Constellations familiales, oui mais...

 

                © Anne de Vreught

 

Spécialement destiné à ceux qui n'ont pas été satisfaits de leur participation à des Constellations (très différentes des Constellations Familiales Intégratives) ou qui auraient reçu des échos négatifs de cette pratique, le texte qui suit leur permettra de comprendre les raisons de tels échecs ; il leur est aussi conseillé de prendre connaissance de la rubrique complémentaire : Constellations, autant savoir !  Voir aussi ce qui a déjà été observé par rapport au "syndrome du jumeau-fantôme".

Anne De Vreught a aussi participé à l'écriture du chapitre consacré aux Constellations familiales dans le livre Quand les thérapeutes dérapent.

 

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

Bert Hellinger, moi et les Constellations familiales

Les dangers de l’interventionnisme

Faire confiance aux figurants et à ce qui se passe

En quoi des phrases toutes faites peuvent ne pas convenir

Interdire l’expression des émotions ?

Effets pervers des règles appliquées de manière trop rigide

Exemple concernant l’adoption

“Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi”

L'animateur a-t-il la solution pour les patients ?

Qui ne veut pas se plier à la solution ne veut pas résoudre le problème qu’il amène ?

 Pourquoi constellations familiales “intégratives”

Questions posées par l'animateur en CF

Relation avec la famille après une CF

Arrêter une constellation en cours ?

Que faire face à des "résistances" ?

Nombre de participants approprié

Processus à suivre en Constellations familiales intégratives

Raisons d'un tel processus

Quid de la méthode des constellations familiales “selon” Bert Hellinger ?

 

 

 

Témoignages reçus suite à la lecture de cette page

 

"Merci merci pour ce beau texte de Anne sur les C.F. j aurais voulu l'avoir écrit car je suis d 'accord à 100% sur tout ce qui est dit mais je n ai pas encore assez confiance en moi pour déclarer officiellement "tuer le père".... j'anime des C.F. depuis l'été dernier avec une amie et nous travaillons comme Anne sans trop nous en vanter. Nous avons heureusement été formées par Gilles Placet de Nice qui vient faire des formations au Québec, il a l'empathie et la connaissance utiles (bien qu'il fasse de plus en plus des séminaires de plus de 40 personnes !!)... Je ne peux pas dire que j'ai réellement été "formée" mais j'ai beaucoup travaillé à travers diverses approches et nous avons un groupe de pratique avec les autres étudiants, cela nous a fait beaucoup avancer."

 

"Merci milles fois de ce texte sur la pratique des actes en C.F. Je viens justement de rompre avec un maître à penser trop directif pour moi. Il a touché en plein dans ce qui me faisait souffrir et puis du coup m'a complètement lâché, car je montrais des résistances. Je crois que j'étais en plain travail, mais lui a plutôt jugé que je manquais de volonté, ou quelque chose du genre. Pire, a suggéré qu'il savait que je n'y arriverais pas. Alors j'ai osé remettre son jugement en question et j'ai dû quitter le groupe.
Votre texte m'éclaire et m'amène à accepter la sagesse de mon propre esprit qui m'a tiré de là
."

 

"Je viens de lire votre article sur les Constellations familiales. Je voulais vous dire que j'ai beaucoup apprécié votre point de vue "Oui, mais..." et toutes les informations que vous y donnez concordent avec ce que j'avais observé d'une animatrice "dérapeute" pour reprendre vos termes. Ca me redonne une bonne image de la constellation, grâce à votre article qui pose des vérités. Bonne continuation."
 

"J'ai découvert votre site et j'ai trouvé votre approche des constellations familiales intéressantes à plus d'un titre. D'abord, vous osez vous démarquer de l'empreinte de B. Hellinger . Ensuite, vous semblez partisane d'une réelle écoute et non du forcing habituel maintenant à ce genre de thérapie."

 

 

 

  

Bert Hellinger est à l’origine de la méthode des Constellations Familiales. Le principe en est a priori bon mais je ne puis adhérer à la manière dont elle est bien trop souvent mise en œuvre. C’est pourquoi je voudrais par le présent texte présenter ma manière de travailler en Constellations Familiales et par là même me distinguer de la méthode originale. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’appelle les constellations familiales que je pratique “Constellations Familiales Intégratives” (CFI) et que je ne me revendique jamais de l’école de Bert Hellinger. Je tiens à ne pas être associée à la manière dont les élèves de Bert Hellinger mettent généralement en pratique la méthode ; c’est la raison pour laquelle je ne fais pas partie d’une association regroupant les praticiens en constellations familiales qui se prétendent de Bert Hellinger, comme la COFASY par exemple. J’applique personnellement en constellations les mêmes principes qu’en psychothérapie de manière générale : le respect de chacun, l’humilité, le non-jugement, le respect de là où la personne se trouve, faire accoucher la personne à son rythme à elle, sans rien imposer (le patient dit tout, sait tout consciemment ou inconsciemment, à nous, psychothérapeutes, de lui permettre par nos questions et notre attitude juste d’identifier par lui-même la ou les causes de ses problèmes et de mettre en œuvre sa solution).

 

N.B. Ce texte a été écrit au temps où je pratiquais encore les CFI en groupe. Ce qui y est dit est toujours valable, mais je pratique dorénavant en séances individuelles (voir texte Du groupe à l'individuel).

 

 

Les dangers de l’interventionnisme thérapeutique

Certains animateurs de constellations familiales (CF) agissent de manière interventionniste, c.-à-d., par exemple, qu’ils imposent aux figurants de bouger de place ou de dire certaines phrases bien précises, ce à quoi les figurants n’osent généralement pas s’opposer étant donné qu’ils sont là comme patients et donc fragilisés car en demande face à quelqu’un, l’animateur, qui représente comme une autorité.

Dans une telle situation, le figurant risque de ressentir différents conflits intérieurs : soumission - colère – "je ne compte pas" , ..., donc il risque de se sentir mal, parfois même sans savoir pourquoi. Il pourrait aussi se bloquer au niveau du ressenti, ne plus faire confiance à ses ressentis, alors que le travail des constellations est basé sur l’expression des ressentis, qui par essence sont de nature à libérer la mémoire émotionnelle.

L’animateur de constellations familiales a selon moi un rôle de psychothérapeute et se doit dès lors de se comporter en tant que thérapeute digne de ce nom : il ne peut rien imposer. Il n’a pas le droit dans sa fonction de personne en qui le patient fait confiance de susciter chez ce dernier des conflits. Cela risque d’entamer la confiance du patient en lui et par voie de conséquence dans les autres thérapeutes aussi, ce qui pourrait l’enfermer dans ses conflits et il pourrait se sentir abandonné, trahi, ...

Dans ces conditions d’interventionnisme, le patient ne se sent pas autorisé à exprimer ce qu’il ressent par rapport à l’attitude de l’animateur et repart du stage ou d’une séance, avec un malaise, une souffrance, ce qui est inadmissible lorsqu’on est dans un processus psychothérapeutique.

 

Je ne procède aucunement de la sorte : qui suis-je pour savoir exactement ce que chacun sent être la bonne chose, la bonne place, la chose appropriée à dire à chaque instant ?

Parfois, il arrive que je propose quelque chose à exprimer, mais je précise bien que cela peut être cette phrase-là ou quelque chose du même genre, peut-être avec d’autres mots ... Je laisse la personne libre en fonction de ce qu’elle ressent. Si elle dit une phrase qui ressemble à la phrase que j’ai proposée mais que cette phrase n’a pas le même sens, je peux éventuellement lui en faire prendre conscience et je peux alors me rendre compte aussi de ce qui coince éventuellement ou de là où la personne se trouve à ce moment-là, ce qui permettra peut-être de faire autre chose qui fera avancer les choses dans la constellation.

Peut-être le figurant a-t-il besoin d’un peu plus de temps ou que d’autres choses se fassent avant de pouvoir faire ou dire quelque chose. Cela est à respecter. Ce n’est d’ailleurs que quand ce besoin est respecté que le travail est véritablement efficace, sinon c’est comme si une étape avait manqué, le résultat ne peut s’intégrer. Le figurant a dit une phrase mais ne l’a pas ressentie. Cela peut n’avoir aucun effet. C’est comme si on demandait à quelqu’un de plonger dans la grande profondeur alors qu’il apprend juste à nager. Laissons-lui acquérir tous les moyens, toutes les ressources dont il a besoin pour avancer.

Pour le thérapeute, il s’agit là de faire confiance aux figurants et à ce qui se passe, comme dans tout processus psychothérapeutique; ne se montrera que ce qui peut se montrer, se vivre en fonction de là où se trouve le constellant. Si le figurant “bloque” à un moment donné, c’est à respecter, pas à juger, ni à forcer. Et si le constellant a choisi ce figurant-là au départ, c’est qu’il avait besoin de cette personne-là avec ce blocage-là étant donné sa propre situation. Ici encore, aucune pression ne peut être exercée ni sur le figurant, ni sur le constellant.

 

Ainsi, lors d’une journée de CFI que j’organisais, un des figurants était une personne qui suivait en parallèle une formation en CF dans un centre en Belgique. Elle est choisie comme figurante et dit à la constellante qui a pris sa place dans sa constellation une phrase type apprise lors de la formation. La constellante lui a alors répondu qu’elle entendait cette phrase avec sa tête, mais que cela ne lui parlait pas à ses “tripes” et ne l’aidait donc nullement.

Ces phrases toutes faites ne peuvent convenir dans tous les cas, nous sommes tous différents. Exemple de ce genre de phrase : je te laisse ton destin et je vais vers le mien ou encore je prends la vie au prix où elle t’a coûté.

Ce que je fais personnellement, c’est proposer une phrase tout en prenant beaucoup de précautions, c.-à-d. que je préviens la personne qu’elle peut aussi dire cette phrase comme elle le sent ou qu’elle peut dire quelque chose comme cela. Et si la personne dit une phrase qui ressemble mais qui ne voudrait pas dire la même chose, moi en tant qu’animatrice, je prends alors conscience de ce avec quoi cette personne est à ce moment-là, de ce qui bloque, du conflit. Alors, il devient possible d’aller plus loin en faisant quelque chose par rapport à ce qu’on vient de découvrir ou d’entendre.

Exemple : un figurant représente quelqu’un qui a perdu sa mère en couches. Après qu’il ait exprimé différentes choses à sa mère, je lui propose, alors qu’il semble bloqué, de dire quelque chose comme “je prends la vie au prix où elle t’a coûté”, avec ses propres mots, et il dit : “Je prends ta vie”. Il réalise alors qu’il croit au fond de lui-même qu’il a pris la vie de sa mère, qu’elle est morte et lui vivant, ce pourquoi il se culpabilise. Il a donc été nécessaire, avant toute chose, de faire quelque chose par rapport à cette culpabilité qui le bloque pour toute autre action.

Si je l’avais forcé à dire la phrase proposée malgré tout, la culpabilité serait restée en lui, non exprimée, non solutionnée et le travail n’aurait pas été efficace.

Tout ce processus peut prendre pas mal de temps. Certains animateurs font une dizaine voire une quinzaine de constellations sur une journée. Pas étonnant alors, s’ils imposent les solutions, les phrases à dire et les mouvements à opérer. Certains animateurs, dont Bert Hellinger, vont jusqu’à, dans certains cas, interdire l’expression des émotions.

Exemple repris du livre “Les fondements de l’amour dans le couple et la famille” de Bert Hellinger (p. 67) : Il s’agit d’un homme, Robert, qui a perdu sa plus jeune sœur à l’âge de 3 ans. Bert Hellinger propose à cet homme de dire : “Chère Adelheid (NDLR : sa sœur)”, répète après moi... (Robert sanglote). Hellinger : “Ce que tu fais maintenant n’est pas bon pour ta sœur. En se comportant de la sorte, il accentue le tragique de la situation. Il fait comme si la mort de sa sœur devait aussi entraîner sa propre mort. Sa tristesse aggrave le sort de sa sœur....

C’est l’expression de l’émotion qui libère; si cette tristesse est en lui, il faut qu’elle sorte, sinon cela peut devenir une bombe à retardement.

Personnellement, je laisse la place au ressenti jusqu’au bout, parce que c’est là que le constellant va être touché, dans ses émotions, dans ses tripes, et c’est là que le travail est efficace. Ceci ne peut se faire en quelques minutes mais prend facilement 1h30 voire 2h. Sur une journée, il ne m’est donc possible que de faire 4 ou 5 constellations !

 

 

Effets pervers des règles appliquées de manière trop rigide

 

Selon ce que Bert Hellinger écrit dans ses livres, dans tout système social (la société, la famille, une entreprise, ...), il y a des règles, ce qui est vrai, sinon aucun de ces systèmes ne pourrait fonctionner, ce serait l’anarchie.

En revanche, les règles qu’il dégage par rapport à la famille me semblent trop rigides. Les groupes évoluent et chacun des groupes y va de son interprétation en rapport avec son propre vécu. On ne peut donc pas prétendre que ces règles sont stricto sensu les mêmes dans tous les groupes et dès lors qu’il faut les appliquer telles quelles dans tous les groupes. Qui sommes-nous en tant que psychothérapeutes ou animateurs de CF pour imposer de telles règles valables partout ; en CFI, ces règles et la solution au conflit se montreront de toute façon d’elles-mêmes, faisons-y confiance.

 

Pour être plus claire, voici un exemple concernant l’adoption.

Extrait du livre “Les fondements de l’amour dans le couple et la famille” de Bert Hellinger (p. 369) :

L’adoption n’est la bonne solution que lorsque personne d’autre n’a pu prendre l’enfant en charge. A sa naissance, l’enfant n’a pas seulement des parents.... Qu’en est-il des grands-parents, des tantes, des oncles ? C’est à eux qu’il faut tout d’abord s’adresser et ce n’est que lorsqu’aucune de ces personnes-là n’est en mesure d’intervenir que d’autres peuvent prendre leur place. Alors l’adoption est justifiée et elle a de la grandeur. Pourtant, même dans ce cas, il est préférable de mettre l’enfant en nourrice.

L’adoption va trop loin et elle n’est pas indispensable à l’enfant. Qu’apporte l’adoption à l’enfant que ne ferait une nourrice ? Dans une famille d’accueil, tout se passe de façon plus humble et les difficultés qui apparaissent peuvent être résolues plus modestement.”

De plus, il promulgue qu’un “enfant adopté à la légère” “se vengera de ses parents adoptifs ...... pour avoir été enlevé de son clan familial” (même livre que ci-dessus, p. 370) ou encore que le prix à payer sera de “sacrifier le partenaire ou un enfant qui sera né du couple” (p. 369).

Si on fait une constellation pour un enfant adopté et qu’on applique cette règle à la lettre, on risquerait d’assister à de nombreux drames. C’est comme si cet enfant n’avait alors plus de choix personnel. Il doit suivre la solution imposée par le maître à penser, au risque de se sentir mal car la solution ne lui conviendrait pas, mais il ne peut toutefois pas s’en dégager car “le maître sait”. Ce qui vient en résonance souffrante avec ce qui a été imposé arbitrairement dans l’éducation et qui ne tenait pas compte des besoins de la personne et qui se cache par exemple sous des phrases comme “c’est pour ton bien” ou “je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi”.

C’est comme quand un médecin (une autorité dans le monde médical) donne un pronostic à un patient quant au temps qu’il lui reste à vivre étant donné sa maladie. Le patient peut éprouver de la difficulté à se détacher de ce pronostic car le médecin est réputé savoir dans ce domaine-là et le patient ne pourra alors que réaliser les dires du médecin qu’il a cru (on crée ce qu’on croit).

Il est difficile aussi pour le patient qui entend la solution péremptoire d’un animateur en CF de s’en détacher ou de vivre bien le fait qu’il s’en soit détaché, car l’animateur de CF représente une autorité en la matière, quand il se comporte comme un maître à penser.

 

Je veille à ne jamais me comporter comme ayant la solution pour les patients, j’ai le souci de faire preuve le plus possible d’humilité; je les amène à découvrir quelle est la leur, ce qui leur permet de s’autonomiser et dès lors de ne pas dépendre de moi ni plus de qui que ce soit quand il s’agit de la direction de leur vie, conformément à la manière de pratiquer une psychothérapie digne de ce nom.

 

Dans une constellation pour un tel enfant adopté, la solution appropriée se manifestera d’office et elle n’est pas la même pour chaque enfant adopté. Les figurants ne peuvent montrer que la solution adaptée au cas présenté puisqu’ils sont connectés à cette personne et à sa famille pour qui on travaille, c’est un des principes mêmes des CF (communication de cerveau à cerveau).

 

Il n’existe pas de solutions standards pour tous les cas en apparence similaires, à nous en tant qu’animateurs de déployer tous nos moyens pour laisser émerger la solution appropriée à la personne qui nous consulte. Cela vaut en CFI mais aussi en psychothérapie de manière générale. C’est là, à mon sens, l’attitude juste, respectueuse et humble d’un psychothérapeute qui se doit de toujours rester dans une relation d’aide.

 

Par ailleurs, suivant ce qu’on peut apprendre dans ses livres, Bert Hellinger prétend aussi que celui qui ne veut pas se plier à sa solution ne veut pas résoudre le problème qu’il amène.

Extrait du livre “Les fondements de l’amour dans le couple et la famille” de Bert Hellinger (p. 83-84) :

1er exemple : “Ute : .... j’ai des douleurs permanentes dans le dos.

Hellinger : Du point de vue psychologique, les douleurs dans le dos ont toujours le même signification et sont faciles à guérir: il suffit de s’incliner profondément.....

Ute : Je le ferais volontiers, mais je me sens encore trop en colère.

Hellinger : C’est vraiment une grande erreur de croire que les clients veulent résoudre leurs problèmes. Bien souvent ils ne veulent que confirmer leur problème et nous en voyons là un bel exemple.”.....

2e exemple : “Leo : .... avec mes parents j’ai le sentiment ..... d’avoir deux enfants de plus......

Hellinger : tu es bien hautain dans ta façon de parler.

Leo : Mais je me demande si ce n’est pas ma famille qui me rend comme ça....

Hellinger : Tu veux m’amener à accepter ton interprétation.....

Hellinger s’adressant au groupe : Vous avez vu l’expression de son visage. Il ne veut pas la solution. C’est pourquoi je n’irai pas plus loin.”

 

La solution que lui préconise est-elle vraiment la meilleure pour le patient ? C’est à ce dernier et à ses représentants, aidés par l’animateur, à dégager progressivement la solution.

Dans ma manière de travailler, au lieu de poser un jugement péremptoire et d’arrêter le travail, je vais plutôt mettre en place la famille, pour déterminer la solution adaptée au patient ou pour déterminer ce qui empêche le patient d’aller vers sa solution. Je ne le laisse pas tomber, même si j’entends des résistances. Et si, à la fin de la constellation, quelque chose coince encore, je propose à la personne un accompagnement en séance individuelle pour découvrir ce qui bloque, ce qui l’empêche d’aller vers sa solution. C’est tout le travail sur les résistances, dont il faut toujours tenir compte dans tout processus psychothérapeutique. A nous, comme psychothérapeutes, à aider cette personne à identifier cette résistance et à s’en débarrasser à sa manière en l’assistant au mieux pour ce faire. Ce n’est qu’après ce travail, que le patient peut se diriger vers sa solution.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai appelé mes constellations familiales “intégratives”, car elles nécessitent selon moi un accompagnement, elles sont à intégrer dans un travail psychothérapeutique global, elles ne sont pas une thérapie en soi.

Il me semble même parfois problématique de laisser la personne seule, c.-à-d. sans suivi, après une constellation. Elle peut avoir vécu des choses très fortes pendant sa constellation, s’être posé différentes questions, ne pas avoir compris certaines choses; la laisser avec tout ça pourrait parfois la fragiliser. La séance individuelle que je préconise après la constellation permet d’apporter des réponses à ces questions, d’exprimer ce qu’elle a vécu durant le travail, de s’en libérer et parfois même d’aller plus loin dans la compréhension de tout ce qui s’est montré dans la constellation et ainsi de rendre plus efficace encore le travail qui y est réalisé.

 

J’ai ainsi reçu en séance individuelle un patient qui avait participé à une journée de CF selon Bert Hellinger comme figurant et y avait vécu un rôle particulièrement éprouvant. Il a mis plusieurs jours à s’en remettre, car l’animateur ne faisait pas de séances individuelles. Conséquence : il ne voulait plus recommencer une telle expérience traumatisante. Quand il a appris que je mettais en place tout un processus d’accompagnement, il a pu reprendre confiance en la méthode des CFI cette fois et profiter de ses bénéfices.

 

 

Questions posées par l’animateur en début de CF

 

La plupart des animateurs de CF ne connaissent pas suffisamment l’histoire personnelle et familiale du constellant et lui posent dès lors des questions juste avant de procéder à sa constellation et ce, devant les figurants (événements traumatisants dans sa famille, par exemple).

 

D’une part, l’animateur entend alors un élément de l’histoire familiale supposé avoir eu des effets sur le constellant et détermine en fonction de cela les membres de la famille à placer. Il risque d’orienter ainsi le travail, dont il présuppose l’origine intellectuellement.

 

D’autre part, les figurants ayant eux aussi entendu l’histoire familiale du constellant risquent de ne plus laisser venir leurs ressentis de manière objective mais bien d’exprimer des choses en fonction de ce qu’ils ont entendu, ce qui passe donc par leur mental, leur intellect.

 

Personne ne peut savoir, outre le constellant lui-même, quelle est l’origine précise de sa problématique car le ressenti de chacun dans un même événement peut être fort différent.

 

Avec ce genre de pratique, on risque bien souvent d’être “à côté de la plaque” et de ne pas travailler du tout au niveau du ressenti mais de l’intellect, ce qui n’aura aucun effet, laissant le constellant sur sa faim : il a peut-être dans le meilleur des cas compris quelque chose mais rien ne s’est dégagé, car il n’a pas pu être touché profondément par ce qui s’est montré devant lui.

 

Personnellement, je rencontre le futur constellant en séance individuelle avant afin de connaître son histoire et ne pas devoir l’interroger devant les figurants. Au moment de sa constellation, il se limite à exprimer en bref le problème qu’il veut résoudre.

Les figurants ne peuvent alors que compter sur leurs ressentis et non sur leur mental.

Personnellement, en tant qu’animatrice, j’ai l’histoire du constellant en mémoire, je laisse se montrer ce qui se montre en n’ayant aucun a priori quant à l’origine et petit à petit nous arrivons à identifier où se situe l’origine du problème, à qui il est lié, ... Ce sont les ressentis qui nous ont amenés à régler les choses, alors le travail s’opère en profondeur.

 

 

Relation avec la famille après une CF

 

Certains détracteurs des CF prétendent que les participants à des CF se détournent de leur famille après une constellation.

 

Si l’animateur impose la séparation comme si c’était la solution, le patient risque effectivement de ne plus se sentir bien avec sa famille, de sentir un malaise car il se sent comme écartelé entre cette solution imposée (qui ne lui correspond pas mais il n’en a pas clairement conscience) et ce qu’il sent être juste pour lui. Comme un patient est toujours en position de fragilité puisqu’il vient avec son conflit pour y trouver une solution, il risque d’avoir tendance à appliquer la solution imposée, n’ayant par rapport à son conflit aucun sens critique puisqu’il est dedans.

Le thérapeute se doit donc de ne pas jouer au sauveur, au maître à penser, au risque sinon de fragiliser le patient encore plus et de le rendre dépendant, ce qui va à l’encontre d’un processus psychothérapeutique digne de ce nom.

 

De la façon dont je procède en CFI, la solution se dégage d’elle-même au fil des ressentis exprimés et des mouvements qui se sont opérés. Rien n’est imposé. Le constellant lui-même peut, une fois qu’il prend sa place dans sa constellation, exprimer encore des choses, modifier la place de certains ou sa place en fonction de ce qu’il sent être juste pour lui.

La solution qui se dégage ainsi peut amener le constellant à voir sa famille d’un tout autre œil et, par exemple, à ne plus lui en vouloir. Dans ce cas, c’est tout le contraire qui se produit, les liens affectifs entre les membres de la famille et lui peuvent se resserrer, devenir plus harmonieux.

Parfois aussi, cette solution consiste pour le constellant à faire le deuil de la famille qu’il aurait voulu avoir et dès lors à progressivement et tout en douceur ne plus avoir d’attentes précises et pressantes par rapport à elle, en se détachant d’une dépendance affective pour devenir plus autonome. Il peut alors choisir de sa propre initiative, sans aucune allusion ou pression de ma part, de ne plus avoir de contact avec sa famille ou de les limiter ou de modifier les rapports ou sa manière de se comporter... Son bonheur peut être en dehors de sa famille d’origine, il se peut qu’il ne puisse pas le trouver là. Alors, va-t-il continuer à attendre quelque chose qui ne peut venir de sa famille et continuer ainsi à souffrir ? La solution pour lui se situe éventuellement en dehors de cette famille.

La famille peut alors mal le vivre et préférer accuser la méthode, ou un thérapeute, en tout cas un élément extérieur, plutôt que de se rendre compte que cette personne ne fait, par exemple, que “sauver sa peau”, qu’elle va enfin vers SA vie, son bonheur, même si cela est contraire à ce que eux auraient voulu et ce, ayant guéri de son sentiment de culpabilité.

 

 

Arrêter une constellation en cours

 

Certains animateurs estimant que le travail bloque ou que la constellation a déjà suffisamment duré, décrètent la fin de la constellation pour remettre la suite à une prochaine fois.

Quelle frustration pour les participants ! Ils risquent aussi de se sentir abandonnés, lâchés. Il peut résulter de cette façon de procéder une souffrance pour le constellant, alors qu’il était venu pour se sentir mieux.

On pourrait prétendre que si le constellant vit cette souffrance dans cette situation-là, c’est que cela vient réveiller quelque chose dans son vécu antérieur et que cela peut alors être profitable. Je pense au contraire que cela peut se révéler très dommageable pour la personne en question. Le psychothérapeute doit assurer un milieu sécurisant pour les patients et pas aller appuyer lui-même là où ça fait mal chez le patient, ne pas mettre de l’huile sur le feu.

Si le patient a quand même mal malgré nos précautions, nous devons veiller à l’accompagner pour qu’il puisse régler enfin le conflit dans de bonnes conditions.

Mettre de l’huile sur le feu est un moyen trop souvent utilisé en psychothérapie sous le couvert de la provocation à dessein de résoudre la situation conflictuelle. Cela est très dangereux car le patient peut tout aussi bien se refermer sur son conflit et sur lui-même et ne plus pouvoir faire confiance à personne, pas même à un thérapeute puisqu’il s’est senti agressé dans cet accompagnement psychothérapeutique maladroit, ce qui s’assimilerait à une thérapie sauvage.

Dans de telles conditions traumatisantes dues à ce type d’accompagnement agressif, le travail en psychothérapie peut s’en trouver grandement compliqué puisque, avant même de songer à régler ses conflits, il est prioritaire de résoudre la résistance installée chez le patient de par sa mauvaise expérience avec un thérapeute et refaire à nouveau petit à petit confiance dans le processus psychothérapeutique proposé et dans celui qui l’accompagne (cf. résistances à la guérison).

 

Personnellement, je ne mettrais fin à une constellation qu’après avoir déployé toutes sortes de moyens sans aucun succès et ce, après bien 1h30 (ce qui n’est jusqu’à ce jour, jamais arrivé). Les ressentis ne progressent pas nécessairement rapidement, ils évoluent au fur et à mesure de ce qui se dit, des mouvements, des personnes qu’on rajoute, ... Tout cela ne peut se faire en un court laps de temps. Décréter la fin d’une constellation sans résultat après une si courte durée me semble dénué de tout sens étant donné qu’on travaille avec le ressenti.

Essayer de faire un maximum de constellations par jour (10 ou 15 ou plus) se fait au péril de l’efficacité et du bien-être des constellants et des figurants, ce qui est pourtant le but recherché dans tout travail psychothérapeutique.

 

Parfois aussi, en fin de journée, certains animateurs proposent de commencer une CF simplement pour identifier le problème, sans aller jusqu’à la solution, faute de temps. Le constellant est prévenu, s’il accepte, alors il ne peut rien reprocher à l’animateur.

Je m’insurge contre ce genre de pratique qui ne peut laisser le constellant que frustré, abandonné, lâché, mal dans sa peau, ayant identifié le problème (qu’il connaissait par ailleurs !) mais n’ayant pas de solution.

Si je m’engage à faire une constellation pour une personne, je me doit de toute évidence de lui fournir un travail complet et pas un demi-travail qui risque de lui procurer encore plus de malaises qu’il n’en avait au départ ! On a mis le doigt sur la blessure, qui fait mal, mais on s’interdit de la soigner sous des prétextes futiles, inhumains et anti-thérapeutiques !

 

 

Nombre de participants

 

En ce qui concerne le nombre de participants à un stage de constellations, certains organisateurs acceptent un grand nombre de personnes, le groupe se composant alors de 25 personnes, voire 50 ou même plus de 100.

Personnellement, je limite le nombre de participants à 15 et ce, pour plusieurs raisons.

L’intimité se trouve ainsi respectée. Qui aimerait voir ses problèmes jetés sur la place publique ?

Un groupe, parce qu’il est trop grand, pourrait aussi empêcher l’expression des ressentis, freinant ainsi le travail. Peu de gens aiment s’exprimer devant un grand nombre de personnes, a fortiori lorsqu’il s’agit de ressentis et d’émotions ! Pour moi, on ne peut pas faire de la psychothérapie comme un spectacle; c’est même déontologiquement inacceptable. En psychothérapie individuelle, qui accepterait qu’une autre personne soit présente sans dire aucun mot ?

Cette dernière serait bien vite ressentie comme un imposteur, un voyeur, avec le risque pour le patient de ne pas s’exprimer totalement, retenant ce qui lui semble critiquable, honteux, ... Or, c’est l’objectif de la psychothérapie que de s’exprimer sans retenue, en toute confiance.

Pour les personnes non choisies comme figurants dans un grand groupe, des spectateurs en quelque sorte, la constellation pourrait alors paraître du théâtre et les spectateurs pourraient douter de la véracité des ressentis exprimés. Dans un grand groupe, combien de chances ont-ils d’être choisis comme représentants et d’ainsi faire eux-mêmes l’expérience du ressenti dans le travail des constellations ?

En petit groupe, la plupart des personnes se retrouvent quasi chaque fois choisies, quasi personne ne reste sur sa chaise, tout le monde participe, il n’y a pas de spectateurs. C’est important pour les figurants qui travaillent plus, mais aussi pour le constellant qui se sent plus en sécurité, puisqu’il n’y a pas de voyeurisme. Je n’accepte d’ailleurs pas des personnes qui viendraient simplement pour voir. Si elles viennent, il faut qu’elles s’impliquent, c’est une question de respect du constellant. J’insiste d’ailleurs beaucoup au début de la journée sur la confidentialité et je demande à chacun un engagement à cet égard, ce qui installe alors un sentiment de sécurité pour chacun mais surtout pour les constellants (cf. feuille de recommandations remise à chaque participant en début de journée de stage avant le début du travail en constellation).

Un jour, un des participants était une femme qui accompagnait son mari pour le soutenir dans sa constellation. C’est ce qu’elle a exprimé au début de la journée. Je l’ai alors mise devant un choix en ayant pris soin de lui expliquer les tenants et aboutissants : soit elle restait et s’impliquait, soit elle partait. Elle a choisi de rester, s’est effectivement impliquée, et j’ai tout particulièrement veillé à l’accompagner pour lui permettre d’exprimer en toute sécurité et en toute confiance ses ressentis. Le voyeur indispose les gens, il est comme à l’extérieur, ce qui est intolérable, surtout pour le constellant, c’est presque ressenti comme un abus, comme si les autres se mettaient à nu et lui pas !

Quand le groupe est restreint, les participants sont généralement plus unis, plus proches l’un de l’autre, plus solidaires. Il n’y a pas de sous-groupes qui se forment. C’est comme une famille idéale !

Quand il y a trop de participants, ceux-ci sont plus dissipés, ils parlent l’un avec l’autre, sont moins attentifs, moins dedans, ce qui risque de poser problème s’ils sont choisis par après pour représenter quelqu’un de la famille du constellant.

  

Je tiens à préciser que, pour moi, les CFI ne sont pas une méthode miracle ni une méthode choc.

Elles font partie de l’ensemble du processus psychothérapeutique et permettent de la faciliter et de l’accélérer.

 

 

Processus à suivre en Constellations familiales intégratives

 

Pour optimiser les résultats d’une constellation, je préconise un certain processus, à savoir :

1)  un entretien individuel préalable à un stage Constellations Familiales Intégratives (obligatoire)

2)  une ou deux participations en tant que figurant à un stage de Constellations familiales Intégratives (1 obligatoire)

3)  une séance ultérieure à la ou aux figuration(s) (facultatif)

4)  une constellation

5)  une séance individuelle ultérieure à la constellation

6)  une figuration pour confirmer le travail effectué et déterminer ce qu’il reste éventuellement à travailler.

 

Pourquoi un tel processus ?

 

L’entretien préalable permet :

–   un premier contact entre le futur figurant ou constellant et moi-même, ce qui permet à ce dernier de se sentir plus en confiance lors du stage et d’être plus réceptif, davantage prêt

–   de se rendre compte de sa motivation et de son ouverture (dans quelle mesure est-on prêt à s’investir, ...)

–   de comprendre ce que la méthode permet et ne permet pas, ce qu’elle implique, comment elle fonctionne, ...

–   de clarifier le thème de la constellation

–   certaines prises de conscience quant à ce qu’on porte comme bagage familial, ce qui prépare à la constellation et rend plus réceptif quand on fait sa constellation.

 

La participation en tant que figurant permet de prendre contact avec la méthode et de faire l’expérience de ce que l’on peut ressentir (physiquement, émotionnellement, ...) quand on représente un membre de la famille du constellant (la personne pour qui le travail s’opère). Ce figurant l’a alors expérimenté notamment dans son corps et ne pourra dès lors pas douter de ce qui se passe devant lui lorsqu’il fera sa constellation. Les doutes étant estompés, les résultats n’en sont que meilleurs. Par ailleurs, comme le figurant n’est jamais choisi par hasard mais en fonction de son histoire, il arrive souvent qu’il se libère lui aussi de mémoires souffrantes.

 

La séance individuelle après la figuration sert à faire le bilan de ce qui a été vécu dans les différentes figurations et à en tirer les enseignements personnels et déjà libérateurs.

 

Quant à l’entretien ultérieur à une constellation, il permet une mise au point, un bilan, un ancrage. En effet, parfois, la personne qui a fait sa constellation n’a pas compris quelque chose ou quelque chose lui a échappé, ou elle a l’impression que quelque chose a manqué, ce qui représente un frein au mouvement, au changement. Un entretien ultérieur permet d’éclairer la situation, de déceler une éventuelle résistance au changement et de la lever pour enfin enclencher le mouvement guérisseur.

 

 

Conclusion

 

Tenant compte des écueils trop fréquemment rencontrés dans la méthode des constellations familiales appliquées “selon” Bert Hellinger, il faut comprendre, comme le suggère le Docteur Moreau, le “oui, mais” comme un “non”, et donc je ne peux que dire non aux constellations selon Bert Hellinger telles que la plupart de ses élèves les pratiquent.

Je me pose des questions quant à la manière dont les formations sont organisées, l’aspect psychothérapeutique semblant être oublié ou négligé.

 

J’observe qu’alors le constellateur y est comme un maître à penser, ignorant ou sortant ainsi de son rôle de psychothérapeute au sens noble du terme, c.-à-d. un rôle d’authentique maïeute (accoucheur).

Il agit alors comme quelqu’un qui forcerait le papillon à sortir de sa chrysalide, ce qui aurait pour conséquence que le papillon n’arriverait jamais à voler; il a besoin de faire l’expérience d’en sortir par lui-même pour développer ses ailes et la force de ses ailes.

A nous thérapeutes, de laisser le papillon-patient se sortir de son problème en lui mettant à disposition les outils dont il a besoin et en l’amenant à créer les conditions qui lui conviennent pour grandir et évoluer au mieux pour lui.

 

J’ai malheureusement trop souvent l’impression que la méthode des CF est comme du prêt-à-porter thérapeutique : on rentre dans la méthode, on donne au patient le costume tout fait de la méthode, à lui de s’adapter à ce costume.

Avec les Constellations Familiales Intégratives comme je les pratique, je fais du sur mesure !

 

La constellation AMORCE le mouvement de changement, de guérison,

mais elle fait partie d’un processus psychothérapeutique global !

 

Dans l'excellent livre du Dr André Moreau, neuropsychiatre ("Autothérapie assistée"), j'ai lu que, pour lui, "oui, mais" = "non" ; je suis assez d'accord avec cette interprétation :  maintenant pour moi, je dis NON aux "Constellations familiales selon Bert Hellinger", à la lumière des dérives constatées de la part de "thérapeutes en constellations familiales selon Bert Hellinger". Il est dès lors primordial que les personnes formées aux Constellations familiales attendent avant de pratiquer leur "art", d'avoir complété cette formation donc très nettement insuffisante, par une solide formation en psychothérapie basée en tous cas sur une authentique relation d'aide ; il leur faudra aussi respecter une déontologie stricte (et qui est d'ailleurs incontournable à l'exercice de toute relation d'aide thérapeutique). Enfin, il y aura aussi le devoir de faire sur soi un travail personnel continu dans le but de ne pas laisser leur propre vécu interférer sur la qualité de son rôle de thérapeute ;  pour son travail, il sera aussi incontournable d'être supervisé par un autre thérapeute aguerri, sinon le danger est la dérive "gourou" et surtout de ne pas mettre la distance suffisante entre le patient et soi, ce qui sera toujours néfaste à celui-ci : "Primum nil nocere" (d'abord ne nuire en rien" : serment d'Hippocrate). 

 

 

 

Témoignages reçus suite à la lecture de cette page

"Merci merci pour ce beau texte de Anne sur les C.F. j aurais voulu l'avoir écrit car je suis d 'accord à 100% sur tout ce qui est dit mais je n ai pas encore assez confiance en moi pour déclarer officiellement "tuer le père".... j'anime des C.F. depuis l'été dernier avec une amie et nous travaillons comme Anne sans trop nous en vanter. Nous avons heureusement été formées par Gilles Placet de Nice qui vient faire des formations au Québec, il a l'empathie et la connaissance utiles (bien qu'il fasse de plus en plus des séminaires de plus de 40 personnes !!)... Je ne peux pas dire que j'ai réellement été "formée" mais j'ai beaucoup travaillé à travers diverses approches et nous avons un groupe de pratique avec les autres étudiants, cela nous a fait beaucoup avancer."

"Merci milles fois de ce texte sur la pratique des actes en C.F. Je viens justement de rompre avec un maître à penser trop directif pour moi. Il a touché en plein dans ce qui me faisait souffrir et puis du coup m'a complètement lâché, car je montrais des résistances. Je crois que j'étais en plain travail, mais lui a plutôt jugé que je manquais de volonté, ou quelque chose du genre. Pire, a suggéré qu'il savait que je n'y arriverais pas. Alors j'ai osé remettre son jugement en question et j'ai dû quitter le groupe.
Votre texte m'éclaire et m'amène à accepter la sagesse de mon propre esprit qui m'a tiré de là
."

"J'ai découvert votre site et j'ai trouvé votre approche des constellations familiales intéressantes à plus d'un titre. D'abord, vous osez vous démarquer de l'empreinte de B. Hellinger . Ensuite, vous semblez partisane d'une réelle écoute et non du forcing habituel maintenant à ce genre de thérapie."
 

 

 

 

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TEXTES COMPLEMENTAIRES

 

D'autres exemples vécus de ce qui n'est pas approprié en Constellations : Constellations, autant savoir !

Voir aussi ce qui a déjà été observé par rapport au "syndrome du jumeau-fantôme".

J'ai appelé ces Constellations "Intégratives" ; pourquoi ?

Découvrir en quoi les Constellations constituent aussi des actes symboliques et donc de puissants outils de guérison.

Je conseille en outre un travail complémentaire de libération des mémoires énergétiques et corporelles à l’antenne de Lecher que je pratique en séance.

Plus d'informations encore, cliquez sur questions à propos des CFI

 

 

DEONTOLOGIE

La confidentialité absolue est garantie.
Tous les participants du groupe s’engagent à ne pas dévoiler le nom des personnes ayant fait leur constellation ou tout élément permettant de les identifier ultérieurement, comme le fait d’office un thérapeute.

Plus de détails sur la déontologie observée.

 

 

 

 

Déontologie

 

Nous ne nous occupons pas de médecine, même si le diagnostic posé par les médecins nous intéresse.

Nous ne faisons que de l'accompagnement psychologique. C'est la règle à laquelle nous devons nous tenir.

Nous n'interférons pas avec la médecine et ses traitements et ne donnons aucun conseil dans ce domaine.

 

Nous ne nous occupons que des conflits psychologiques des gens pour améliorer leur état psychologique -- leur mieux-être général. Les compléments alimentaires sont autorisés aussi longtemps qu'ils ne prétendent pas être des médicaments et traiter des "maladies".  Même chose pour l'accompagnement psychologique.

Nous nous occupons des conflits liés aux mal-à-dire.

Nous ne traitons pas de "maladies" et si, d'aventure, les "maladies" disparaissent,

comme cela arrive si souvent, nous en remercions le ciel.

 

C'est là notre règle.

 

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

Bert Hellinger, moi et les Constellations familiales

Les dangers de l’interventionnisme

Faire confiance aux figurants et à ce qui se passe

En quoi des phrases toutes faites peuvent ne pas convenir

Interdire l’expression des émotions ?

Effets pervers des règles appliquées de manière trop rigide

Exemple concernant l’adoption

“Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi”

L'animateur a-t-il la solution pour les patients ?

Qui ne veut pas se plier à la solution ne veut pas résoudre le problème qu’il amène ?

 Pourquoi constellations familiales “intégratives”

Questions posées par l'animateur en CF

Relation avec la famille après une CF

Arrêter une constellation en cours ?

Que faire face à des "résistances" ?

Nombre de participants approprié

Processus à suivre en Constellations familiales intégratives

Raisons d'un tel processus

Quid de la méthode des constellations familiales “selon” Bert Hellinger ?

 

 

 

 

 

 

Psychothérapeute

  Boulevard du Nord, 15   B-6140 Fontaine-l'Evêque 

    

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