Cliniques de Médecine Générale".

 

 

 

Quand on aborde ce terrain-là avec le patient, on constate toujours qu'il sait au fond de lui même dans ses cellules, 'bio-logiquement , la manière dont le trajet s'est donc effectué ; il est donc le seul à connaître ce chemin et donc à le réel pouvoir de 'revenir sur ses pas', dans les mêmes traces : du 'soma' vers la 'psyché' (du 'mal a dit' vers ce qu'il dit et donc l'identification du conflit, mieux, de la situation conflictuelle, dans ses mots à lui, rien de plus ni de moins). (cf. exemples concrets vécus).

Plutôt de parler de 'conflit', ce qui est trop réducteur et surtout dogmatique (comme on l'a vu plus haut), je préfère parler de 'situation conflictuelle' : ce que le patient nous raconte dans ce qui a précédé la période où le mal s’est somatisé est très riche en émotions rentrées générées par le superposition de plusieurs facteurs stressants convergents : ils constituent alors ce qu’il convient d’appeler une situation conflictuelle et qui regorgent bien plus d'éléments signifiants (strictement suivant ce qu'en exprimera le patient) que ne le suggère la prétendue présence d'un (seul) conflit.
 

  

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- Pourquoi préférer les termes de psychobiologie ou psychosomatique.
 

 

        C'est la raison pour laquelle le terme de "psychobiologie" ou "psychosomatique" sont les plus appropriés ; sinon ce sont les errances et dérives que cela entraîne au sein d'une pratique thérapeutique qui se cantonne uniquement aux enseignements du Dr Hamer (et/ou ceux de Sabbah, son "challenger"), rappelons-le, à cause du fait qu'elles font l'impasse sur l'approche incontournable de nature authentiquement psychothérapeutique. Cela explique alors les nombreux échecs d'une prise en compte thérapeutiquement parcellaire. On vous dira alors que la méthode Hamer, Sabbah ..., "cela ne marche pas" et pour cause, alors que, bien menée, en alliant des vrais "savoir", savoir-être" et "savoir-faire", cela fonctionne très bien.  On a certes pas attendu la venue de Hamer et autre Sabbah pour accompagner psychobiologiquement les patients désirant comprendre puis se libérer de leurs maux et qu'ils soient ou pas physiques.

 

        En effet, quand on cherche à aider quelqu'un à trouver et à résoudre une situation conflictuelle qui s'est donc somatisée, on  ne fait en rien de la "biologie" mais de la "psychologie", mieux de la "psychobiologie" : on ne saurait rien injecter de vraiment psychothérapeutique avec une seringue dans le corps (biologique) du sujet, à l'inversa de ces détestables habitudes propres à ceux qui pratiques le décodage sauvage ; en fait, c'est avant tout une question de compétence ("savoir-faire"), lequel n'a pas grand chose à voir avec ce qui est livresque ("savoir") et auquel  se limitent pratiquement les stages dispensés ci et là notamment en "Biologie-Totale" et en "Médecine Nouvelle". On devrait plutôt veiller dans ces stages à fournir des outils concrets pour que le stagiaire (admis à la condition d'être déjà thérapeute ce qui n'est que trop rarement le cas) à pouvoir ensuite aider efficacement le patient à découvrir et comprendre les causes (émotionnelles, psychologiques, transgénérationnelles ...) des conflits qui ont déterminé ses comportements, mais sans oublier de l'aider à les résoudre, sinon la somatisation ne s'arrêtera pas et cela risque d'entraîner des effets iatrogènes. Mais il est vrai que le "savoir-faire" efficace sous-entend des qualités humaines très élevées (humilité, écoute empathique, capacité de respecter concrètement une déontologie stricte et sans oublier le nécessaire et préalable travail en profondeur sur soi qui permettra, notamment,  de garder la distance suffisante thérapeutique...).

 

A méditer :

"Des études cliniques, effectuées sur des malades dont on a pu établir tous les antécédents biographiques, ont montré l’existence d’un rapport chronologique entre l’évolution de leur maladie et les événements retentissant sur leur vie affective. La situation qui précipite le sujet dans la maladie revêt pour ce malade une signification affective particulière, parce qu’elle est liée à son passé ou à une problématique conflictuelle non résolue. C’est en raison de ces liens qu’elle a pour lui un effet de stress. "  (A. BECACHE– Psychologie Pathologique, p. 219 – Abrégés Masson).

"C'est la médecine tout entière qui doit s'ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH : « Toute maladie relève à la fois de l'esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu'on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu'il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ». Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste." (Marc-Alain Descamps (1992). "Corps et psyché", Ed. Desclée De Brouwer, p16.).
 

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-  LES RISQUES DE "BASCULER" TROP VITE DANS LA GUERISON -

 

 

Jammin : "The Chute"

 

En thérapie "sauvage", dans le meilleur des cas, la personne "basculera" (selon l'expression dogmatique en vogue en Biologie-Totale) peut-être dans la guérison mais bien  trop vite et le choc sera tel qu'elle pourrait en mourir (exemple suivant d'une embolie pulmonaire), voire vivre une autre conflit, du fait de ne pas bien assumer les conséquences de sa guérison ; les œdèmes de guérison qui apparaissent alors dans le cerveau sont beaucoup trop importants, peuvent générer des douleurs insupportables et pourraient faire croire à la présence de "tumeurs" au cerveau ; bonjour les conflits surajoutés et les conflits de diagnostic, voire menant vers une mort rapide et en quelque sorte provoquée ! Tel fut le cas de cette personne qui, après une visite chez un thérapeute adepte de la "guérison expresse", est décédée quelques heures après d'une embolie pulmonaire... Un tel thérapeute maladroit ressemble plus à un technicien automobile, dont la mission est certes de ne résoudre que des problèmes strictement mécaniques et matériels, mais qui sont, par nature, dénués de toute réactivité émotionnelle de l'objet au cours de sa tentative de réparation !

 

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-  LES AFFRES d'UN EMPRESSEMENT A S'INSTALLER THERAPEUTE - 

 

 

 

" ... Car il s'agit d'êtres vivants, d'êtres dont l'âme est malade d'un conflit

qui peut nous paraître banal ou même futile et ridicule,

mais dont l'importance pour ces patients est telle qu'ils risquent de s'y briser" Dr. Geerd HAMER.

 

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

vous aurez compris que nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer

même s'il ne faut pas "jeter l'enfant avec l'eau du bain" !

Nous ne laisserons pas confisquer par les partisans de telles approches iatrogènes

les essentielles découvertes relatives à l'interdépendance du psychisme et du physique

et dont l'accompagnement thérapeutique devrait être réservé

à des psychothérapeutes aguerris, nantis et usagers des plus hautes éthique et déontologie,

 pour être considérés comme dignes de porter ce titre.

 

 

Un nombre important de personnes qui ont recours à ces (seules) formations en Biologie-Totale, croient qu'après les avoir suivies, elles peuvent immédiatement s'installer comme "thérapeutes en Biologie-Totale" ou en "décodage biologique", sans aucune autre formation ni approche réellement psychothérapeutiques dans le sens noble du terme. C'est tout à fait regrettable et inacceptable : il leur a manqué une partie importante, voire la plus importante,  pour y arriver en toute efficacité. Ils n'ont alors pas les moyens réels de jauger à sa juste perception, l'importance du conflit humain que vivent ces patients et qui est telle "qu'ils risquent de s'y briser" (dixit le Dr Hamer). Tout formateur a une responsabilité morale sur la manière dont ce qu'il livre sera utilisé, surtout quand cela touche à la vie et à la santé des gens ; la transmission d'une déontologie rigoureuse et d'une éthique appropriée sur la manière de transmettre le "savoir" devrait alors faire partie intégrante des formations. Le souci constant à l'esprit des formateurs devrait être de ne transmettre le "savoir" qu'en  le subordonnant au développement parallèle des propres "savoir-être" et "savoir-faire" de leurs élèves. En l'occurrence, à cette date (dernière vérification : début 2007), je n'en vois trace nulle part en ce qui concerne les formations en Biologie-Totale

 

Un témoignage parmi d'autres : "Je veux bien croire que cette approche peut être très efficace mais qui est réellement qualifié pour l'appliquer. Récemment, une homéopathe de longue date nous parlait en bien de cette approche alors que nous prenions auprès d'elle des informations sur des produits de santé naturelle. Il faut préciser que nous connaissons cette dame depuis plus de 25 ans. Au fil de notre conversation, elle nous apprend que son mari, qui était un travailleur forestier jusqu'à récemment, avait suivi des cours en biologie totale et qu'il recevait même des patients ! Où est le sérieux dans tout ça? Cette expérience nous a laissé un peu perplexe concernant la qualification de son mari et mit des doutes dans notre esprit sur les qualifications de cette "homéopathe" ! "
 

De plus, un thérapeute qui prétend pouvoir aider un patient à solutionner un conflit s'étant somatisé en maladie, pour laquelle un compte à rebours de point de non retour s'est peut-être installé, devrait disposer d'outils efficaces de nature psychothérapeutiques pour l'aider à solutionner son conflit ; il ne saurait être question de (ba)lancer au patient, comme cela se fait chez les 'thérapeutes en décodage biologique' : "trouvez donc la phrase guérisseuse !" et puis revenez me voir (!) Même si, ce faisant, on veut imiter, en s'en prévalant, ce qui se pratique lors de "formations" en Biologie-Totale ; il n'y a que trop d'exemples de "rechute" rapide chez des personnes (stagiaires ou patients), qui ont "bénéficié " de cette intervention en public (!) lors de tels cours, et d'y dévoiler alors à la cantonade le détail de leur vie privée (pour la "bonne cause" bien-sûr !), façon de faire qui devrait être strictement interdite parce qu'anti-déontologique et éthiquement inacceptable.

 

Lors des séances thérapeutiques pratiquées par le Dr Sabbah en public, en dépit donc d'un encadrement éthique et déontologie approprié, a-t-il pensé alors aux conséquences dommageables et donc aux effets iatrogènes :  que va-t-il alors se passer, à supposer que la guérison dépende d'un seule phrase magique à trouver, si le patient n'y arrive pas ? Quelle garantie de confidentialité a-t-il par rapport à ce qui a été ainsi livré en public ? Il peut alors créer un autre conflit aux conséquences désastreuses comme, par exemple, le conflit de se sentir incapable, ne pas y arriver etc. et de provoquer d'autres somatisations, car il les aura forgées dans un complet isolement (voir la Loi d'Airain du cancer découverte par le Dr Hamer). (Plus de détails sur cette question).

 

"Les participants au séminaire, environ une quarantaine, s’intéressaient d’abord à leurs conflits personnels et semblaient avoir très peu de notions sur la science médicale. Après 17 jours d’enseignement, on leur assurait qu’ils pourraient exercer immédiatement leur pratique en Biologie totale. La conférencière eut assez de quelques jours pour être convaincu des insuffisances sévères et des erreurs flagrantes de cette pratique." Dr Danielle Perreault qui a raconté "sa participation à des séances de formation en Biologie totale dans le cadre d’une enquête de la Société Radio-Canada sur cette douteuse pratique" et qui donc peut juger 'sur pièce'.

 

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-  LES EFFETS PERVERS ET ANTI-THERAPEUTIQUES  DU "RENTRE DEDANS" -

 

 

 

Pour voir clair en soi, on a parfois besoin du regard de l'autre ;

 mais à condition qu'une humilité, une capacité concrète à mettre le patient dans l'action,

grâce à des outils psychothérapeutiques adaptés et une déontologie stricte, soient constamment sous-jacents.

 

« Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. »
Henri Cartier-Bresson

 

 

 

De plus, ce "rentre dedans" priverait d'aller déloger le vrai conflit (primal) qui est à la base du problème et qui demande un travail beaucoup plus en profondeur ; en effet, ce conflit primal ne s'est pas toujours identifié au conflit déclenchant pour lequel le patient a sollicité l'aide d'un thérapeute en Biologie-Totale Le conflit programmant (primal) est, en effet, le plus souvent "incrusté" dans la période conception-grossesse-naissance (la CGN) et on risque alors de faire l'impasse sur l'accompagnement approprié qu'il mérite et qui prend bien plus qu'une séance tel que cela est alors erratiquement pratiqué lors de ces cours en Biologie-Totale.

 

Un travail (trop) rapide risque de ne faire découvrir qu'une partie de ce qui est à mettre au jour : le dernier déclencheur. Dans ce cas, un autre mal-à-dire exprimant le programmant non résolu, risque alors d'apparaître plus tard (et plus fort), preuve qu'on n'y a pas été d'une manière appropriée. Il conviendra plutôt de l'aider à mettre au jour la cascade que ce conflit premier à généré : chaque palier essentiel apparaîtra alors comme constitué d'événements souffrants mis en lumière pour lui permettre d'arriver à identifier le ou les ressenti(s) lié(s) ; ensuite, il sera approprié de lui faire prendre conscience de leur constante répétition, sorte de commun dénominateur à tous ces paliers. On l'encouragera à exprimer émotionnellement ces ressentis, et, les délogeant ainsi, il en libérera l'énergie enfouie. Un profond soulagement sera alors le révélateur de cette auto-libération. Enfin, on le conduira à en identifier les besoins sous-jacents non couverts pour qu'il puisse trouver, dans l'action et d'une manière créative et libre, des solutions appropriées, concrètes, pour arriver les combler. Il y a beaucoup de thérapeutes "mamans" et très peu de thérapeutes "papas" ; beaucoup en effet accueillent dans la compassion les ressentis, les émotions etc. de leurs patients mais très peu les invitent, les incitent à agir, à se mettre dans l'action qui seule garantit une guérison en profondeur.

 

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-  carences criantes dans les formations en Biologie-Totale -


 

 

Dans les "formations" en Biologie-Totale proposées, il n'y a (à ma connaissance) aucun complément mis en œuvre pour donner aux participants les outils (vraiment) psychothérapeutiques appropriés pour permettre aux patients de se mettre dans cet action auto-libératrice incontournable ; ce qu'on propose souvent comme outil d'accompagnement, est de la P. N. L, approche qui tout en offrant des apports utiles, n'est pas à proprement parler un outil psychothérapeutique. De plus, quand elle est utilisée comme outil principal, ce type d'approche privilégie la sphère mentale, cérébrale au détriment de l'indispensable travail sur les ressentis et leurs expressions émotionnelles. Pire encore, voici le cas de patients qui viennent me trouver après un véritable parcours du combattant (consultations auprès d'une série souvent impressionnante de thérapeutes en "décodage biologique") et qui ne voient aucun changement par rapport à leur maladie : le thérapeute en Biologie-Totale ("embêté" certes !) finit par leur lâcher l'injonction suivante "trouvez votre phrase guérisseuse et vous serez guéris !" quand ce n'est pas leur dire qu'ils ont trop de résistances ! Et ils les abandonnent à ce moment pourtant crucial, mais, certes, "ils ne savent pas ce qu'ils font" ...

 

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-  PATIENTS GRAVEMENT ATTEINTS POURTANT ADMIS AUX "SEMINAIRES" DE BIOLOGIE-TOTALE -

- PIRE : DES SEANCES DE "GUERISON" EN PUBLIC ! -

 

 

 

 

De plus, et autre dérive inacceptable, sont admis à ces "formations" en Biologie-Totale des patients atteints souvent de maladies graves et qui comptent ainsi pouvoir en guérir sinon sur place, du moins peu de temps après, comme par magie ; lors des cours que j'ai suivi en Biologie-Totale à Paris, était présent une personne atteinte d'un cancer généralisé ; elle décédée peu de temps après la première série de cours ;  déception et renforcement des résistances supplémentaires à la guérison sont présents chez ceux qui en sortent déçus ; il n'est en effet pas du tout approprié de faire des séances de thérapies à l'occasion de stages  (public qui dépasse souvent la centaine de gens !) : le stagiaire malade, comme tout patient est un enfant (dans le sens bien sûr de COMME un enfant) par nature, très vulnérable et très manipulable ; la présence d'autres personnes associées à l'absence du confort (entre autres constituée par la confidentialité) qu'offre une authentique séance de thérapie, enfreint la plus basique des déontologies relative à ce qui prévaut en accompagnement thérapeutique digne de ce nom.  Qu'advient-il (par exemple) alors de personnes qui auront ainsi livré en public des pans entiers de leur vie privée et, lâchées ensuite "dans la nature" ? Comment pourront-elles alors ensuite poursuivre le nécessaire accompagnement psychologique auquel le seul savoir en Biologie-Totale ne prédispose manifestement pas ? Primum nil nocere ?

 

Nous avons rencontré, comme bien attendu, des patients qui ayant fait ce type d'expérience contre-indiquée ont souffert d'effets iatrogènes, qui sont autant de nouveaux freins pour leur guérison et dont il faudra aussi en résoudre les conflits surajoutés conséquents ! Un stagiaire en a d'ailleurs témoigné. Enfin, la prise en charge d'un patient, facteur proportionnellement aggravant en fonction de l'importance de la maladie (surtout suivant ce qu'en ressent le patient), ne peut pas se contenter d'un tel accompagnement tel que le "propose" ce genre de séance (en public), analogues à des démonstrations de foire ! Qu'advient-il (par exemple) alors de personnes qui auront ainsi livré en public des pans entiers de leur vie privée et, lâchées ensuite "dans la nature" ? Comment pourront-elles alors ensuite poursuivre le nécessaire accompagnement psychologique auquel la seul savoir en Biologie-Totale ne prédispose manifestement pas ? Primum nil nocere ?

 

Je précise donc que pour moi transmettre de cette façon très incomplète et inappropriée la Biologie-Totale conduit dans le chef de ceux qui vont alors se croire permis de la pratiquer ensuite, fort de leur "savoir", à être des acteurs de dérives thérapeutiques qui pourraient être apparentées d'ailleurs à des dérives de type sectaire, même s'ils en étaient  inconscients, ce qui les rendrait alors plus dangereux encore ! Je crois que Claude Sabbah a indirectement une grande part de responsabilité dans cet état de fait car il dispense à qui veut (donc même à des patients gravement malades et bonjour les conflits de diagnostic !) sa formation et n'en protège ni ne conditionne d'une manière efficace la pratique.
 

De plus, il ne s'agit pas d'arriver à ce que le patient guérisse de son mal le plus rapidement possible et puis stop à la poursuite accompagnement thérapeutique ! Si cela doit se passer "rapidement", cela ne doit pas plus rapidement que ce que le patient veut.  Ces "séances-éclairs" privent les patients d'aller déloger le vrai conflit (primal) qui est à la base du problème et qui demande un travail beaucoup plus en profondeur et c'et alors assimilable à du comportementalisme qui n'aura que des effets temporaire. C'est ce que j'ai déjà stigmatisé sous le titre précédent par rapport à une autre forme de "rentre dedans."

 

D'ailleurs, j'ai eu divers témoignages directs et indirects de patients qui avaient "bénéficié" de ces séances collectives durant des "stages" de Biologie-Totale : les symptômes disparus dans un premier temps sont réapparus (sans que ni Claude Sabbah, ni le public qui étaient ainsi présents n'en soient forcément informés). Vu l'absence d'un tel feedback ou suivi,  cela donc pourrait (faussement) conforter l'idée autant chez Claude Sabbah que chez les personnes qui ont vent de telles guérisons (aléatoires) qu'il s'agissait bien de réelles guérisons.

 

Il faut savoir qu'aucun cadre éthique ou déontologique approprié n'est fixé comme cela se pratique (dans le meilleur des cas), lors de thérapies collectives telles que les constellations familiales.

 

Lors des Constellations Familiales Intégratives et Dynamiques Familiales que Anne de Vreught anime, TOUS les participants sont pris en charge préalablement dans un cadre psychothérapeutique INDIVIDUEL et sont TOUS avertis et en totales information et acceptation et avec le fait que ce qui se passe alors dans un tel cadre élargi à plusieurs personnes (qui participent toutes au processus) est fait dans une stricte et balisée optique psychothérapeutique (du plus haut niveau d’exigence possible). Au début des séances de Constellations Familiales Intégratives, est (re)posé un cadre strict qui sécurisent tout en balisant la pratique, de manière telle qu'il est alors évité tout effet iatrogène et en ce y compris qui seraient générés par quelque comportement que ce soit des participants, ce qui n'est pas du tout de cas (exemples cités par rapport à ce qui se rencontre dans les séminaires de Sabbah.

 

Pour le confirmer encore et en d'autre termes, voici d'abord la relation cuisante d'un stagiaire qui a été ainsi malmenée par Claude Sabbah :

 

* (7/10/08) "J'ai suivi le cursus entier de Claude Sabbah tout au début de ses formations et je suis entièrement d'accord avec votre point de vue.
Un jour j'ai été horrifiée, d'entendre chez mon coiffeur, une personne qui disait quitter Paris pour s'installer en province en "Biologie-Totale et Décodage Biologique". A ma question de savoir quelle était son activité actuelle, elle m'a répondu "secrétaire".
Bien sûr je n'ai rien contre les secrétaires mais quand même... Je n'ai pas évoqué mes connaissances dans le domaine.

J'ai une expérience malheureuse avec Claude. Lors d'un séminaire, je suis arrivée la dernière dans la salle de cours, car j'avais des difficultés pour garer ma voiture. Le cours n'était pas commencé. Claude m'a accueilli en disant avec son accent : "Entres, c'est pour toi", et ce, très fort pour que toute la salle entende.
Je découvre que le thème du jour était l'obésité. A l'époque je pesais 65 kg mais je me trouvais grosse, cela a toujours été un peu mon conflit. Six mois plus tard, je pesais dix kg de plus, sans changer mon régime alimentaire. Deux ans plus tard c'est 20 kg en trop. Claude Sabbah m'a envoyé l'information qu'il me voyait obèse et que j'étais obèse. Je lui en ai parlé et il m'a simplement dit, tu es en vagotonie.
La déprogrammation n'est pas évidente mais petit à petit je reviens à un poids un peu plus normal, soit une bonne dizaine d'année plus tard.
J'ai dû pour cela me faire aider par un psychologue clinicien.

Claude évoquait souvent le poids des mots et les faux diagnostics... je me réjouis de n'avoir subi qu'une prise de poids...
 

Voici un autre extrait d'un témoignage d'un ancien stagiaire (Biologie-Totale) qui exprime autrement le écueils d'une thérapie éclair du genre de ce qui est démontré par Claude Sabbah durant ses "stages" et qui n'a que des effets temporaires :

"Si une fois biologisé, le conflit générateur de la pathologie est soumis aux règles de la biologie, il importe de garder en conscience que la déprogrammation s'opère, encore et toujours, dans le domaine de la psyché qui ne peut lui être soumis à ces mêmes règles de fonctionnement et qui s'apparente aux domaines du quantiques où rien n'est rationalisable. Il se révélera donc souvent obsolète de proposer aux patients une lecture structurée des causes conflictuelles de sa maladie qui s'appuierait sur des catégories qui ne prennent aucun sens dans le domaine du ressenti, domaine où se génèrent toutes les pathologies. La question est alors la suivante. Comment permettre au patient d'accéder à l'information programmante et de sortir ainsi de sa pathologie. Un obstacle de taille se dresse alors entre le thérapeute et son patient, celui de la cuirasse caractérielle, qui interdit, tant au patient qu'au thérapeute, l'accès aux couches profondes de la psyché de l'individu malade. Il est alors à suggérer une démarche qui visera à la libération de l'individu via l'élimination de ses névroses, ce qui à terme lui permettra d'accéder à la conscience dans le SENS et non dans le SAVOIR de l'émotion, du ressenti qui a généré le conflit initial. "

 

Vu l'expérience psychothérapeutique qui est la mienne et confortée par des manières similaires de pratiquer, la démarche en question ne peut être que celle d'une prise en charge psychothérapeutique complète et authentique. Pour de telles raisons, on comprendra qu'il est faux, suivant l'assertion (gratuite) de Claude Sabbah  de prétendre que les séances en  "déprogrammation biologique" sont "apparentées aux consultations de psychothérapie" !

 

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-  N'IMPORTE QUI PEUT SE RECLAMER DE LA BIOLOGIE-TOTALE -

 

 

 

De plus, durant ses formations, aucune déontologie sérieuse n'est dispensée (même pas un iota dans les nombreux syllabus vendus !), ce qui aurait permis alors d'attirer (déjà) l'attention des stagiaires sur les effets iatrogènes liés à l'absence.ne fut-ce que partielle d'une déontologie adaptée et d'un savoir-faire approprié. C'est d'ailleurs, avec force d'exemples très concrets, la critique presque généralisée qui est faite à l'encontre de la manière dont est pratiquée généralement la Biologie-Totale chez des thérapeutes qui s'en réclament.
 

Ainsi, Claude Sabbah avait pu prendre la peine d'aller jusqu'au bout de ce qu'impliquait  le "décodage biologique" (au lieu déjà de l'appeler plus justement d'ailleurs "(auto-)décodage psychobiologique" pour des raisons expliquées plus bas). en créant par exemple un groupement professionnel aux règles strictes (usage réglementé du label « Biologie-Totale) comme l’ont fait d’autres approche comme la Réinformation cellulaire du Dr Larroche par exemple, il n’y aurait donc eu sans doute personne qui aurait osé de réclamer d’elle en s’affichant alors abusivement comme thérapeute utilisant cette spécificité.

 

Il aurait alors pu prendre conscience qu'il ne fallait pas diffuser ce savoir à tout vent sans l'y adjoindre des stages pratiques où auprès de stagiaires  nantis d'un incontournable et solide "savoir-être" (notamment déontologique) ; les candidats auraient alors pu développer leur "savoir-faire" en pleine sécurité et guidance appropriée ; protéger le label Biologie-Totale aurait permis toutefois que des "thérapeutes en décodage biologique"  et certains peu scrupuleux (par ignorance dans le meilleur des cas, je veux bien encore le croire pour certains) se réclament d'un tel label abusivement alors utilisé pour couvrir ainsi leurs pratiques déficientes (le mot est faible). Parmi eux, se trouvent même des gens qui n'ont pas bénéficié de stages du type Biologie-Totale ! On me rétorquera que, parmi eux, certains se targuent d'une formation du genre PNL ; c'est bien trop peu suffisant pour pouvoir prétendre alors faire effectivement de la psychothérapie au niveau requis en la matière.

 

C'est ce qui a fait dire à Lucie Dumoulin et Léon René de Cotret sur PasseportSantéNet (mai 2006) : "(...) n'importe qui - après quelques week-ends et sans autre formation pertinente - peut se réclamer de la Biologie-Totale ou de la Médecine nouvelle, car aucun organisme ne contrôle les appellations; la situation est supposée changer sous peu." (On attend toujours !).

"Soumise à aucune réglementation, représentée par aucun ordre professionnel, la Biologie-Totale est à la portée du premier venu et son commerce est lucratif. Un bon élève doit avoir suivi pas moins de trois sessions de formation, elles-mêmes composées de modules, auxquels viennent se greffer une multitude de séminaires portant sur des thèmes plus spécifiques: troubles de la vue, troubles de l'appareil digestif, problématiques concernant les enfants, bio-généalogie, etc." ("Bio illogique" par Aurore Lehmann).
 

Petite modification (2007) : les stages en Biologie-Totale offrent la possibilité (au Québec du moins) de pouvoir utiliser le titre de "Conseiller en déprogrammation biologique" (ou encore "conseiller en biologie totale ") moyennant la (seule) poursuite d'un certain nombre de sessions de cours ; cependant, aucune formation ni qualification en psychothérapie n'est incluse, malgré le fait que (voir paragraphe suivant) cette approche ne peut s'abstraire d'une pratique psychothérapeutique. Forcément,, vu cette seule formation théorique, aucun travail sur soi avec suivi n'est exigé ; pourtant, cela serait le garant de l'indispensable mise à distance déontologique appropriée et le respect constant d'un comportement de maïeute de la part du  thérapeute ; cela  éviterait un nombre important de dérives dénoncées sur cette page car "ils sauraient ainsi ce qu'ils font"... Se borner comme le font un certain nombre de ceux qui organisent des cours en Biologie-Totale ou en "décodage biologique" à dresser un code de déontologie, fût-il éventuellement plus contraignant encore que celui que nous adoptons nous-mêmes, ne prédispose aucunement ceux qui y adhèreraient à avoir les capacités concrètes de pouvoir le mettre en pratique (vu l'absence d'une formation psychothérapeutique digne de ce nom et forcément pointue et l'absence d'un travail sur soi et de l'indispensable suivi subséquent).

 

Car on l'oublie trop facilement, les approches psychobiologiques dont fait partie la Biologie-Totale, faisant appel à l'expression des ressentis et s'occupant de psychisme, qu'on le veuille ou non, relèvent ou devraient relever exclusivement de la pratique psychothérapeutique de haut vol et, comme elles touchent à la santé des gens, elles devraient tendre au plus haut niveau de rigueur !

 

Enfin, je n'accepte pas les arguments spécieux (fidèles au principe : "la fin justifie les moyens") qui sont trop souvent (ba)lancés et qui prétendent que la diffusion actuelle de la Biologie-Totale à tout vent sert finalement (???) la reconnaissance de la psychobiologie dans ses applications (liens psychisme-cerveau-corps) !!!. On voit le résultat : la Biologie-Totale est actuellement de plus en plus controversée et cela se retourne finalement contre toutes les approches psychobiologiques même si elles se déroulent dans un cadre authentiquement psychothérapeutique (dans le seul noble du terme). Il m'arrive très souvent, à l'occasion des stages que j'anime, qu'abordant la psychobiologie, on m'interroge de cette manière : "Vous ne cautionnez pas la Biologie-Totale, tout de même !" Vous percevrez quelle en est alors ma juste colère devant un tel amalgame et un tel gâchis et qui de plus m'oblige à consacrer de l'énergie pour bien faire le distinguo entre les deux "manières" de faire.
 

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-  FACE AUX MEDIAS : LA POLITIQUE DU "COURAGE FUYONS" DES TENANTS DE LA BIOLOGIE-TOTALE ! -

 

 

Une émission TV sur RTBF (Belgique) (21 mars 2007) intitulée "A quels soins se vouer" présentait notamment l'approche de la Biologie-Totale. Deux médecins pratiquant la Biologie-Totale y avaient été invités mais ont refusé de venir (!). La part belle a alors été faite au réalisateur qui, vu une telle défection que j'estime aussi inacceptable, a voulu illustrer le sujet mais avec les "moyens du bord".

Il a alors réalisé un reportage dénigrant totalement la Biologie-Totale : deux femmes ont traîné devant les tribunaux un psychothérapeute, parce que leur mère atteinte d'un cancer de l'estomac était décédée ; elles imputaient au psychothérapeute la responsabilité du refus de leur mère de continuer à recourir à la médecine conventionnelle ; pour la petite histoire, on a tout de même glissé (trop rapidement)  le fait que cette personne ne voulait plus recourir à la médecine conventionnelle. A mon grand regret aussi, le psychothérapeute incriminé a refusé de venir sur le plateau, tout en adressant un message où il disait qu'il n'avait jamais détourné la personne de la médecine classique ; courage fuyons donc !

 

Le taillage en pièces de la Biologie-Totale dans l'émission TV de la RTBF a été sinon rendu possible, du moins favorisé d'abord par la défection inadmissible de ces deux médecins {connus) pratiquant la Biologie-Totale  et leur manque d'audace à venir défendre ce qui fait pourtant leur quotidien, sans oublier l'essence de leur gagne-pain (pratique et stages associés).

 

Une défection semblable et aux mêmes effets a été encore le fait de Biologie-Totale alors, que Claude Sabbah y avait été invité personnellement et lors des entretiens téléphoniques (sous son initiative), je l'avais fortement poussé à participer à cette émission sur France 2 ("Ca se discute") à laquelle j'ai participé comme expert-invité ;  attendant dans les coulisses avant mon entrée sur le plateau, j'ai reconnu sur les écrans de contrôle le film projeté (en caméra cachée) et qui montre Claude Sabbah animant un séminaire près de la Sorbonne, fin juin 2007 (voir un extrait en vidéo).

 

Nanti du courage de leurs opinions, je trouve que les deux médecins invités auraient dû tout de même participer à cette émission de la RTBF, comme Claude Sabbah aurait dû aussi le faire sur France 2. S'y abstenant, ils ont donc laissé, et d'une manière qui engage clairement pour moi leur responsabilité, le champ tout à fait libre au casse-pipe que la Biologie-Totale a subi dans ces émissions. Pire, confirmé en cela par la teneur d'une conversation téléphonique d'une patiente qui avait aussi vu l'émission sur la RTBF, je pense que l'absence de ces médecins, la Biologie-Totale a pu être interprétée plus que négativement de la part des spectateurs ; en effet, comment justifier une telle défection, étant donné les mérites attribués par d'aucuns à la Biologie-Totale, alors que pour les autres approches abordées durant l'émission, des thérapeutes avaient eu la démarche courageuse de venir et d'affronter les critiques éventuelles.  De plus, sur la RTBF les approches représentées avaient bénéficié d'un reportage valorisant où on voyait un thérapeute à l'œuvre avec son patient ; à l'issue de chaque reportage, ce thérapeute et son patient venaient alors sur le plateau et pouvaient encore s'exprimer. On peut penser donc qu'un traitement analogue (positif) aurait été réservé à la Biologie-Totale.

 

Je suis persuadé aussi que, si Claude Sabbah s'était présenté (avec moi) à cette émission sur France 2, Jean-Luc Delarue se serait pas commis à projeter le film en caméra cachée le montrant dans une salle jouxtant la Sorbonne mais dans une intention indiscutablement tendancieuse (voir un extrait en vidéo). Je déplore vivement la manière dénigrante avec laquelle la Biologie-Totale a été présentée durant ces émissions (sans oublier celle de TF1 "Droit de savoir" en novembre 2007 et qui a eu beau jeu de rediffuser, dans les mêmes intentions dénigrantes, ce même film en caméra cachée pris par ce journaliste de "Science et Avenir", Olivier Hertel ; ce denier en a fait un article incendiaire contre Claude Sabbah (septembre 2007). L'absence de réaction de Claude Sabbah ne peut dès lors que constituer un encouragement à de telles entreprises de dénigrement outrancier, puisque son silence donne l'impression de laisser tout le champ libre à la critique acerbe et certes exagérée. Il est dès lors plus qu'à déplorer de constater l'absence systématique des représentants de la Biologie-Totale sur les plateaux de télévision, alors qu'ils y ont été invités ; cette manière de faire ne peut alors que conforter dans le public une opinion de plus en plus défavorable par rapport à ce qu'il faut penser de la Biologie-Totale.

 

Etant invité par Jean-Luc Delarue, comme expert dans une émission "Ca se discute", je ne me suis de mon côté pas débiné face aux médias ! Comme certains d'entre vous le savent, je suis resté sur le plateau aussi longtemps que j'au pu ; vu la défection inacceptable et incongrue de Claude Sabbah, Jean-Luc Delarue a été tenté de me présenter comme un "adepte de la Biologie-Totale", vu le fait que j'avais suivi il y a une quinzaine d'années (milieu des années 90)  une formation de ce type auprès de deux de ses élèves. Claude Sabbah venait l'année précédente à celle de mon suivi des cours à Paris, de former à Marseille ses premiers élèves et parmi eux, ces deux personnes-mêmes qui m'ont dispensé leurs cours à Paris. C’est à ce moment de la présentation fallacieuse qu'a faite de moi Jean-Luc Delarue, qu’est intervenu un des trucages de mes propos (dans le montage final diffusé sur l'antenne). J'ai en effet annoncé durant cette émission que "J’ai suivi ses formations pas directement mais de la part de deux de ses élèves, euh ... il y a une quinzaine d’années à Paris mais…" Mais, la société de production (Réservoir Prod de Jean Luc Delarue) a supprimé le passage souligné ci-dessus. Ainsi, dans le reportage diffusé à l’antenne, la phrase est devenue : " J’ai suivi ses formations... il y a une quinzaine d’années à Paris mais…" !.
 

Je suis resté sur la plateau jusqu'au moment où j'ai estimé que je ne devais plus rien attendre comme "comportement objectif" à mon égard (c'est le moins qu'on puisse dire) de la part de Jean-Luc Delarue : il a voulu notamment écourter (encore) mon (pauvre) temps de parole (d'expert invité pourtant) en prétendant que je parlais depuis VINGT minutes !

Il est certain que si Claude Sabbah était venu, je n'aurais donc pas été instrumentalisé de la sorte ; cette défection, que je trouve donc inadmissible et indigne de la part de Claude Sabbah, m'a donc indirectement porté préjudice et causé des dommages.

 

 

 

Vu les nombreuses dérives, il semble qu'on a pas eu recours à la technique du biofeedback en Biologie-Totale ;

la gestion du risque et le principe de précaution semblent  aussi absents des préoccupations.

 

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-  LABELLISER AURAIT ETE UNE PISTE POUR EVITER CERTAINES DERIVES
 

 

Je pense que Claude Sabbah aurait dû, par exemple, labelliser, en protégeant l'utilisation de la référence à la Biologie-Totale pas un ® ("registred"), à l'instar de ce qui est fait ailleurs ; certes, il aurait subordonné alors la pratique et la référence à la Biologie-Totale au suivi d'un cursus vraiment complet, incluant une formation et pratique psychothérapeutique solide (avec stages obligatoires) qui est certes cruellement manquante et l'obtention d'un diplôme. J'ose dire qu'alors, il y aurait bien sûr nettement moins d'intérêt financier dans cette opération laquelle se devait d'être prioritairement guidée par le souci d'éviter le maximum d'effets iatrogènes (= dus au thérapeute lui-même et à son attitude) et de respecter le "primum nil nocere" ("d'abord ne nuire en rien", Hippocrate). Car on l'oublie trop facilement, les approches psychobiologiques dont fait partie la Biologie-Totale, ne fut-ce que parce qu'elles mettent inévitablement en jeu l'expression des ressentis et du psychisme, relèvent ou devraient relever exclusivement de la psychothérapie ! Pour moi, le mal est fait et je doute que la Biologie-Totale puisse sortir un jour de cette impasse (prévisible) par défaut de prises en compte des risques et par défaut de l'application du principe de précaution.

 

 

"Le chemin le moins fréquenté :
apprendre à vivre avec la vie" (J’ai lu, 1990)
(Analyse par le Dr Patrice Eon :)

"(...) consacrer sa vie à la vérité consiste en une remise en question permanente et rigoureuse.

Consacrer sa vie à la vérité, c'est accepter de la remettre en question ;

 la seule manière d'être certain que notre carte de la réalité est bonne

est de l'exposer à la critique et au défit des autres cartographes. (...)"

("Pour lui, la vérité c'est la réalité et notre façon d'appréhender la réalité est subjective")

 

Ainsi, si Claude Sabbah avait pu prendre la peine d'aller jusqu'au bout de ce qu'impliquait le "décodage biologique" (au lieu déjà de l'appeler plus justement d'ailleurs "(auto-)décodage psychobiologique" puisqu'au cœur de la matière se situé l'intervention obligée du psychisme, voir dans le paragraphe suivant ), il aurait alors pu prendre conscience qu'il ne fallait pas diffuser ce savoir à tout vent sans l'y adjoindre des stages pratiques où nantis d'un incontournable "savoir-être" mis in situ à l'éprouve, les candidats auraient alors pu développer davantage leur "savoir-faire"; protéger le label Biologie-Totale aurait permis toutefois que des "thérapeutes en décodage biologique" et parmi eux, certains peu scrupuleux (par ignorance dans le meilleur des cas, je veux bien encore le croire pour certains) ne se réclament pas d'un tel label abusivement alors utilisé pour couvrir des pratiques déficientes (le mot est faible).

 

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- Conflit / décodage "biologique" ou "psychobiologique" ?

 

 

Les praticiens de cette approche comme aussi ceux de la médecine nouvelle de Hamer s’accrochent à un stupéfiant dogme :

le "Décodage biologique" est une appellation erronée car il faudrait plutôt dire (auto-)décodage psychobiologique ! En effet, conformément à ce que la Physique Quantique a pu (re)découvrir et qui est l'incessante transformation de la matière en immatière et vice versa et mieux le rôle directeur de la psychomatière sur la matière, il est donc plus qu'erroné de parler de "décodage biologique" et tout autant de "conflit biologique"; ces dernières appellations conviendraient mieux à la médecine matérialiste et rationaliste (allopathique) qui persiste, au travers de ses dogmes, de faire croire que la matière est séparée de l'esprit ! Elle ne le saurait être puisque la matière n'est qu'un condensé d'énergie (et donc immatière ou "esprit"), comme l'a superbement et incontestablement (notamment) démontré Einstein.

Prétendre qu'existent alors des "conflits biologiques" serait de faire croire d'abord que la biologie et donc la nature rentrerait en conflit avec elle-même et c’est d'autant plus paradoxal que, dans le savoir de Hamer comme dans celui de Sabbah, on démontre pourtant qu’au départ c’est bien une situation psychologique conflictuelle qui déclenche le processus somatique (biologique) qu’est la maladie, comme solution temporaire de survie. Cherchez donc l'erreur !

L'attitude dec eux qui se réclament de Hamer ou de Sabbah qui réduisent la situation conflictuelle au seul «conflit biologique» et est donc incongrue : avant de s’être biologisé, le conflit, mieux la situation conflictuelle, se trouve dans la sphère psychologique puis, inévitablement, se traduit psychobiologiquement (tandem inséparable du psychisme avec le physiologique) ! Le seul terme "biologique" ne rend pas compte de l'aspect psychique pourtant inhérent à près de 100 % des  maladies.
 

 

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-  ICI ENCORE "la fin NE justifie PAS les moyens"

 

Enfin, je n'accepte pas les arguments spécieux et qui avaliseraient qu'en l'occurrence, "la fin justifierait les moyens", lesquels sont trop souvent (ba)lancés comme celui qui suit, à savoir : "la diffusion actuelle de la Biologie-Totale à tous vents sert finalement à la reconnaissance de la psychobiologie (appliquée : liens psychisme-cerveau-corps)" !!!. Ce serait machiavélique. On voit le résultat d'une telle prise de position : la Biologie-Totale est actuellement de plus en plus controversée et cela disqualifie finalement les approches psychobiologiques qui veillent à se dérouler dans un cadre authentiquement psychothérapeutique (dans le seul noble du terme). Les médias comme le public ont en effet trop souvent tendance (compréhensible) à "jeter l'enfant avec l'eau du bain"... et dès lors d'assimiler à la Biologie-Totale toute autre approche qui met en valeur les liens psychisme-corps.

 

Ce n'est pas en agissant ainsi qu'on rend hommage ni Hamer, ni à Laborit, ni à tous les autres précurseurs, ni encore assurer à la psychobiologie appliquée l'avenir qu'elle mérite, en tant qu'approche privilégiée et pourtant incontournable de la santé. Mais, en revanche, sous le plan du rapport financier, considérant le nombre de stages et de stagiaires présents, c'est évidemment bien "autre chose", je n'en disconviens pas !

 

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-  CAS EXEMPLATIF FILME PAR TF1 -

 

En caméra cachée lors d'une émission de Villeneuve sur TF1 en novembre 2007 "Droit de savoir" dont j'ai déjà parlé ici à propos de la séquence en caméra cachée montrant le Dr Claude Sabbah et qui est certes une façon de faire du reportage plus que contestable au regard du respect de la stricte  déontologie et de l'éthique journalistique, comme je l'ai déjà souligné sur ce site, on a pu voir l'extrait d'une consultation d'un ancien médecin exilé dans un pays limitrophe et présenté comme pratiquant la Biologie-Totale (ce que le dit médecin n'a d'ailleurs pas contesté et pour cause dans la réponse qu'il a donnée suite à l'envoi de ce passage ni dans aucune des news envoyées par lui après cette émission).

 

En tout début d'entretien, à l'annonce de la patiente qui lui dit souffrir d'un problème aux ganglions, il lance, tout de go "les ganglions c'est de dévalorisation"; voilà un premier exemple de (détestable) décodage sauvage et qui constitue une dérive thérapeutique manifeste : c'est au patient dé découvrir par lui-même les données souffrantes et conflictuelles d'un point de vue psychobiologique des somatisations dont il souffre, certes avec l'aide facilitatrice appropriée d'un praticien mais qui n'implique aucune induction ni directivité. Mais ce "thérapeute" ne s'arrête pas là dans son comportement qu'on pourrait qualifier comme s'apparentant à une dérive de nature sectaire : à l'annonce de son prénom "Valérie", il lance sans aucune précaution "Valérie ça veut dire 'vale-rien' ", "Valérie, ca veut dire 'ça vaut rien' " ! Je suis le premier à admettre que les prénoms cachent un sens profond en rapport avec la destinée de la personne, notamment sur le plan des programmes transgénérationnels, mais il appartient à la personne seule, qui porte un tel prénom  et suivant la stricte demande préalable qu'elle en aurait faite, de révéler, d'identifier elle-même et, mieux, par elle-même le sens de son prénom, certes avec des outils dont elle peut avoir recours et fournis, par exemple, sur ce site.

 

On peut, mais suivant donc la stricte demande du patient, lui proposer éventuellement plusieurs grilles de lectures de son prénom, sans prendre parti pour l'une d'elle, tout en insistant pour qu'il ne se contente pas de s'arrêter là : le patient doit toujours rester l'artisan de sa guérison et un thérapeute digne de ce nom ne peut se comporter que comme un facilitateur et pas comme maître à penser ; on peut, en effet, si le patient a donc manifesté une réelle demande d'aborder un tel biais, lui proposer des suggestions de recherche personnelle : j'ai observé qu'il ne sera alors attiré par telle grille et qu'il ne mettra à jour que ce que son inconscient sera prêt à livrer, en douceur ; il est alors tout à fait contre-indiqué, sous peine de mettre à mal le bénéfice de ses propres découvertes et prises de conscience de lui balancer, quelque autre décodage ; ce que le médecin a fait ici en lançant  "Valérie = ça vaut rien", c'est prendre le grave risque de le blesser, de le faire souffrir davantage, de créer ou de déclencher un autre conflit, sachant qu'en plus, en l'occurrence, ce médecin le reçoit pour la première fois et que cela exige des précautions beaucoup plus importantes dans de telles conditions, du fait qu'il ne connaît pas très bien comment le patient va réagir !

 

Imaginez que ce patient soit, par exemple, en dépression, et qu'il se sente déjà dévalorisé par rapport à l'impuissance de pouvoir s'en sortir : ce décodage sauvage du prénom peut alors se révéler comme un "coup de massue" psychologique dommageable et qui pourrait faire croire à ce patient ainsi malmené, par exemple, qu'il ne s'en sortira jamais, puisque le prénom qu'on lui a donné montre, en l'occurrence, qu'il n'a pas de valeur à la base ! Il faut ajouter que, peu de temps avant, ce "thérapeute" ayant déjà balancé l'idée qu'un problème aux ganglions, c'était de la "dévalorisation" et donc, par ce faire, en redondance, il prenait encore le risque accru d'augmenter le ressenti souffrant et d'amplifier ou de générer un conflit lié au fait que le patient pouvait ou aurait pu prendre conscience brutalement d'un sentiment du manque de sa propre valeur, des se propres capacités à s'en sortir (dévalorisation) ; ce faire risque alors de plonger ce dernier dans une plus grande auto-dévalorisation à cause d'un sentiment d'impuissance accru.  En revanche, comportement typique d'un gourou, cette manière d'agir peut flatter l'égo et la suffisance de celui qui fait montre d'une trouvaille sensée faire mouche et aux prétendues vertus thérapeutiques, alors qu'il se place plutôt dans un dilemme du genre : ça passe ou ça casse, mais à cent lieues de ce qu'on est en droit d'attendre d'une authentique démarche thérapeutique ! C'est pour moi et selon les multiples exemples rapportés directement par des patients et des effets subis par eux, tout à fait irresponsable et dommageable d'agir ainsi.

 

De plus, dans le cas présent, le patient n'avait pas fait la demande du décodage de son prénom, ce qui est doublement fautif. Agir comme ce médecin, c'est ne pas se comporter en digne thérapeute et cela renforce l'image détestable qu'offrent alors dans le public et relayé largement par les médias friands de sensationnalisme, les thérapies non conventionnelles dont celles, en tête du classement,  en "décodage biologique" ; d'ailleurs, TF1 ne s'y est pas trompé et la séquence sélectionnée parmi ce qui a été filmé en caméra cachée, commence précisément par montrer en tandem ces deux décodages sauvages.
 

Enfin, cerise sur le gâteau, TF1 a montré la plaque professionnelle de ce médecin : on pouvait pourtant bien y lire, et pour cause, "médecine hippocratique" ; sachant qu'un des principes fondateurs de cette médecine et à laquelle ce médecin se réfère (pourtant) en utilisant, devrais-je dire en l'occurrence, en abusant de ce nom, est le "primum nil nocere" (d'abord ne nuire en rien), on pourra mesurer, par rapport à ce qui précède, la plus que grande distorsion entre le "faire" ce que je dis et le "faire" ce que je fais ! Mais n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, faute de pouvoir ou de vouloir se remettre en question. Fidèle à la pensée de Einstein qui pointe de ne pas se contenter, dès lors, de "regarder et de laisser faire", j'ai envoyé, sans illusion certes, un mail à ce médecin (qui m'envoie régulièrement ses news) avec la copie du passage le concernant et le lien vers cette page ; voici la réponse reçue de ce médecin début décembre 2007.

 

Hippocrate (entre 460 - 375 av.JC)

 

 

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Où trouver l'échec PRINCIPAL de la "déprogrammation biologique" selon CLAUDE SABBAH -

 

« L’échec de la Déprogrammation Biologique peut être celui du thérapeute qui n’a pas trouvé l’origine du conflit; il peut être aussi celui du patient qui n’arrive pas à lâcher son conflit. », dit Claude Sabbah lors d'une entrevue intitulée "La Biologie-Totale exactement", publiée dans BioInfo, le 1er décembre 2003. Première erreur, "former" des personnes qui croient dès le départ, suivant la "voix de son maître" que c'est le rôle du thérapeute de "trouver l'origine du conflit" alors que le maïeute que devrait être en tout point l'accompagnant est de faciliter chez le patient l'auto-découverte de "l'origine du conflit" ; agir autrement, c'est poser l'accompagnant en maître à penser et qui s'adonne alors à de la thérapie sauvage !

 

D'autre part, interrogé au sujet de la Biologie-Totale, le psychiatre David Servan-Schreiber, auteur du best-seller Guérir, affirme que ce n'est « jamais une bonne chose de faire porter au malade la "responsabilité" de sa maladie. ».

C'est en effet un peu trop facile alors de la part du "thérapeute en décodage biologique" (ou suivant la nouvelle appellation malheureusement insuffisamment contrôlée de "conseiller en déprogrammation biologique" ou encore "conseiller en biologie totale "!) de jouer au "Ponce Pilate" en se dédouanant ainsi de l'incontournable travail psychothérapeutique qui permettrait alors de mettre au jour les résistances à la guérison qui empêchent le patient d'arriver à lâcher prise ; ces dernières empêchent le patient, suivant l'expression que j'abhorre, de "lâcher le conflit" et est "fidèle" à l'injonction en rapport qui est alors trop souvent balancée au patient ; cette manière déplorable de pratiquer dénote en fait une impuissance manifeste de la part du "thérapeute" qui la profère, ne se rendant même pas alors compte qu'il fait davantage souffrir son patient, ce qui est un comble ! Si fondamentalement le patient est certes "responsable" (en partie) de sa maladie, il est en effet, iatrogène, de le lui faire savoir ou même de le lui suggérer. Autre chose, mais cela nécessite de réels "savoir-être et "savoir-faire" appropriés, serait que le thérapeute mette tout en œuvre pour accompagner le patient à faire en sorte de que telles résistances se résolvent le plus rapidement possible.

 

Annonce reprise sur un site qui offre des séances de "Déprogrammation biologique (biologie totale)" : "Suite aux découvertes du Docteur Claude Sabbah, nous pouvons dire aujourd’hui que c’est notre cerveau inconscient, programmé en terme biologique qui est à l’origine de tous nos malaises et de toutes nos maladies, qu’ils soient physiques, psychiques ou émotionnels.  Lors d’entretiens thérapeutiques de déprogrammation biologique, il est possible d’entendre le langage de notre cerveau inconscient afin que celui-ci envoie des ordres nouveaux dans l’organisme pour éliminer les maladies et les comportements dérangeants. Après une prise de conscience en conscience, la personne guérit de ses maladies et permet à son cerveau de donner l’ordre de réparer l’organisme. Ensuite, les symptômes disparaissent et la personne retrouve une vie normale  en pleine santé."

 

"Identifier les facteurs psychologiques qui peuvent intervenir dans le déclenchement des maladies, et particulièrement du cancer, est une piste de recherche très intéressante. Mais la Biologie totale de Claude Sabbah, dérivée de la Nouvelle Médecine germanique de Geerd Hamer, pousse le bouchon beaucoup trop loin lorsqu’elle prétend qu’un conflit psychique spécifique est à l’origine de chaque maladie et que la prise de conscience de ce conflit ainsi que les exercices qu’elle propose sont suffisants pour amorcer la guérison." Dr Danielle Perreault qui a raconté "sa participation à des séances de formation en Biologie totale dans le cadre d’une enquête de la Société Radio-Canada sur cette douteuse pratique " et qui donc peut juger 'sur pièce'.

 

Et voilà comment donc faire croire qu'après "une prise de conscience en conscience, la personne guérit de ses maladies" !  On fait encore l'impasse sur la mise en d'oeuvre dun processus complet qui intègre la nécessaire mise en action par le patient (accompagné) de ce qui va lui permettre réellement de se guérir : la conscience ne suffit pas, comme déjà démontré largement ...

 

Il est dès lors primordial que les personnes 'formées' à la Biologie-Totale attendent, avant de pratiquer leur "art", d'avoir complété cette formation donc très nettement insuffisante, par une solide formation en psychothérapie basée en tous cas sur une authentique relation d'aide ; il leur faudra aussi respecter une déontologie stricte (et qui est d'ailleurs incontournable à l'exercice de toute relation d'aide thérapeutique et plus pointue encore en psychothérapie). Enfin, il y aura aussi le devoir sine qua non d'avoir fait  et de continuer à le faire sur soi un travail personnel, dans le but de ne pas laisser son propre vécu interférer sur la qualité de son rôle de psychothérapeute ;  pour maintenir la qualité de son travail, il sera aussi incontournable qu'il soit supervisé par un autre thérapeute aguerri, sinon le danger est la dérive 'gourou' et surtout conduite à ne pas mettre la distance suffisante entre le patient et soi, ce qui sera toujours néfaste pour celui-ci : "Primum nil nocere" ("d'abord ne nuire en rien") d'Hippocrate.              

 

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- JE DIS RESOLUMENT NON A LA BIOLOGIE-TOTALE -

 

Eh bien, au non du "primum nil nocere" pourtant cher à Claude Sabbah (si on en juge ce qu'il en dit), vous aurez compris que je dis RESOLUMENT NON à la Biologie-Totale, à la lumière des dérives constatées encore de la part de "thérapeutes en décodage biologique" et autres "conseillers en déprogrammation biologique" ou encore "conseiller en biologie totale ", appellations trop peu contrôlées par Claude Sabbah et les "responsables" de la Biologie-Totale (très "emBêTés" d'ailleurs !). C'est à ce point répandu dans le public, qu'il est très rare de ne pas le vérifier encore : comme déjà dit plus haut, lors de ma présentation en début des stages ou des conférences que j'anime et où je parle psychobiologie appliquée (terme bien plus approprié selon moi, comme démontré), il se trouve la plupart du temps quelqu'un qui m'interroge de cette manière : " Vous ne cautionnez pas la Biologie-Totale, tout de même ! " Vous percevrez quelle en est alors ma juste colère de constater une tel amalgame...et le temps que je dois alors consacrer à bien faire le distinguo !

 

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© Baudouin Labrique

 

 

(...) j'ai alors entendu parler de "Biologie-Totale". Quoi que très vaguement je dois dire... C'est pourquoi, j'ai fait quelques recherches pour savoir ce qu'il en était réellement car je dois l'avouer, le principe m'intéresse vraiment. Et voila comment je suis tombée sur vous et comment j'ai eu la chance de lire vos "articles"!!
Je dois vous dire que j'ai été étonnamment surprise par vos explications concernant la Biologie-Totale. Car en fait le but premier de ma recherche était de savoir "quand" je pourrais suivre une formation avec Claude Sabbah... et qu'est-ce que comportait réellement le contenu de ses cours. Je suis vraiment contente d'être allée sur votre site, car cela m'a permis de garder un esprit clair et de ne pas me laisser emporter par mon enthousiasme en ce qui concernait la Biologie-Totale. Vous m'avez permis de "bien" différencier Biologie-Totale et nouvelle médecine, ou psychobiologie. Les mots me manquent pour exprimer tout ce que vous m'avez fait réaliser... et j'ai tellement de documentation à lire encore...

Voyez-vous je viens tout juste en fait de finir l'article, Biologie-Totale ? Je dis résolument NON !...

je lis actuellement sur la psychobiologie et sur Hamer..."

témoignage reçu par mail.

 


 

 

 

Seul le patient est détenteur (en ce qui le concerne) du "connais-toi toi-même",

même si, pour y arriver et si tel est son choix,

il ne devrait y être aidé que par un authentique maïeute !

 

 

Le texte original de ce qui précède, mis en ligne sur ce site depuis le début 2004, a été édité en première parution dans le trimestriel  "Vie et Soleil" N°5 de Janvier 2003 (trimestriel supprimé et remplacé par le mensuel électronique  gratuit - pour s'y abonner, cliquez ici).

 

 

Un thérapeute belge pratiquant la "Biologie Totale" a été condamné.

Sont ainsi directement visées et sanctionnées la "Biologie Totale",

la "médecine" de Hamer dont elle découle,

et les autres pratiques qui utilisent le "décodage biologique"

(27/09/2011 - actualisé le 5/11/2011)

 

 © Baudouin Labrique, auteur, critique de science et psychothérapeute

 

 

 

L'affaire dont l'instruction a démarré il y a quelques années et qui a mis sur le banc des accusés un thérapeute belge, a été définitivement jugée par le Tribunal correctionnel de Liège en audience publique (27/09/2011) ; l'intéressé a été reconnu notamment coupable de pratique illégale de la médecine, durant une période de 10 ans (1993 à 2003), telle que retenue par le tribunal ; le prévenu n'ayant pas fait appel du jugement, il est donc définitif.

C'est une avancée importante, qui devrait faire réfléchir tous ceux qui pratiquent de loin ou de près tout ce qui s'assimile à du "décodage biologique" et, mieux,  un tel jugement devrait les conduire à abandonner cette pratique dont un grand nombre de ses caractéristiques conduisent un trop grand nombre de ceux qui l'utilisent (°) à se rendre coupable de nombreuses enfreintes à l'éthique et à la déontologie en vigueur (qui sont indissociables à tout accompagnement en relation d'aide digne de ce nom).

(°) Comme on peut le constater dans tous ces dossiers consacrés à la "Médecine" de Hamer et à la "Biologie Totale" mis en ligne sur le présent site.

 

Tel qu'on peut le lire dans la texte du jugement et dont est extraite la majorité des citations reprises en italiques dans cet article, le Tribunal observe que "les références à la 'biologie totale' ne sauraient être contestées" ; au vu de la mise au jour de nombreux faits de pratique illégale de la médecine relatés dans ce jugement en phase avec ce qui est analogiquement et couramment observé chez les praticiens du "décodage biologique", c'est donc un procès important qui mettra un frein sérieux, espérons-le, aux pratiques dommageables propres à toutes les formes de "décodage biologique" ("Médecine" de Hamer, "Biologie Totale"..., la liste est longue concernant les approches qui intègrent le "décodage biologique",  parfois 'sous le manteau' et sans le nommer, comme on a pu s'en rendre compte dans le dossier présent sur ce site et notamment concernant ce qui est parfois pratiqué sous couvert de l'ostéopathie).

Le dossier répressif fait en effet apparaître qu'il [le prévenu] était alors le représentant en Belgique de Claude SABBAH (lequel a développé ladite théorie ["Biologie Totale"], s'inspirant et faisant référence aux théories du Docteur Hamer. Le prévenu disposait donc, à ce titre, d'une autorité vis-à-vis du public susceptible de venir le consulter. La proximité du prévenu avec Claude SABBAH ressort à suffisance notamment du rôle joué par le prévenu comme représentant et organisateur de séances de formation [appelées 'séminaires' par C. Sabbah] ou d'information relativement aux théories de ce dernier, et des pièces saisies en perquisition (bancaires et autres).

 

En relatant cette condamnation, la presse fait généralement état d'une condamnation de la Biologie Totale. Vu que l’intéressé n'avait pris ses distances avec la Biologie Totale qu'après la période concernée par la plainte en justice en question, c'est effectivement d'une pratique en lien avec la Biologie Totale dont il s'agit ; j'aurais toutefois préféré qu'on dise que c'est  la pratique du "décodage biologique" qui a été condamnée, vu la manière dont le jugement est libellé, pour attirer l'attention sur toutes les pratiques analogues et interpeler aussi les praticiens en question :

Il convient tout d'abord de rappeler ce qui est reproché au prévenu [...] : ce n'est nullement d'avoir fait usage du titre de psychothérapeute (ce qui n'est pas pénalement punissable [°], mais bien, suivant l'argumentation développée par la partie poursuivante, d'avoir dans le cadre de cette activité de psychothérapeute, posé des actes ressortissant de l'exercice illégal de la médecine. [...]

Comme psychothérapeute, en signifiant à ses clients/patients que la nature de la maladie dont ils souffrent procède d'un conflit psychologique intérieur, le prévenu [...] a exercé illégalement l'art médical (par le biais de l'établissement d'un diagnostic), art médical dont le monopole a été réservé par le législateur aux médecins dans une optique de protection de la santé publique. [Déontologie : il faut remarquer que c'est au SEUL patient qu'il appartient de donner un sens à ses maux et quelqu'il soit face à psychothérapeute ou assimilé, lesquels ne peuvent se poser, comme de juste, qu'en Maïeutes ; c'est la marque des gourous de se poser en donneurs de sens, en maître à penser quand ils se livrent à des interprétations par nature antithérapeutiques, car elles confisquent au patient notamment les bénéfices de la découverte du sens qu'e le patient pourrait donner à ses maux et d'une partie importante de leur portée thérapeutique].

° Bien après le prononcé de ce jugement, la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt (22 décembre 2016) qui stipule clairement que les personnes qui pratiqueraient la psychothérapie doivent légalement être autorisées à pratiquer la psychothérapie, ce qui est désormais réservé à ceux qui la pratiquaient déjà avant le 16 juillet 2016


Il faut savoir que la pratique du "décodage biologique" nécessite la lecture et l'interprétation de protocoles médicaux ; ce simple fait constitue déjà un exercice illégal de la médecine. L'exercice illégal de la médecine se retrouve en effet établi au travers de nombreuses preuves fournies par des témoignages directs ou indirects et via les déclarations-mêmes du prévenu :

       - le Tribunal acte que [...] cette théorie [la Biologie Totale] s'adresse à des personnes atteintes d'une pathologie (et surtout plus

          vulnérables que n'importe quel quidam) et tend à leur faire croire à leur guérison. [...] Ce faisant, le praticien dépasse de loin

          le cadre du  simple soutien moral (certes bénéfique dans le décours de maladies longues et douloureuses) ;.

      - il poursuit : [...] la démarche du prévenu [...] dans sa pratique [de 1993 à 2003] s'inscrivait bel et bien  dans ce type de processus,

        dépassant largement l'activité de conseiller [°] et/ou de soutien ou à tout le moins en la présentant comme ayant pareille vertu.

        ° En fait, un psychothérapeute (non-médecin) digne de ce nom ne devrait même pas se poser en conseiller, pour ne pas risquer de se comporter en maître

              à penser, ce qui le placerait en position de supériorité par rapport au patient ; ce n'est alors  pas conforme à l'attitude maïeutique dont question en bas

              de l'article (en savoir plus sur ce que constitue un accompagnement psychothérapeutique approprié).

        Liste non limitative des témoignages et preuves apportées par le Tribunal par rapport à l'exercice illégal de la médecine :

           * [le prévenu] a parlé des possibilités de guérison par une méthode qu'il appliquait ;

           * Du jour au lendemain, il voulait que j'arrête mon traitement médicamenteux. Il disait qu'ainsi, je me sentirais mieux...

              [...] suivez-moi, quittez votre famille, vos enfants, vos proches, et votre village et vous guérirez. Si vous suivez votre

              chimiothérapie, vous mourrez..., a déclaré le prévenu à une personne ;

           * [le prévenu] leur aurait dit que le cancer de ma maman se rapportait à des conflits internes et que cette maladie disparaîtrait

              avec la résolution de ces conflits... [Le prévenu] leur aurait dit au tout début de sa soi-disant thérapie qu'il y avait 80% de

              chance de guérison sans que maman se soumette à une quelconque intervention chirurgicale... La maladie devait être vaincue

              par une thérapie à base d'entretiens que mes parents devaient mener en sa présence ;

              [Le prévenu] leur décrivit même l'évolution de la maladie. Il dit qu'elle allait aller plus mal et qu'elle ne pourrait éventuellement

              même plus marcher, tout cela faisait partie du processus de guérison... ;

          *  le Tribunal observe que Le prévenu lui-même [...] a confirmé avoir précisé à [la personne ensuite décédée] qu'elle avait 80%

              de chance de guérir [...] ;

          * La seule chose que [le prévenu] a dite à mon père était de faire attention s'il entrait à l'hôpital, car il allait selon lui entrer

              dans une spirale de traitements et de stress de laquelle il lui serait difficile de sortir... ;

          *  Je [le prévenu] leur ai dit qu'on pouvait guérir du diabète soit ne plus prendre d'insuline, tout en leur expliquant qu'il fallait

              agir sur les causes de la maladie, sur le déclencheur pouvant se définir comme la détermination de la nature d'une maladie

              ou l'étude de ses signes et symptômes ;

           * l'avis d'un médecin traitant d'un patient passé entre les mains du prévenu : Ce qui est très contestable est le fait pour  [le prévenu]

              d'avoir demandé au malade de rédiger une déclaration selon laquelle il renonce à son traitement radiothérapeutique'...

          Le Tribunal fait encore observer :

            -  il ne s'est jamais agi pour le prévenu de donner des 'conseils sur le coin d'une table, de  manière improvisée, mais bien

               d'inscrire son intervention dans une démarche professionnelle en procédant à cet examen objectif dont question par les

               actes concrets que constituent les entretiens en cabinet et autres conversations, voire la prise de connaissance de

               documents médicaux ;

             - il s'en déduit que faire usage d'une radiographie pour réaliser un examen ou pour formuler un diagnostic constitue un acte

               relevant de l'art médical. Le dossier répressif révélant qu'au cours de la période infractionnelle retenue, le prévenu a

               également agi de la sorte, il a donc aussi sous cet angle de l'examen de santé, exercé illégalement l'art médical ;

               plusieurs personnes entendues ou des pièces retrouvées en perquisition attestent de l'examen par le prévenu [...]

               de documents médicaux [...].L'examen auquel il procédait avait en effet une finalité thérapeutique en application des théories

               qu'il appliquait alors (la guérison devant intervenir ensuite de la résolution du  conflit  psychologique diagnostiqué) ;

             - le prévenu a lui-même précisé qu'il lui arrivait de solliciter de ses clients/patients la remise de pareils documents (qu'il s'agisse

               de radiographies, de bilans sanguins, de scanners, etc.) ;

             - le prévenu avait d'ailleurs déclaré : de tels "documents sont nécessaires à la pratique de mon travail. Par exemple, lorsqu'une

               femme présente un problème au sein, je dois savoir quel est le tissu mis en cause avant d'orienter mon travail, à savoir

               quel problème psychologique peut se trouver lié à ce problème. De même, par exemple, une augmentation du taux de

               fibrinogène peut traduire la peur chez une personne qu'un lien de sang se rompe dans la famille... ;

            - enfin, compte tenu de ce que le prévenu a agi de manière décrite ci-dessus à l'égard de plusieurs clients/patients, il s'en déduit

              que les actes posés par lui et relevant de l'art médical n'étaient pas exceptionnels ou occasionnels en manière telle que le

              Tribunal peut adéquatement retenir leur caractère habit

 

D'aucuns objecteront que la validité de certains témoignages peut être mise en cause par le simple fait qu'il y a un risque de prêter sciemment ou pas à un thérapeute des propos qu'il n'a pas formulés tels quels ; c'est la raison pour laquelle, on a ici procédé à un important alignement  d'observations et de témoignages (en plus grande quantité encore dans le corps du texte du jugement) et qui montrent en fait, qu'ils se recoupent tous, ce qui laissera peu de place à la pertinence de la critique en question généralement rencontrée. L'instruction du dossier qui a mis plus de 5 ans, a permis ainsi une investigation en profondeur en vue d'asseoir les attendus d'une manière solide et la moins contestable possible.

 

Au delà des multiples exemples d'exercice illégal de la médecine relevés plus haut et qui sont d'ailleurs monnaie courante dans les pratiques intégrant le "décodage biologique", on doit en plus déplorer de manifestes enfreintes au respect des principaux comportements de base auquel le psychothérapeute doit se conformer sans aucun compromis, lorsqu’il prend en charge un patient :

1° le respect du primum nil nocere (et pas non nocere, traduction inexacte et affaiblie du précepte de Hippocrate : d'abord ne nuire en rien ; traduction de Littré : je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice) : en l'occurrence, ne pas déstabiliser le patient en le détournant des soins envisagés ou entrepris et notamment ceux offerts par la médecine conventionnelle, de sorte que s'exerce aussi le libre choix thérapeutique ;

2° l'application stricte des règles qui sous-tendent une relation d’aide authentique et donc en phase avec l’attitude maïeutique telle que la préconisait Socrate : l’art de faire accoucher l’autre à sa propre vérité ; en l'occurrence, balancer des décodages du genre prêt-à-porter (comme à telle maladie correspond tel « conflit », concept dogmatique) pose le "thérapeute" en donneur de sens, en maître à penser et donc en gourou, en confisquant, comme déjà relevé lus haut, au patient la découverte du sens qu'il pourrait donner à ses maux, suivant sa propre vérité et qui ne peut être en aucun cas influencée par l'accompagnant, conformément au respect du précepte socratique ;

3°  l'absence de promesse de guérison, voire d'un pronostic de guérison ou, pire, mortifère.
 

En parcourant les dossiers présents sur ce site relatifs aux principales pratiques qui intègrent le "décodage biologique" (Hamer, Sabbah…), on aura pu constater que l'exercice habituel du « décodage biologique » bafoue effectivement et d'une manière récurrente de telles règles, suivant ce qu'en attestent à suffisance de nombreux témoignages confortés notamment par le biais de ce que des séquences en caméra cachée montrent sans équivoque.

Cependant, qu'on ne s'y méprenne pas : afin d'éviter toute diabolisation de quelque secteur de la santé, il faut d'abord citer ici ce qu'un certain Albert Schweitzer avait déjà observé : « Le médecin intérieur est le meilleur médecin. La plupart des médecins [ndlr : et certains autres thérapeutes] ignorent cette science qui, pourtant, fonctionne si bien ». (En effet, un thérapeute maïeute se doit de favoriser l’émergence et l’expression de ce « médecin intérieur »). C'est lors d'une rencontre de Norman Cousins avec le Dr Schweitzer au Gabon (dispensaire de Lambaréné) qu’il lui a confié la célèbre phrase. Norman Cousins relevait pertinemment que cette phrase constituait l'une des expressions de ce que l'on nomme le placebo.

 

Il faut respecter en tous points le SENS que donnera(it) la patient à ses maux (à supposé qu'il en donne un, ce qui ne doit en aucun cas être induit par l'accompagnant) et quel qu'il soit : ainsi se trouvent des patients qui croient que leurs maux physiques sont de nature strictement symptomatiques (allopathiques) et d’autres qui croient que leur origine est psychologique, voire un mélange des deux ; il est contraire à la déontologie de critiquer les approches auxquelles adhère le patient (sauf dans les cas avérés où elles mettraient sa vie en danger ) :

La tolérance de l’autre a l’avantage de l’envisager sous l’angle d’une complémentarité qui, loin de consacrer une rupture entre praticiens, loin d’imposer au malade une dissimulation de ses démarches alternes, permet de préserver un contact utile et profitable à tous. (A Médecines Multiples, Devoir Médical Unique, Commission d’Ethique de l’Ordre Départemental des Médecins de Côte d’Or, Bulletin de janvier 2007).

On remarquera que les gourous qu’on trouve aussi bien dans le camp conventionnel que dans le camp non conventionnel , enfreignent cette règle basique. Aussi ferait-on bien de se pencher davantage et avec les mêmes attention et sévérité, sur les dérives du secteur conventionnel, pour ne pas diaboliser le secteur d'en face et éviter ainsi de cautionner  ou d'entretenir quelque omerta !

 

Hasard du calendrier (France), cette annonce qui a été faite le 26 octobre 2011 à l'Assemblée Nationale (France), par le président de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) : La méthode Hamer, aussi appelée biologie totale [ou décodage biologique, ou médecine nouvelle germanique], vient d’être évaluée par le groupe d´appui technique sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique. Il y aura très prochainement une publication sur le site du ministère de la santé. Elle alertera sur les dangers de cette méthode. Elle est charlatanesque et peut faire des victimes. (Source).

 

Pour ne citer que lui, Claude Sabbah a reçu dans ses 'séminaires' de nombreux médecins qui ont ensuite intégré la 'Biologie-Totale' dans leur pratique. Ce faisant, de tels médecins se mettent pourtant et indéniablement hors la loi : le Code de Déontologie médicale, qu'ils doivent donc respecter en tous points, est 'on ne peut plus clair' ; en effet, dans son Art. 34 §1er, le Code belge (en phase avec les codes des autres pays) précise : "Tant pour poser un diagnostic que pour instaurer et poursuivre un traitement, le médecin s'engage à donner au patient des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données actuelles et acquises de la science". En effet, les approches intégrant le "décodage biologique" ne font pas partie de ce que reconnaît la science médicale. (Détails).
 

A la décharge partielle des stagiaires des séminaires de Claude Sabbah dans ce qu'il se sont malheureusement contentés de reproduire la manière avec laquelle Claude Sabbah pratiquait sur eux en public (!), sachant que C. Sabbah n'avait dispensé aucune formation spécifiquement déontologique (ce qui fait apparaitre l'absence de conformité avec la déontologie que doit respecter toute relation d'aide digne de ce nom et c'est bien là le gros du problème), voici la citation d’un passage de ce site relevé dans le dossier réalisé par l'INSERM (°), ce qui en renforce la pertinence :

Sur son site internet (retrouversonnord.be), Baudouin Labrique psychothérapeute et géobiothérapeute belge, dénonce, entre autre, les pratiques non éthiques de la biologie totale de culpabilisation de patients. Il dénonce aussi les stages de décodages de groupes culpabilisation de patients. Il dénonce aussi les stages de décodages comme étant inappropriés. « Je sais et je le répète que, dans la plupart des stages en décodage "biologique", la manière dont ils sont donnés, en l'absence d'une approche authentiquement psychothérapeutique, voire d'élémentaire accompagnement du type relation d'aide ; quand un stagiaire vit par exemple ce qui suit [l'auteur donne des exemples de décodages publics], comment voulez-vous qu'il ne le répète pas, ne s'autorise pas à le faire auprès de ses futurs patients : il reçoit alors ce qu'il croit être un mode d'emploi adéquat, puisque le "maître" de stage le pratique à son égard. »

(°) Institut national de la santé et de la recherche médiale ( France) : Evaluation de l'efficacité de la pratique de la Biologie totale des êtres vivants  et de la déprogrammation biologique"
 

Un autre cas (en Belgique) s’est présenté depuis cette affaire : « Didier F., chantre de la biologie totale, est soupçonné d’exercice illégal de la médecine » ; il a « été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour exercice illégal de la médecine. La cour a effectivement considéré que "le psychothérapeute, qui présente avec autorité un raisonnement rendu crédible et qui propose un protocole thérapeutique pour guérir une pathologie physique, accomplit ainsi des actes relevant de l’art médical dont l’exercice est réservé aux docteurs en médecine détenteurs du diplôme requis". » (Source)

N.B. Deux importants chapitres du livre Quand les thérapeutes dérapent sont consacrés aux pratiques du "décodage biologique".
 

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AVERTISSEMENT IMPORTANT :

vous aurez compris que nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

Nous ne laisserons pas confisquer par les partisans de telles approches iatrogènes

les essentielles découvertes relatives à l'interdépendance du psychisme et du physique

et dont l'accompagnement thérapeutique devrait être réservé

à des psychothérapeutes aguerris, nantis et usagers des plus hautes éthique et déontologie,

 pour être considérés comme dignes de porter ce titre.

 

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(°°) Texte du Dr Claude Sabbah : "Nous sommes très nombreux à penser qu’il est digne de recevoir plusieurs fois le prix Nobel pour ses découvertes sur les conflits biologiques (...) les travaux du Dr Hamer représentent aux alentours de 15% à 20% de la connaissance de la Biologie-Totale (...). La Biologie-Totale s’appuie sur les travaux scientifiques du Dr Hamer (...)." (cf. "La Biologie-Totale - Revue de presse 2").

 

(°°°) "L'intervention obligée du psychisme" : à la lumière des découvertes scientifiques récentes et en conformité avec ce qu'a mis à jour les derniers développement de la  Physique Quantique, des scientifiques de renom comme le Pr Jacqueline Bousquet, affirment à juste titre qu'au coeur de la matière  "c’est bien la psychomatière, autrement dit le psychisme, qui mène le jeu".

 

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Exemples vécus et livrés en thérapie :

C'est une dame de 80 ans vient me trouver pour guérir de sa maladie de Parkinson dont elle souffre depuis 20 ans ;
elle avait fait le tour de France et de Belgique de "thérapeutes en décodage biologique" et de médecins aguerris à la Médecine Nouvelle ou à la "Biologie-Totale".
Elle arrive avec un liste impressionnante de ce qu'un tel etc. lui ont dit d'emblée, comme "décodage" de sa maladie.
A la fin de sa longue énumération, elle me demande, pensant ajouter une ligne à sa longue liste "et vous quel est votre décodage"
M'abstenant comme d'habitude, de lui donner quelque décodage que ce soit, je lui ai alors demandé :
"Et vous madame que pensez-vous être la cause de votre maladie ?" ; elle me répond alors, étonnée " Tiens, on ne me l'a jamais demandé ! "
Quatre mois après, elle s'en était guérie ; mon seul "mérite" a été de toujours d'essayer de la replacer dans son ressenti, de faciliter sa mise en action concrète de la déprogrammation de son conflit en le solutionnant et enfin de la soutenir, en l'encourageant... ; j'ai dû aussi passer mon temps à casser les conflits de diagnostic créés les thérapeutes qui lui on asséné notamment ce qui suit : un thérapeute très connu, médecin, lui avait même dit dès le premier (et seul entretien)
"Mais enfin madame, pourquoi voulez-vous guérir de cette maladie à votre âge ? Faites comme moi, je soigne mes allergies avec des petites pilules" !  Un autre encore "Vous êtes trop âgée pour pouvoir guérir" ! (plus de détails) sur la manière dont elle s'est guérie elle-même : exemple N°4).

Voici la relation d'un autre cas d'auto-guérison de la maladie de Parkinson.
 

 

2°  Il s'agit d'un patient qui a suivi la formation  complète en Biologie-Totale et qui se confie en séance :

il doute de l'avenir de son couple car il croit que sa femme n'est pas ouverte aux principes de la Biologie-Totale et il a l'impression qu'il ne peut rien partager avec elle sur ce plan. A la question posée de savoir sur quoi il se base pour dire cela, il livre alors l'exemple vécu suivant ; sa femme lui avait demandé ce que voulait dire un certain symptôme dont elle souffrait. Ne connaissant pas le "décodage de mémoire", il croit bien faire en montrant à sa femme le décodage "ad hoc" présent dans un livre. Après lecture, elle lui a répondu que ce texte ne lui parlait pas et lui de conclure "qu'elle n'est pas ouverte à la Biologie-Totale".

 

En fait, elle avait bien une demande, ce qui signifie bien qu'elle est ouverte à la Biologie-Totale, mais que la manière utilisée et le cadre ne lui convenait pas. C'est sans doute cette manière de faire qu'il aurait fallu que, d'emblée, ce patient "décode" ; mieux aurait donc valu qu'animé des meilleures intentions du monde (dont certes l'enfer est pavé), il ne livre aucun décodage, qu'il soit repris d'un livre, rendu pas sa mémoire ou de sa propre "trouvaille" et surtout donc, parce que lié affectivement à elle, il s'abstienne de jouer un tel rôle et ait l'humilité de l'inviter en en soulignant l'importance de consulter quelqu'un d'autre.
 

Mais il est de toutes façons inapproprié de faire de la thérapie en couple : l'un jouant donc au thérapeute, car cela rompt l'équilibre entre les partenaires en plaçant l'un en situation de connaissance supérieure à propos de l'autre et donc ouvre l'accès un à un jeu de pouvoir interne tout à fait destructeur. 

Dans tous les cas comme thérapeute "autorisé", il s'agit non pas d'imposer, il s'agit non pas d'imposer, voire de suggérer quelque décodage que ce soit, mais bien de poser à la personne les questions appropriées qui vont l'amener à découvrir par elle-même la signification de son symptôme ("saint-homme"). Certains diront que cela marche parfois de jouer au "vogelpick" ; le vogelpick, c'est le jeu de fléchettes "à la belge" et donc par extension (pour les maladroits) où le hasard prévaut  : "au petit bonheur la chance". Ils ne se rendent alors pas compte quels risques iatrogènes ils font courir au patient.

 

 

SUITE DU DOSSIER (Témoignages) ICI

Panneau de sécurité  "risque biologique" :

voici le panneau à apposer désormais chez les praticiens en décodage "biologique" sauvage & iatrogène.
(Le symbole utilisé est reconnu par la plupart des autorisées européennes )
 

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« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. »
Martin Luther King  
 

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que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

Nous ne laisserons pas confisquer par les partisans de telles approches iatrogènes

les essentielles découvertes relatives à l'interdépendance du psychisme et du physique

et dont l'accompagnement thérapeutique devrait être réservé

à des psychothérapeutes aguerris, nantis et usagers des plus hautes éthique et déontologie,

 pour être considérés comme dignes de porter ce titre.

 

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Ce qui expliquerait la survenance des maladies :

Ce qui se passe lorsque la peur de... (exemple : attraper une maladie) ne se résout pas.

Un cas surprenant : un cytomégalovirus qui fait une volte-face étonnante !

Exemple de guérison avec l'aide de la psychobiologie (col de l'utérus)

D'autres cas de mal-à-dire qui se forgent dans le ventre maternel.

Les hamsters enfumés (tabac) attrapent-ils le cancer

Le cerf qui perd son territoire et l'infarctus ?

"Le langage de la guérison" (J.-J. Crèvecoeur)

Ce qui se passe lorsqu'une brebis s'égare.

Ne vous agrippez pas à la grippe !

 

 

 

Là où la psychobiologie moderne rentre en résonance avec les médecines primitives :

       "Que notre vie intérieure s’enlaidisse et nous risquons fort de tomber malades ? (...)

 On sait bien que les traumatismes affectifs, les ruptures, les non-dits graves, les amertumes, les haines…

         sont autant de “laideurs intérieures”, qui provoquent notamment des cancers" :

"Les Clés de la santé indigène" (Jean-Pierre Barou & Sylvie Crossman aux éd. Balland)

 

En savoir plus sur la psychobiologie.

 

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Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

¨ Dernières mises à jour    ¨¨Toutes dernières mises à jour

VOIR LE RESUME DE CETTE PAGE

 

Nota bene à l'usage de ceux qu'une telle page offusquerait

Sur quels faits et constatations reposent le contenu de cette page.

Claude Sabbah me téléphone et sort (enfin) de son silence

Rencontre avec Claude Sabbah  à sa demande  (1/5/08)

La Biologie-Totale est en train de se couvrir d'une regrettable réputation de dérives de type sectaire

Choix incongru de l'appellation "Biologie-Totale ..."   (15/6/08)

Que pensez des thérapies comportementales ?

e Dr Hamer et la compréhension des maladies

Les fondements scientifiques de la Biologie-Totale existent-ils ?(15/6/08)

¨¨ Pratique médicale : "Art de guérir" + Biologie-Totale = illégalité flagrante (15/7/08)

L'importance du "Primum nil nocere"

Balancer des décodages ou comment faire fuir les patients

La dimension psychothérapeutique versus Biologie-Totale.

Pourquoi ne pas balancer de décodages

Le patient sait mieux que le thérapeute

Exemples concrets qui le démontrent

¨¨ Pourquoi préférer les termes de psychobiologie ou psychosomatique.
Les risques de "basculer" trop vite dans la guérison

S'installer thérapeute après une formation en décodage ?

Les risques d'une approche en 'décodage'

Les carences criantes des formations en Biologie-Totale

Admission inacceptable de patients gravement atteints dans les séminaires de Biologie-Totale

"N'importe qui peut se réclamer de la Biologie-Totale ou de la Médecine nouvelle"

Face aux médias : la politique du "courage, fuyons" !

Qu'aurait pu faire Biologie-Totale pour éviter de telles dérives ?

Conflit / décodage "biologique" ou "psychobiologique" ?

La diffusion actuelle de la Biologie-Totale à tous vents est-elle vraiment utile ?

Ce qui serait approprié que les personnes 'formées' à la Biologie-Totale fassent.

La fin ne saurait ici encore justifier les moyens

Le cas filmé d'un ancien médecin s'adonnant à de la thérapie sauvage

Où trouver l'échec de la "déprogrammation biologique" selon Claude Sabbah

¨¨ Un thérapeute pratiquant le "décodage biologique" a été condamné (27/09/2011 - actualisé le 5/11/2011)

Exemples vécus traumatisants.

JE DIS NON A LA BIOLOGIE-TOTALE !

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NOTA BENE pour ceux qui s'offusqueraient du fait que je puisse, ici, réagir de la sorte, en dénonçant l'attitude de certains et trop nombreux thérapeutes se réclamant de la Biologie-Totale ou de ce type d'approche, dans ce qu'ils se rendent coupables de pratiques qui s'apparentent (manifestement) à des dérives de type sectaire.

Ce dont ces lecteurs ne se rendent / rendraient d'abord pas bien compte, c'est qu'en tant que psychothérapeute intégrant notamment les enseignements de la psychobiologie, où puise aussi la Biologie-Totale, je suis d'une part, témoin des doléances de patients souvent traumatisés suite au fait d'avoir confié leur santé dans les mains de véritables apprentis sorciers que je nomme bétéistes, d'autre part, j'ai trop souvent à déplorer et a souffrir de la méfiance, voire de l'hostilité et des amalgames qui sont alors le fait de certains patients, auditeurs de conférences ou participants à des stages, et qui fustigent, souvent sans appel, (ne me connaissant pas encore le type de mode d'emploi pour une utilisation appropriée de telles connaissance), les approches qui touchent au (auto-)décodage psychobiologique (un thérapeute digne de ce nom ne devant pas "décoder" à la place du patient mais plutôt faciliter un tel processus chez lui et le plus naturellement possible pour qu'il puisse en  tirer tout le bénéfice, plus rapidement, du processus vers la guérison).

Certes, ils le font, forts de leur propres expériences personnelles souvent désastreuses ou de ce qu'ils ont entendu dire à ce sujet et principalement à propos de la Biologie-Totale, avec témoignages souvent poignants à l'appui ; comme on le verra largement dans le long texte qui suit, la diffusion et l'exercice de la Biologie-Totale, en l'état, ont, effectivement, des effets pervers sur la pratique de l'accompagnement thérapeutique (ce qui est alors largement relégué par les médias et vu la culture diabolisante ambiante certes rarement d'une manière toute à fait objective) et sur l'image qu'elles offrent, par conséquent, dans le grand public ; cela constitue autant de freins à leur recours et, par voie de conséquence, font un grand tort par rapport au rôle indéniablement positif que les psychothérapies dignes de ce nom peuvent apporter dans l'amélioration de la santé publique, vu leur efficacité et qui n'est plus à démontrer,  notamment dans le domaine de la santé.

Ma position concernant la Biologie-Totale n'a pas bougé depuis le départ : la version précédente du présent texte se terminait bien par ce qui suit (qui montre que je la refusais déjà dès le départ en 2003 ; c'est pour des raisons de clarté et de cohérence que le titre comme le texte ont été ici adaptés) : "Bien après avoir rédigé ce texte, je découvrais l'excellent livre du Dr André Moreau neuropsychiatre ("Autothérapie assistée") et j'y lisais que, pour lui, "oui, mais" = "non" ; je suis assez d'accord avec cette interprétation : maintenant pour moi, je dis NON à la Biologie Totale, à la lumière des dérives constatées encore de la part de "thérapeutes en décodage biologique" versus Biologie Totale (très "embêtés" d'ailleurs !)." Conscient de mes devoirs personnels pour ne pas me ranger du côté de ceux que fustigeait Einstein et qui "regardent et laissent faire" "ceux qui font le mal", ma prise de position me vaut des animosités dont les formes atteignent souvent d'abjectes sommets sur les forums (certains "ont a les armes qu'ils peuvent" lorsqu'il sont en fait à court de vrais arguments). Voici ce qu'un personnage célèbre m'écrivait à ce propos, dans une réponse qu’il m’a communiqué à une personne qui lui avait écrit en s’attaquant à moi :

« (…) concernant Baudouin Labrique, je pense que ses intentions sont bonnes. Dans le sens où son souci est que les patients soient traités le mieux possible (ou le moins mal possible). Et au nom de cela, Baudouin dénonce toute une série de dérives dans les approches, dans les théories et dans les pratiques thérapeutiques. C’est un rôle ingrat qu’il s’est donné, mais salutaire. Je n’ai pas l’énergie qu’il a pour passer des heures et des jours à polémiquer, comme il le fait » (10/08).
 

Voici un autre témoignage posté sur le forum de Biologie-Totale sur YahooGroupes où sévissent quelques Bétéistes indécrottables :

"Tout doit être dit ! Sur tous les fronts et c'est en cela que j'approuve les alertes de Monsieur Baudouin Labrique. En attendant il choque beaucoup de monde. Je me demande pourquoi, car en tant que profane quand je le lis, j'ai la confiance qui s'enracine encore plus dans ces nouvelles thérapies, par contre quand je lis des décodages sur ce forum ou ailleurs, je me demande dans quel monde je suis, c'est des fois très très fantaisistes à mes yeux bien sur ! Bref cela ne me donne absolument pas envie d'y croire et à chaque fois je me demande aussi ce que peuvent en faire ceux qui posent les questions et qui ne reviennent jamais dire la suite de leurs démarches." (23/10/08)

¨¨ Un administrateur-modérateur d'un forum consacré à la Biologie-Totale prend également position par rapport à la croisade de conscientisation que je poursuis notamment sur son forum, pour éviter qu'ils s'y produisent encore des dérives analogues à celles que je fustige plus bas :

"Je remercie Baudouin pour ses remarques sur l'accompagnement thérapeutique qui doit encadrer toute recherche. Il va de soi que les conseils sauvages, les pistes proposés, les idées bonnes ou mauvaises sur internet sont à relativiser et à prendre avec circonspection et peuvent créer plus de tord ou de stress que de bien, j'en suis conscient." (30/11/08)
 

Enfin, à ce jour malgré ma proposition (répétée) de le faire, ni Claude Sabbah, ni quelqu'autre personne qui serait visée dans ce long article n'a pris la peine de m'envoyer un droit de réponse : "courage fuyons" ou "qui ne dit mot consent"


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