Psychothérapeute

Psychothérapeute & Géobiothérapeute

Tél.  : 071 84 70 71  (Etranger : +3271847071) - GSM : 0475 98 43 21

 

son agenda d'activitésliste des sujets qu'il anime
qui est-il ?  que fait-il ?lui écrire

 

 

   Parcours de vie :

genèse d'une passion qui est devenue

un métier encore plus passionnant :

S'étant guéri de maladies réputées incurables, voulant en comprendre les raisons profondes,

et qui, selon le mot du Dr Albert Schweitzer sont accessibles au médecin intérieur qui est en chacun,

Baudouin Labrique s'est largement formé via des approches en phase

avec les découvertes de la Physique Quantique ;

il a voulu transmettre la quintessence de ce qui sous-tendait ce parcours personnel au travers

d'un accompagnement psychothérapeutique innovant et pragmatique,

pour aider son prochain à retrouver le bien-être désiré

 

Pour découvrir :

- sa démarche thérapeutique

-  ce qu'on pense de lui.

 

 

Dans ce qui suit, ce qui est à caractère privé n’est donné

qu’à titre d’information strictement confidentielle
et est réservé à la seule information personnelle des lecteurs

dans un but de transparence et de compréhension du chemin parcouru par son auteur pour mieux comprendre les origines

et le sens de ses démarches thérapeutiques.

Vu les utilisations dénigrantes que certains en ont fait sur des forums,

je suis donc obligé de les mettre en garde par cet avis :
il est donc interdit, sous peine de poursuites judiciaires
(seuls les tribunaux de Charleroi seront alors compétents),
de transmettre des éléments personnels se trouvant dans ces pages
à qui que ce soit, où que ce soit
et dans quelque but que ce soit,
sans un accord préalable écrit et signé par Baudouin Labrique
.

 

Voir ce que je propose comme séances.

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

nous n'adhérons en aucun cas à la Biologie-Totale

que nous refusons vu les dérives qu'elle génère

par manque criant de précaution, d'éthique et de déontologie appliquées.

(Voir notre avis).

Tout autant, nous ne cautionnons en aucune manière les comportements intégristes et outranciers du Dr Hamer.

Deux chapitres du livre écrit par Baudouin Labrique,

"Quand les thérapeutes dérapent" y sont consacrés.

 

 

 

 

 

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

Dernières mises à jour :¨

Ce qu'une veille pierre m'a appris

Toxines familiales

La musique adoucit les mœurs

Naissance problématique

¨ La haine de ma mère (2011)

Un prénom qui en dit long

La période universitaire

Accorder les gens à eux-mêmes

Protecteur des enfants

36 points de suture

Les risques du charbonnier

Douceline et ma jumelle

¨ Des études à tout prix (2011)

Le coup de pouce d'Ingmar

Philosophie et psychothérapie, quel rapport ?

Si c'est difficile, ça m'intéresse

La psychologie et les Jésuites

La ville dont le prince est un enfant

Impossible n'est pas français

Merci à Corentin

Des antennes fantasmagoriques

Les hamsters et le nombre d'or

Brûler le prof de math

Le réflexe de Pavlov

Adolescence et crise

Dressage et éducation

Les deux mères de Léonard

 

(à suivre)

 

 

"Je n’ai pas toujours été l’homme que je suis.
J’ai toute ma vie appris pour devenir l’homme que je suis
mais je n’ai pas pour autant oublié l’homme que j’ai été.
Et si entre ces hommes-là et moi, il y a contradiction,
si je crois avoir appris, progressé, changé...
ces hommes-là,
quand me retournant,  je les regarde,
point honte d’eux,
ils sont les étapes de ce que je suis,
ils menaient à moi...

je ne peux dire moi sans eux"

Louis ARAGON

 

 

            Si vous avez déjà parcouru ce site et spécialement tout ce qui touche au projet de "nais-sens", vous ne serez pas surpris d'apprendre que, par la nature même de ma conception, mon "projet de nais-sens" allait me conduire finalement à ce métier passionnant à "géométrie variable" et évolutif que j'exerce actuellement depuis près de vingt ans et qui a trait au développement personnel ainsi qu'à la pratique de la psychothérapie (séances), en passant par la bioénergétique et la géobiologie (la géobiothérapie, comme je l'appelle maintenant), qui a nourri notamment et très tôt mon intérêt pour les mégalithes et autres menhirs et dolmens.

 

        En promenade dans la région de Matagne-la-Grande (près de Couvin en Belgique), je découvre ce que je crois être un dolmen, certes de petite taille. Un dolmen ressemble à une grande table.

 

 

        Ayant testé à l'antenne de Lecher ses taux vibratoires, je suis surpris par le niveau énergétique très bas et cela, quel que soit l'endroit (dans et autour de ce "dolmen"). Je teste alors à l'aveugle les mémoires inscrites dans cette pierre. A ma stupéfaction, je tombe sur un signal de 5,35 (sur l'antenne de Lecher) ; un tel signal signifie "souffrance animale" ; en fait, "mon franc tombe" : ce que je me trouvais devant une …. pierre de sacrifice ! Ce même signal, je l'avais eu à un endroit précis d'un réfectoire d'un centre de développement personnel  : interpellé par la détection d'un tel signal à cet endroit (il n'y avait aucun objet), la propriétaire m'annonce que je me suis pas trompé ; en effet, mon antenne de Lecher avait indiqué l'emplacement précis où l'ancien propriétaire des lieux abattait (selon la réputation qu'il en avait) sauvagement ses animaux ! (Suite : un stagiaire en fait aussi une autre expérience !).
 

En communion avec la nature,

à la recherche de ces pierres si vivantes,

lors d'un périple à vélo, à la découverte

des cromlechs de Matagne-la-Grande (1998) ;

une de mes passions est les "vieilles pierres"

pour l'énergie bienfaisante qu'elles dégagent...

 

            L'influence de la famille, quelle qu'elle soit, se fait via les missions transgénérationnelles qu'elle assigne généreusement aux descendants suivant des règles qui, à l'analyse, participent à une logique passionnante : elle se manifeste notamment au travers des premiers emplois professionnels ; ne les ayant pas choisis réellement, les personnes qui les occupent ne s'y sentent pas, la plupart du temps, ni tout à fait à l'aise ni vraiment heureuses ; souvent même, elles doivent y consacrer une énergie très (trop) importante en regard des résultats obtenus, de la considération dont elles y jouissent, etc. ; souvent même, elles se demandent pourquoi d'autres personnes, occupant des places analogues, ont davantage de succès, y rencontrent moins de difficultés, etc.. Je n'y ai donc pas échappé. Le type de métier exprime, la plupart du temps (pour ne pas dire toujours), les attentes, les projections de la famille, les fonctions assignées, etc. et révèle. en les activant, de lourdes valises et dettes transgénérationnelles : "vous payerez la faute de vos ancêtres" (La Bible) ou comme dans la chanson de Brel :"Le fils est pharmacien parce que papa ne l'était pas".

 

 

En ce qui concerne les valises transgénérationnelles,

point besoin de retourner dans la terre de son enfance :

un retour sur soi permet de les retrouver directement !

D'ailleurs les scientifiques (2007) viennent de trouver

ce que les psychogénéalogistes savent empiriquement,

que nos gênes renferment toute l'histoire de notre famille

et jusqu'à la quatrième génération ...

 

            Mais bien avant ma venue en ce monde, ça se programme bien durement  pour moi car : cinq ans avant ma naissance (peu après la Seconde Guerre mondiale), ma mère perd un garçon dans des circonstances dont les détails ne m'ont pas été révélés. Francis Doneux, que je contacte il y a quelques années pour bénéficier d'une séance de Microkinésithérapie, ne sait rien de mon histoire personnelle et, pourtant, il découvre dès la première séance cette tragique valise sur moi, et en plus, en date très exactement l'événement, inscrit donc dans mon corps.

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pretre

             Mes parents forment un couple que la guerre a réuni,  mais les "hostilités" y ont toujours continué au sein de la famille et au détriment, notamment, de leurs quatre enfants (seuls survivants de 10 enfants) ; ma mère se plaisait toujours à raconter que, c'est en jouant au piano, que mon père l'a séduite ; cela se passait à Balmoral (Spa en Belgique), dans un home pour orphelins de guerre, où elle faisait fonction d'économe et mon père, dans un home voisin "Pro Juventute", était moniteur de gymnastique ! Pour l'anecdote mais ce qui est évidemment interpellant : lorsque mon père présentant sa future femme à ses quatre tantes célibataires (vivant ensemble), les Demoiselles Cuvelier, ces dernières, déçues, l'ont on lancé :"Pierre, on croyait que tu allais te faire prêtre !" ; ce qui a valu un coup de pied de ma future mère sous la table....  En fait, en présence du père manquant (mon GPP Fernand), on remarque souvent sur le terrain psychothérapeutique, que le fils a tendance à se réfugier dans la recherche symbolique du père. Dans les cas les plus extrêmes, on a pu observer que chez les terroristes djihadistes, il y a aussi cette recherche de figure paternelle loin de la famille...(Détails)

 

Mon père, Pierre Labrique improvisant au piano

(il était... réfractaire durant la guerre !)
 

            Enfants, les seuls moments de relative sérénité étaient constitués de ceux où nous faisions de la musique ; il y avait trois pianos disponibles à la maison, constamment et désespérément désaccordés d'ailleurs, ce qui m'a sans doute conduit à en faire un métier ! L'expression "la musique adoucit les mœurs" prenait tout son sens dans notre famille ; la pratique du piano et qui était le fait de notre père et de nous quatre (bien qu'ayant appris le piano, notre mère n'en jouait pas)  était bien un exutoire par rapport au climat familial très souvent difficile que nous avons connu, surtout quand nous étions seuls avec notre mère qui invariablement se plaignait quotidiennement de nous lorsque notre père rentrait du boulot, m'a rappelé ma soeur aînée : "Ils ont été infernaux" disait-elle (ou se plaisait à dire). C'est grâce à l'obstination de notre mère que nous avons tous suivi des cours de piano. Souvenir de sa rencontre avec notre père mais aussi "dans les bonnes convenances des familles bourgeoises ; elle se plaisait en effet à raconter que jeune, une calèche les emmenait régulièrement le dimanche pour aller à l'opéra de Namur ; nos grands-parents maternels étaient très soucieux de protéger leur statut de haute bourgeoisie dans le village (Sclayn) : mon grand-père maternel était un architecte appréciée doublé d'un ébéniste : il avait beaucoup participé à la construction de la maison familiale (à l'apparence d'un petit-château au toit français) et avait réussi à créer des meubles en acajou qu'il avait intégrés aux murs et adapté au style (inspiré de l'art Déco) comme à la fonction de de chaque pièce.
Précision: lors des vacances scolaires, elle nous obligeait à rester confinés à 4 au "studio" le matin, avec des bagarres inévitables entre nous dans cette pièce exiguë. D'autre part, les après-midis, nous étions forcés de rester dehors. Elle fermait la porte de la maison à clé et lorsqu'il pleuvait, nous étions condamnés à nous réfugier dans le garage, certes grand, mais sans beaucoup de distractions à part les balançoires. Souvent, nous profitions du passage du boulanger pour nous glisser dans la maison, jusqu'à ce qu'elles nous attrape...
 
    Très vite, j'ai vécu et appliqué l'équation "musique = harmonie + paix". La pratique du piano, en y improvisant, fut pour moi un refuge salvateur dans mon adolescence perturbée et presque suicidaire. Elle l'était aussi pour mon père et, sans doute, j'ai repris là sa "solution gagnante". Exprimer librement et "de bon cœur" des sentiments était en effet interdit dans la culture familiale : pleurer, rire (à grands éclats), se mettre en colère était sanctionné par ma mère (qui s'en arrogeait inconsciemment le droit exclusif). J'ai compris plus tard que le moyen que j'avais choisi pour pouvoir, "en désespoir de cause", exprimer mes émotions, mes sentiments, c'était, par exemple, en jouant du piano ; grâce à la Psychobiologie, on sait que, notamment, ce type d'expression permet de faire baisser le stress et donc, évite au cerveau de mettre ainsi en œuvre des somatisations, comme le sont les maladies, comme solution temporaire d'évitement ; en effet, celles-ci sont des tentatives symboliques de résoudre les conflits sous-jacents (générateurs de ce stress devenu alors insupportable).

 

 

           

             Mais revenons à ma naissance : le 31 mai 1950 à 7h12 du matin, grande surprise : contre toute attente, des jumeaux ; il a fallu attendre mes 53 ans pour apprendre de la bouche de mon frère, que j'avais eu une jumelle à ma naissance (seuls mon fils et moi n'étions pas au courant ! ; je ne l'ai appris qu'en mai 2003 ! Beau secret de famille ). C'est ma jumelle (morte-née, version officielle) qui vient d'abord, mais sans l'aide d'une accoucheuse ! Bizarre que rien n'a été consigné sur elle à l'état civil...

 

 

 

            Quel accord fracassant, dissonant que celui-là ! Moi, j'arrive, pas bien lourd avec mes 1.700 grammes à peine, mais bien vivant au grand étonnement général ; j'étais né chez moi et ma mère m'a rapidement placé dans une boîte à chaussures remplie d'ouate, qu'elle disposa sur l'une des portes ouverte du "feu de Louvain" (dit aussi "crapaud"), pour que je profite de la chaleur, vaille que vaille ! On était début juin et je pense donc que c'était surtout pour me maintenir en vie. Il faut trouver sans doute là une des origines de mon attirance pour le feu, qui m'a donc sauvé ; d'ailleurs, enfant et adolescent, je faisais, toujours en l'absence de surveillance, de très grands feux, en utilisant notamment l'essence destinée à la tondeuse à gazon ; mon père se demandait toujours comment se faisait-il que l'essence en question s'évaporât aussi vite ! 

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La boîte à chaussures avait été placée à l'endroit

 où se trouve la casserole (pas la rouge, l'autre !).

 

 

Rassurant : trois mois après, il semble que j'avais bien "profité" !

           

            Ces renseignements sur les circonstances précises de ma naissance, je les ai reçus grâce à ma compagne Anne De Vreught, partenaire de ce site, à l'occasion d'une constellation familiale que j'ai entreprise suite à la révélation faite par mon frère il n'y a donc que quelques années. Lors de cette constellation, j'ai appris en plus que ma jumelle était remplacée par ma sœur cadette Christine ("la sacrifiée"), à qui je ressemble beaucoup physiquement, comme pour exprimer le secret sur l'existence de ma jumelle (celle-ci n'ayant pas été déclarée à l'état civil et son existence m'était totalement inconnue de moi avant mai 2003 !). Malheureusement, ma sœur Christine est internée à vie (?!) ; elle est ainsi écartée du monde comme l'a été ma jumelle : tout membre écarté doit être remplacé en s'y manifester dans un descendant, c'est une autre des lois biologiques qui a été mise en lumière par la psychogénéalogie. J'ai revécu dramatiquement la perte de ma jumelle, quand, peu avant de quitter mes parents, j'apprenais la mort brutale (accident de voiture) de celle que j'aimais ... (cf. les ressentis vécus à l'autonomisation = le rappel de ceux vécus à la naissance, ce que nous apprennent les CBCMC)

 

 

Que veut en fait enserrer mon bras gauche ?

Celle qui n'est plus là et qui me manquera toujours ?...

 

            Une fois que je fus adulte et tout au long de sa vie, ma mère faisait part à qui voulait l'entendre de son étonnement de me voir là, grand, fort et en bonne santé ; mais elle détestait les hommes : elle avait "la haine du père et la haine de l'homme"; en fait , il s'agissait d'une "barrière ancestrale" bien installée depuis plusieurs générations ; pour parfaire le tableau et en bonne logique psychogénéalogique, cette barrière se trouvait également du côté paternel ; entre autres choses, ma mère n'avait pas réussi à régler ses comptes (notamment) avec son père  et, sans en faire le lien, elle réactivait ce conflit au contact de mon père et de moi-même. De plus, pour "corser l'affaire", ma mère ne voulait pas d'enfants et ne s'en cachait pas : lors de "discussions" avec mon père, combien de fois n'a-t-elle pas lancé à la cantonade mais aussi en la présence de ses enfants : " tu as voulu des enfants, tu n'as qu'à t'en occuper !"... C'est ce qui explique en partie le fait que sur 10 (voire plus) de naissances attendues, sont restés en vie seulement quatre survivants ; je peux très bien comprendre les motivations de ceux qui ont "tourné les talons". Voici ce que je le dis souvent, mais cela doit être le propre sans doute de tout le genre humain : avant d'être conçu j'ai concocté un programme de (sur)vie, mais lors de son application concrète, je me suis rendu compte qu'en le préparant, j'avais sans doute "bu un coup de trop" !

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            Être de trop, ne pas avoir droit d'être là, ma mère me l'a souvent fait sentir au sens "physiologique" du terme (sur l'une des parties les plus sensibles de mon anatomie) : elle m'avait élevé (dressé serait le terme le plus approprié) au martinet (voire illustration précédente). Quand notre grand-mère maternelle venait en séjour chez nous, ce qui était trop rare et souvent souhaité de notre part, ma mère avait un comportement très différent ; elle était très soucieuse de son image (en et en dehors de la famille) ; cependant, ma grand-mère n'en était pas dupe et me disait souvent pour me soutenir et me rassurer que sa fille avait été une enfant trop gâtée et capricieuse, ce qui expliquait son attitude bien trop dure à mon égard. Dans l'enfer familial tel que je lai vécu (mais qui n'a pas été ressenti toujours comme tel de la part de mes frère et soeurs), ma grand-mère s'est comportée comme ce que Alice Miller (à qui j'ai dédié mon premier livre) appelle un témoin compatissant : "Il est maintenant établi que la mise au jour des souffrances que l’on a subi enfant en présence d’un témoin compatissant conduit à la disparition des symptômes physiques et psychiques (comme la dépression); ce fait nous oblige à nous mettre en quête d’une toute autre forme de thérapie, car ce n’est pas en se faisant l’allié du déni que l’on trouve la voie de la libération, mais en se confrontant à sa propre vérité dans tout ce qu’elle a de douloureux" (Dire la vérité aux enfants). C'est sans doute ce qui m'a épargné de plus grands maux psychiques et physiques... Dans mon accompagnement psychothérapeutique, je suis non seulement soucieux d'aider mes patients à relater ce qu'ils ont pu vivre comme bienfait en présence d'un tel témoin compatissant, mais en l'absence, je tâche de me comporter en "témoin éclairé", pour aider le patient à guérir de ses traumatismes d'enfance, suivant ce que conseille fort judicieusement Alice Miller (cf. Ta vie sauvée Enfin).
D'ailleurs adolescent encore, il suffisait, en me menaçant, qu'elle désignât d'un doigt menaçant l'endroit où il se trouvait, pour que j'obtempère à ses ordres cinglants, souvent ressentis comme abusifs. Quand je demandais de comprendre le pourquoi, elle se contentait de répondre "parce que". Ce "traitement" insupportable m'a souvent conduit, sur le chemin de retour de l'école primaire Saint-Joseph, de faire semblant de boiter pour que quelque automobiliste ému s'arrête et vienne me prendre : changer de famille était pour moi alors une solution plus qu'envisageable.

 

   

(J'ai environ 10 ans)

Portrait qu'alors j'abhorrais car

j'avais l'impression de ressembler

à un enfant moralement abandonné...

e que certes j'ai dû ressentir vu la trop grande distance

avec mes parents et surtout la froideur... de ma mère...

 

           

            Dans mon prénom, il y a avec la terminaison "in",  la trace de cette fonction de me (re)trouver en présence de ma jumelle, et avec elle de réunir "yin et yang", féminin et masculin ; puis, cela se traduisit dans la mission, notamment, de réunir le couple parental (cf. le décodage des prénoms et les outils que je propose pour le réaliser soi-même).  Échouant comme de juste dans cette programmation par nature impossible et qui suivait celle de n'avoir pas pu rester en  contact étroit avec ma jumelle, voire de la sauver, la seconde tentative fut d'essayer d'accorder mes parents ensemble, d'unifier leurs désaccords constants et les atroces dissonances qui en découlaient ; mon père avait d'ailleurs horreur de la musique classique contemporaine  (et en Art plastique de tout ce qui n'était pas figuratif !) ; pour lui, l'histoire de la musique harmonieuse donc audible s'arrêtait avant Debussy et Ravel, bien qu'il fût très fervent de la musique Gershwin, cet autre compositeur qui faisait l'admiration de Ravel ! Au piano, il improvisait la plupart du temps sur des mélodies "slaves", comme il disait : sa prime enfance relativement heureuse en Roumanie en avait été bercée : il avait appris à chanter d'abord en roumain, en reproduisant ce que l'aide familiale chantonnait ; durant toute sa vie, il jouait au piano en réinventant ces mélodies, comme pour retrouver le paradis (perdu) de cette période qui s'acheva lors de sa quatrième année, celle qui marqua la fin de la vie en commun de ses parents  : son père partit brusquement du jour au lendemain (en Roumanie), abandonnant une femme et ses trois enfants en bas âge. Bonjour les valises familiales !

 

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Portrait de mon père, Pierre Labrique

par Paul Cuvelier (avril 1941),

son cousin doublement germain

et frère de mon parrain Raphaël.

 

            Mais je ratai dans ma fonction d'harmonisation familiale, puisque la discorde parentale était quotidiennement présente ; "remettant tout cela sur le métier", l'essai suivant se traduisit dans un métier particulier (voir plus bas), au sortir d'études qui ne pouvaient qu'être en partie musicales (licence universitaire en Philosophie & Lettres, section histoire de l'Art et Archéologie, sous-section Musicologie - Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université Libre de Bruxelles) .

ULB

            La "Fondation JULIE RENSON" qui est une "Fondation d'Utilité Publique active dans le secteur de la Santé Mentale belge" a publié un long rapport à propos de "La reconnaissance du titre de psychothérapeute et de counselor". Elle y stipule justement que « dans le champ de la santé mentale, le débat sur la formation requise pour devenir psychothérapeute existe depuis Freud dans les années 20 et a agité tous les milieux qui se sont sentis concernés par la psychothérapie et qui s'y sont formés : ils venaient de la philosophie, de la sociologie, de l'ethnologie ainsi que de toutes les pratiques en sciences humaines ». (Le soulignement est ajouté)
Les programmes des Candidatures & Licences de la Faculté de Philosophie et Lettres (4 ans + un mémoire de fin d‘études) incluent aussi des cours de Psychologie, mais le seul savoir théorique en Psychologie ne saurait obligatoirement être suffisant pour exercer la profession de psychothérapeute (voir les fondements de l’exercice d’une psychothérapie appropriée). En fait, la philosophie est bien plus proche de la psychothérapie que la psychologie, car travail d'un psychothérapeute vise à aider le patient à trouver ses propres solutions pour arriver à augmenter son bien-être, son bonheur, par la philosophie : du grec ancien φιλοσοφία, composé de φιλειν, « aimer » et σοφία, « la sagesse, le savoir », c'est-à-dire littéralement « aimer la sagesse ».
L’immense philosophe qu’est Socrate (cinquième siècle avant J.-C) est d'ailleurs et comme de juste considéré comme le premier psychothérapeute ; il observait que la vraie connaissance ne peut venir que de l'intérieur de soi et que personne ne peut avoir la prétention de le faire à notre place : le fameux "connais-toi toi-même", qu’on lui prête).
Nanti d'un savoir-faire et d'un savoir-être qui n'a pas grand chose à voir avec quelque savoir théorique que ce soit, fût-il universitaire, le psychothérapeute vise à ce que le patient retrouve la sagesse qui lui convient, qu'il aura choisi librement d'adopter, ce qui lui permettra de sortir de situations souffrantes, conflictuelles, mais autant que possible, se prémunir de la survenance de telles situations futures, en retrouvant et en activant le "sage" en lui ; cela pourra lui permettre par conséquence d’accroître notamment son bien–être psychologique… Socrate a promu la pratique thérapeutique au travers de la Maïeutique qu’il a créée (l’art de faire accoucher l’autre à sa propre vérité, à soi-même).
 

            Il est aussi à noter que « L'archéologie est une discipline scientifique dont l'objectif est d'étudier et de reconstituer l'histoire de l’humanité depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine à travers l'ensemble des vestiges matériels ayant subsisté » (Wikipédia). Dans les approches systémiques qui font partie des approches que j'utilise en psychothérapie, le correspondant de l’archéologie est la psychogénéalogie dans ce qu’elle permet de mettre en avant les sources (‘vestiges’ agissants) de comportements psychologiques venant de la famille pour pouvoir expliquer certains comportements des descendants.
La formation en Archéologie a été très pertinente parce qu'elle m'a offert une structure d'approche scientifique au plus haut niveau, mais aussi parce qu'elle m'appris à bien mettre, le plus objectivement possible, les rapports sociaux en perspective avec les comportements des groupes humains dans un contexte historique ; c'est donc une excellente base universitaire pour pouvoir s'occuper de tout ce qui touche au transgénérationnel et à ses lois naturelles (incidences psychologiques des comportements et du vécu des ancêtres sur leurs descendants).

 

         Cependant, il a fallu attendre 50 ans pour débuter ma carrière de psychothérapeute. J'ai en effet débuté professionnellement par une activité qui a été fortement imprégnée par la musicologie : le métier d'accorder les pianos pour les familles mais aussi pour les concertistes, et de les maintenir en état de jouer ; là, j'aurais pu avoir l'impression d'avoir réussi à favoriser l'harmonie autour de moi, à l'image de ce que la musique apportait comme répits dans ma famille d'origine en prise avec ses tourments... En effet, quand j'arrivais ainsi dans les familles pour y accorder le piano, un silence et un calme y régnaient dès que je m'y installais ; accorder ne pouvait certes se faire que dans le silence complet. La séance d'accordage pouvoir prendre le double du temps, parce que je recueillais diverses confidences : les utilisateurs, leurs proches et parmi eux des (notamment) célèbres pianistes qui étaient amenés à me demander conseils pour un tout autre sujet que la musique et souvent durant de longs moments (lors de sessions retransmises par à la radio ou à la télévision, comme celles plus longues encore, préparatoires à la diffusion de CD ou précédents les épreuves du Concours Reine Elisabeth, par exemple).

Retrouvant régulièrement de tels protagonistes, il arrivait fréquemment que nous reprenions la conversation là où nous l'avions terminées. Cela m'a aidé à prendre conscience qu'un autre voie s'ouvrait progressivement à moi : l'accompagnement thérapeutique. C'est ce qui avait fait dire très justement à Jean-Claude Monfort & Isabelle Hourdéde (auteurs de Outils pour les entretiens d’aide et de soutien psychologique) : « l’accordeur de piano peut être un superviseur professionnel, psychologue ou psychiatre » (p. 37 du livre).

 

            La prédestinations d'un tel métier venait d'abord du fait que se trouvaient beaucoup d'artistes dans ma famille paternelle et que mon père jouait beaucoup du piano, certes qui était la plupart du temps désaccordé. C'est ainsi qu'enfant, je restais silencieux et sans bouger, à contempler, dans son patient travail, l'accordeur qui, certes trop rarement, venait régler l'un des trois pianos de la maison. Ensuite, nous nous disputions pour pouvoir en jouer, tellement cela sonnait (enfin) juste, ce qui était tellement agréable mais bien éphémère, car le piano ne "tenait plus l'accord" d'une manière satisfaisante ! Accordeur, mes interventions sur les pianos avaient donc notamment une vertu thérapeutique et aussi m'apportaient la satisfaction de pouvoir jouer ensuite en activant des sons harmonieux et de surcroît, cela déclenchait un certain contentement chez leurs propriétaires, ce qui valorisait mon travail.

 

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           Maintenant, (depuis le début de ma cinquantaine), j'essaye d'aider les gens à s'accorder à eux-mêmes, en utilisant d'autres "clés d'accord", plus profondes celles-là et qui ont l'avantage de les aider à faire fonctionner leur propre machine à remonter le temps, mais en veillant à ce que tout sonne de plus en plus harmonieusement : contribuer à ce que les patients retrouvent leur propre unité, soient plus en accord, en harmonie avec eux-mêmes. Cette mission impossible ne pouvait ainsi se sublimer que dans mon métier de thérapeute, que j'ai choisi de nouveau, à la lumière de ces découvertes, pour qu'il puisse pleinement être profitable dans tous les sens du terme : pas seulement aux autres mais à moi-même ! 

GPP

            Ma mère avait choisi de me prénommer "Gaëtan" (hé oui, zut ! "c'est un gars !") mais ma grand-tante paternelle Alice a réussi à imposer mon prénom : il fallait que soit scellé ainsi le lien transgénérationnel avec son frère, mon GPP Fernand :  je devais payer sa dette transgénérationnelle consécutive à l'abandon en 1927 de ses trois enfants en bas âge et de leur maman, du jour au lendemain, sans ressources, et en Roumanie, dans un "enfer", un "enfermement" ("Fer-n-and") !

De tels liens privilégies entre la génération des grands-parents et celle de leurs petits-enfants ont été observé depuis des décennies et nourrissent les apports en psychogénéalogie ; de plus, il est heureux de des découvertes scientifiques récentes aient démontré qu'en amont, les inscriptions de tels programmes etc. s'exprimaient bien via des empreintes génomiques correspondantes.. Autres signes qui en témoignent, les ressemblances physiques, comme ce que j'ai pu mettre au jour me concernant (détails):

 

                                           

                                                 Fernand Labrique                                                    Baudouin Labrique

                                                                                                                              (petit-fils de Fernand)

quatorze

            Cette dette, inapurable par définition, s'est traduite par ma prise en charge en plusieurs "séquences" de quatorze enfants en tout, dont 13 abandonnés de leur propre père. Je l'ai fait au prix de grosses difficultés financières (une dette ne doit jamais être agréable à rembourser !). Etudiant (j'ai 23 ans) à l'université, alors que j'exerçais parallèlement à temps plus que plein (36 heures de cours par semaine) le métier de professeur d'éducation musicale (eh oui, harmoniser encore les autres !), j'élevais à temps plein cinq enfants d'autres pères (seuls deux d'entre eux étaient nés du  même père !). Je les entretenais quasi à 100%, ainsi que la mère de deux d'entre eux ! Leur maman avait déjà eu deux enfants d'un premier lit et était la gardienne de trois autres enfants pour lesquels elle recevait une aide financière de l'Etat.

 

Enluminure représentant l'Archange Raphaël

(Missel des Anges,  Bruges, 1970)

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            Mon second prénom, Raphaël (le "protecteur des enfants") porté par mon parrain, n'en est qu'une autre expression transgénérationnelle. Cette prise en charge de nombreux enfants est donc l'expression d'une dette qui, jamais donc, ne peut s'apurer (la Bible dit : "Vous payerez la faute de vos ancêtres") ; on ne s'en libère pas autrement qu'en prenant conscience qu'en fait, ... on ne doit pas l'acquitter, puisqu'il s'agit d'une dette de quelqu'un d'autre ! Il en va de même, selon moi, par rapport à ce qu'on nomme les (prétendues) dettes karmiques, mais cela, c'est une autre histoire... A cela s'ajoutait la poursuite, avec succès, d'études universitaires que je finançais aussi à 100 %... Belle collection de défis encore !

 

 

A 20 ans environ, chez ma grand-mère paternelle

(mon père est à droite ;  derrière lui ma GMP Madeleine Cuvelier)

 

 

             Comme pour me rappeler l'existence de ces valises et aussi, sans aucun doute, perpétuer la mémoire de mon GPP Fernand, j'ai été "victime" d'un nombre important d'accidents, principalement à la tête et qui auraient pu être mortels. Pour mieux comprendre en quoi ce fait exprime encore une loi biologique fondamentale, voici un exemple simple de ce qui se passe couramment dans la nature ; imaginez un troupeau d'animaux qui avance au gré de ce qu'il trouve à manger ; tombant dans une crevasse pour ne jamais s'en dégager, un de leurs sujets laisse un trou, un espace vide dans le troupeau ; rapidement, parmi ceux qui l'entouraient, un va prendre sa place le plus proche, le plus disponible ; c'est ce qu'on constate chaque fois aussi chez les humains : lorsqu'un membre d'une famille disparaît (de vue, mort, départ définitif, écartement définitif de la famille comme dans le cas de mon GPP à cause de son comportement inacceptable, etc.). 

 

"Restez groupir" est imposé par le programme de survie de l'espèce ;

si l'un des moutons disparaît, quelqu'un d'autre prend sa place.

Chez les humains, il reprendra aussi son programme, etc.

 

            La personne directement à "portée de main" et donc, l'enfant à naître, le foetus, le nouveau-né, etc., va remplacer le disparu et traduire dans sa vie son programme : pour prolonger celui dont on a pas ou faire le deuil, pour réparer ce qu'il a fait de mal, pour payer ses dettes, tenter de réussir là où il a échoué, etc. Cela peut aller jusqu'à traduire dans son corps les mêmes somatisations : reproduire les mêmes accidents, les mêmes maladies, lui ressembler même physiquement, "choisir" un métier analogue, etc. En plus, le faire aux mêmes âges, à des dates "anniversaires", c'est ce qu'on appelle l'expression de "syndromes d'anniversaire". Traduction de cela dans ma vie : mon GPP Fernand décède suite à l'accident provoqué par un camion qui s'est projeté sur lui : la tête était écrasée mais il ne mourut pas immédiatement et mon père a encore eu le temps de le voir (une des rare fois depuis l'abandon de famille en Roumanie, en 1927 !). Voir ce qu'Ann Ancelin Schützenberger (Aie mes Aïeux) décrit à propos des accidents et des maladies à la tête chez les descendants de la fille survivante d'une mère et de trois de ses enfants qui furent décapités par les Turcs, au début du XXème siècle lors du génocide arménien ; par analogie,  j'y ai trouvé l'explication transgénérationnelle de ce qui s'était produit chez moi, au travers de cette kyrielle de traumatismes crâniens. 

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            Ces épisodes traumatisants totalisent plus de 36 points de suture à la tête  avec, bien sûr, chaque fois 36 chandelles ! Un exemple parmi eux : voici comment s'est terminée la tentative de cueillette d'edelweiss à Verbier (Suisse) pour les offrir à ma mère, activant alors à mon insu le programme de défis allié au programme des "coups dans la tête". Nous promenant en famille (juillet 1964), nous aperçûmes en contrebas d'un ravin un magnifique parterre d'edelweiss. Nos parents nous avaient expliqué auparavant qu'il était très rare d'en rencontrer et surtout interdit de les cueillir ! Bravant l'interdiction parentale, profitant d'un moment d'inattention de mes parents, j'entrepris de descendre dans le ravin. Une chute s'en suivit qui me laissa sans connaissance avec une blessure béante à la tête et le bras droit cassé (cubitus et radius). Un promeneur expérimenté et courageux me dégagea. puis, installé sur une civière accrochée à deux télésièges, je regagnai la station. Lors de mon arrivée, j'entendis les gens dire à plusieurs reprises "comme c'est dommage de mourir à cet  âge-là !"... Le restant ce de qui me restant comme sang ne fit qu'un tour, si je puis dire, et intérieurement, rassemblant toutes mes énergies, en adressant une ultime prière là-haut, je manifestai mon choix de continuer à vivre : j'avais le sentiment qu'il me restait beaucoup de choses à faire ici-bas.

 

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            Cela a contribué de forger en moi cette croyance grandissante et qui était au fil du temps devenue analogue à la "foi du charbonnier" : je pouvais toujours compter sur l'aide d'une instance supérieure ; de plus, cela m'a convaincu de notre propre capacité à pouvoir projeter le futur dans notre vie et de nous faire un contrat positif entre elle et nous qui nous permettra, non seulement de rester en vie, mais, si, par exemple, nous sommes malades de pouvoir guérir plus vite en anticipant la guérison. Je n'ai en effet été hospitalisé qu'une petite semaine et au sortir, tout allait bien , sans doute pour ne pas empêcher mes parents de continuer le voyage prévu : quinze jours à Rimini (côte adriatique), en Italie : j'allais dans l'eau muni d'une sorte de long sac plastique protégeant tout mon bras droit).

 

            Guérir plus vite et même d'une manière spectaculaire, c'est ce qui m'est encore arrivé il y a quelques années. Aidé d'un ami, je profitai de l'été pour étanchéifier un survitrage (étonnamment placé à l'extérieur de tous les châssis d'une maison que je louais alors), j'avais entrepris de mettre moi-même un joint de silicone. Voulant comme d'habitude optimiser mon temps, je faisais les cent pas entre mon bureau, où j'étais occupé avec un travail intellectuel et, tout à tour, les pièces de la maison. A un moment donné, ayant replacé temporairement la lourde vitre (faisant office de survitrage) dans son logement, n'ayant eu le temps de prendre de quoi pour la refixer, contre toute attente, elle se dégagea du châssis et vint se fracasser (encore) sur mon crâne, mais sans le blesser, mais toujours avec ces 36 chandelles ! C'est vrai qu'au fil de tous ces accidents crâniens, la nature avait fait de plus en plus solide ! En revanche, un des morceaux est venu se loger dans l'articulation de l'annulaire de ma main droite. Sur le chemin de l'hôpital, je compris ce qui était en fait arrivé ;  le stress a été ressenti comme insupportable par mon cerveau, causé par ces allers et venues incessants entre les pièces ; cette obligation de bien faire le tout et de chaque côté, c'est donc le doigt de l'union (allier deux choses ensemble) qui a été touché ; de plus, l'atteinte à l'articulation symbolise en psychobiologie une petite dévalorisation, petite puisque ce n'est pas l'os qui est touché, mais à côté de lui ; je ne sentais pas tout à fait à la hauteur pour mener à bien ces deux tâches simultanément, ce qui j'ai donc ressenti comme un relatif manque de valeur.

 

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            En cours d'opération chirurgicale,  j'ai appris que le tendon avait été à moitié sectionné ; "nous tendons à" est ce qui est apparu pour moi spontanément au travers de sa fonction qui est bien de transmettre un mouvement (selon ce qu'en j'en ai perçu mais qui n'est pas nécessairement ce que d'autres ressentiraient en pareilles circonstances et même si c'est bien en phase avec la  langue des oiseaux), mais cette action étant accompagnée d'un stress trop important, le cerveau a provoqué ainsi sa rupture pour arrêter la cause de ce stress, je ne lui laissais par d'autres choix. Dans l'urgence, tout accident offre une solution de casser avec ce qui précède. Je devais alors m'attendre à devoir porter une attelle durant au moins trois semaines, ce qui m'empêcherait notamment de conduire en voiture et surtout me ferait dépendre des autres pour beaucoup (trop) de choses.

 

            Une visite chez le chirurgien était prévue six jours après : pour voir s'il ne fallait pas ouvrir à cause d'une infection éventuelle ! J'ai alors fais un contrat avec mon subconscient : je me suis solennellement promis de plus jamais faire deux choses en même temps, contrairement à ce dont j'avais l'habitude ; en échange, en le visualisant, j'ai demandé, décidé devrais-je dire, que, lors de la visite prévue en question, le médecin examinant la plaie, constaterait que tout était en fait bien guéri et que rien ne justifiait le port ultérieur de l'attelle. Je me souviendrai toujours de la tête du médecin lorsqu'il lança : "eh bien cela, c'est du jamais vu !" ; j'ai donc pu au retour prendre le volant de la voiture pour rentrer chez moi. Cela m'a suggéré que tous nous avons le pouvoir, non seulement de limiter les somatisations dues aux accidents quels qu'ils soient, mais surtout d'éviter ces accidents par une attitude réellement préventive, bien au-delà des conseils de "prudence" prodigués habituellement... 

 

           

 

Vue arrière de la Faculté de Philosophie & Lettres de l'U.L.B. (Université Libre de Bruxelles)

"La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue,

ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes; parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d'exister."
(Henri Poincaré 1854-1912 /  Fêtes du LXXVe anniversaire, 21 novembre 1909)

C'est un des principes du "Libre examen" sur lequel cette université a été créée.
 

 

            Revenons à mes études universitaires dont j'assumais donc seul la charge. Peu avant mes 23 ans en effet, j'avais sur un coup de tête (encore la tête !) quitté, en colère, mes parents ; je venais d'apprendre la mort de Douceline âgée de 20 ans (accident de la route), celle que j'aimais depuis mes 15 ans, sans jamais avoir pu finaliser la relation, mais que je n'avais pas réussi à faire sortir de mon esprit ; j'avais tenu mes parents directement responsables de cette situation, car ils avaient, en coulisses, tout saboté pour que cela ne puisse jamais marcher : le milieu familial de cette jeune fille n'était pas été jugé compatible avec le nôtre, c'est ce qui m'avait été donné, peu avant mon  départ comme "justification" ! Grâce aux CBCMC, j'ai compris plus tard qu'il y avait un lien inconscient entre ma naissance avec la mort de ma jumelle et mon autonomisation liée à la mort de Douceline. L'année suivante, je me mettais en ménage avec celle qui deviendra ensuite ma femme et la mère de mon fils et qui était la soeur de Douceline !

 

            La psychogénéalogie au travers des "syndromes d'anniversaire" m'a aidé aussi confirmer un grand pan de mon programme de "nais-sens" : lors de mon autonomisation, rappel exact de la naissance, j'ai appris peu avant, le décès de Douceline. Elle est donc connectée à ma jumelle morte née ; plus troublant encore, le jour anniversaire de Douceline est le 7 janvier ; comme par hasard, la saint-Baudouin se fête le 8 janvier ; ma soeur Christine de 2 ans ma cadette, qui a été comme une soeur jumelle pour moi, tant nous étions proches l'un de l'autre, est née un 15 octobre, alors que la saint-Baudouin est fêtée aussi le 17 octobre ! Mon père est décédé un 15 octobre. En Constellations Familiales, j'ai découvert donc que ma soeur Christine remplaçait bien  ma soeur jumelle morte-née.

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Difficile pour moi de ne pas tenir qu'elle m'a accompagné

durant la période la plus déterminante de ma vie ...

 

           

        Nos parents étaient très soucieux de nous permettre de faire des études poussées ; notre père, premier de classe en humanités gréco-latines au même collège que le mien, avait dû interrompre sa première consulaire (Institut universitaire Warocqué à Mons) à cause de la guerre ; suite au départ de son frère ainé en Afrique ("courage, fuyons !"), il était devenu soutien de famille. Cette tâche était d'autant plus difficile qu'il devait être déporté en Allemagne, mais ne s'y pliant pas, il s'était fait pousser la moustache (pour paraître plus âgé), avait changé d'identité et était devenu... réfractaire (cela ne s'invente pas : Pierre Labrique réfractaire !).

De son côté, notre mère avait particulièrement souffert du fait que son père l'avait empêchée de faire des études de pharmacie, comme son (seul) cousin Raymond ; ayant fréquenté l'Ecole Normale, conformément aux désirs de son père, frustrée, le jour de l'obtention de son diplôme, elle le lui exhiba en lui assénant : "Jamais, je n'enseignerai de ton vivant !", ce qu'elle a tenu (elel n'a commencé à enseigne passé la trentaine, après sa mort.

Cela explique que nous avons tous les quatre terminé nos gréco-latines, ce qui était bien rare à l'époque (années soixante) ! Notre mère déployait beaucoup d'énergie pour que nous y arrivions en veillant à ce que nous donnions une priorité absolue aux études, même si elle n'avait jamais le temps de s'occuper de nous (devoirs et leçons), prétextant une fois qu'elle a recommencé dans l'enseignement, qu'elle avait son "journal de classe à faire". Son obstination à ce que nous fassions tous les gréco-latines venait du fait que (elle l'a dit assez), de son temps, il était mal vu que les filles fassent leurs gréco-latines. C'est donc sinon la seule, du moins l'une des rare choses "positives" qu'elle reconnaissait chez notre père : c'est que lui les avait faites.
 

        Ces études universitaires poursuivies depuis et y compris la seconde candidature financées sur mes seul deniers, ne m'ont donc pas vu fréquenter souvent mes coreligionnaires : j'ai dû tout d'abord avec de petits boulots assurer mon quotidien ; vint ensuite ma mise en ménage avec la mère de mon futur fils, mais elle était déjà entourée de cinq enfants à nourrir (deux à elle et trois enfants placés). J'ai alors réussi à devenir enseignant en prestant jusqu'à 36 heures de cours par semaine !

Lors de la présentation d'un nombre important d'examens oraux, je m'attendais toujours à la réaction possible et peu gratifiante d'un professeur pour me faire remarquer qu'il ne m'avait donc jamais vu à ses cours. En seconde licence, arriva ce qui devait arriver : oral d'histoire du cinéma (voir paragraphe suivant). C'était une matière passionnante qui nous avait conduit à nous rendre un samedi matin sur quatre au Musée du Cinéma de Bruxelles (intégré dans le bâtiment du Palais des Beaux-Arts), pour y suivre un très long cours, projections comprises. C'est là que je découvris l'expressionnisme allemand, mais aussi Ingmar Bergman qui m'a de suite subjugué.

Sur le plan des études, cette situation d'assumer tout moi-même a créé pas mal de problèmes en tous genres que j'ai fini par résoudre comme le reste ; entre autres, ce qui s'est passé lors de mon examen oral en "Histoire du cinéma" (seconde licence).

 

        Bien qu'aimant beaucoup le cinéma d'art, je n'avais pas eu le temps d'étudier quoi que ce soit ; en attendant mon tour, je fis la demande suivante à l'Univers : être interrogé sur Ingmar Bergman, dont j'appréciais tout particulièrement les films, qu'il savait d'ailleurs agrémenter de la musique que j'affectionnais. Je rentre dans son bureau et d'emblée il s'exclama : "Mais, je ne vous ai jamais vu à mes cours !" ; je lui ai simplement expliqué ma situation familiale, le fait de devoir subvenir entièrement à mes besoins mais en plus celui de nourrir toute une famille de cinq enfants, etc. Ensuite, il regarda la montre et constatant que j'étais le dernier élève à présenter l'examen, il m'a lancé " Sur quoi voulez-vous être interrogé ?" ; discourant passionnément des films de Bergman, j'ai obtenu 16/20 ! "La vie appartient aux audacieux" disait cet autre Nietzsche, que j'apprécie aussi beaucoup. Il avait aussi écrit sur son mur : « Vis dangereusement ! ». Quand on lui demanda : « Pourquoi avez-vous écrit cela ? »,  il répondit: « Juste pour me rappeler !»
 

 

            

            Pour tout vous dire, je n'en étais pas à mon coup d'essai, même qu'à la longue, j'ai développé une certaine stratégie et une propension certes inconscientes, sans doute pas très heureuses, à me mettre dans des situations inextricables en apparence : si c'est difficile, ça m'intéresse ! Dans les situations les plus stressantes, j'avais la capacité de rester relativement calme ; sans doute, ce que j'ai réussi en arrivant à naître et à rester en vie, m'a beaucoup aidé, en forgeant en moi une croyance très solide sur la maîtrise que je pouvais avoir sur les événements quels qu'ils soient ; en considérant ce que j'arrivais à faire, mon père disait souvent  : "Baudouin, sa devise c'est 'pas de panique ! ". Mais, l'enfer familial, l'acharnement de la mère sur moi, bouc émissaire de toutes ses frustrations, me mettaient toujours sur le "qui vive" et ne me laissaient pas l'esprit suffisamment libre pour me permettre de concentrer sur mes études. Nanti du statut consécutif de dernier de classe en fin d'Humanités, mon meilleur ami n'était autre que ... le premier de classe, Jean-Jacques ! J'allais souvent faire la moisson chez ses parents fermiers et c'était des moments bénis où, enfin, je jouissais d'une place inhabituelle : celle d'être à (quasi-)égalité avec lui, en plus de toutes ces faveurs dont je m'étonnais toujours de faire l'objet et qui occasionnaient chez moi mille remerciements, avec entre autres plaisirs rares, celui de goûter la saveur particulière de ces produits fermiers, comme les haricots à la crème...

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Tableau de Claudine Lavit Lahlou "Les Foins"

 

            En dernière classe d'humanités gréco-latines (la "rhétorique"), nous devions passer le fameux "examen de maturité" qui nous permettait de pouvoir avoir accès aux études supérieures. Le dernier de classe que j'étais devait donc passer beaucoup d'heures à essayer d'ingurgiter les matières à étudier, le plus souvent "par cœur", comme cela prévalait alors. Un de mes professeurs, M. Jean Boitquin, Jésuite devenu ensuite laïc, m'avait pris en grippe : il pensait que j'étais un tire-au-flanc. Aux heures de récréation, j'allais pourtant souvent étudier dans un parloir, car il y faisait très calme, ce qui contrastait beaucoup avec l'ambiance à la maison ; un jour, passant par là par hasard, ce professeur fut très étonné de me retrouver là à étudier ; la Vie m'avait apporté là une aide "providentielle" : j'ai appris ensuite que, lors de la délibération de fin d'année, ce professeur ayant changé radicalement d'attitude à mon égard, a compté dans ce qui a m'a conduit à la réussite.

 

 

Cour ressemblant (à s'y méprendre) à celle du Collège de Jésuites Saint-Stanislas (Mons)

"A l'école, en algèbre, j'étais du genre Einstein. Mais plutôt Franck qu'Albert." Albert Einstein

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            Dès le début de cette dernière année, mon père était persuadé que j'allais échouer ; encore un défi à relever ; j'ai voulu prouver à tous que j'étais intelligent et capable. Non seulement, je me suis payé une première place en thème latin, ce que j'avais déjà réussi à obtenir l'année précédente aussi, mais aussi un troisième accessit en thème grec ; de plus, j'étais arrivé à obtenir exactement 49,5 % de moyenne au total général de toutes les branches pour toute l'année, un demi-pourcent en moins et je devais redoubler sans autre possibilité ; lors de la proclamation des résultats en fin d'années, j'ai d'abord dû grimper sur la scène pour recevoir mon "premier prix" en thème latin, etc. coiffant au poteau en les faisant jaser ceux qui se trouvaient en tête de classe, et ce, sous les applaudissements d'une assistance très nourrie. A la suite de cette proclamation de Prix, vint alors le classement par numéro et pourcentage : premier de classe, Jean-Jacques (mon meilleur copain) .... ensuite une longue liste de plus de 25 élèves devait s'égrener lentement. 20 ... 21... toujours pas mon nom cité, alors que déjà depuis le 14ème (environ) cité, des "examens de passage" commençaient à pleuvoir ! Mon père aurait-il eu raison ? 22 ... 23... 24....25 ; l'assemblée fut alors saisie d'un effroi perceptible, sorte de brouhaha contenu, au moment où on annonça, dernier cité de toutes les proclamations de cette année scolaire 1969 : " Baudouin Labrique, 49,5% de moyenne, passe sans problèmes" ; je laissais avant moi une bonne quinzaine de mes condisciples, plus de la moitié de la classe,  qui devaient repasser au mieux un examen en septembre !

 

 

            Je m'éclipsai à l'anglaise, de peur de subir la foudre de tous ceux, et ils étaient nombreux, qui, me devançant en pourcentage et en place avaient donc échoué. Pour la petite histoire, bien après avoir terminé mes études universitaires (avec succès), j'ai appris que mon meilleur copain Jean-Jacques n'avait pas réussi à passer le cap de la première candidature universitaire ... Comme quoi, on pourra toujours essayer de mesurer l'intelligence avec des points, celle qui permet finalement d'arriver à terme d'études universitaires, on risquera alors de se "planter royalement"...   J'avais, en fait, mijoté une savante analyse de la situation pour arriver juste à faire ce qu'il fallait, sans plus, pour passer, en optimisant mon temps disponible pour porter l'effort d'étude davantage dans les branches plus faibles : ce fut mon dernier "baroud d'honneur" à ce cher collège tant maudit, ainsi que la démonstration de mes vraies capacités : rentrer dans le système mais jusque ce qu'il faut pour s'en sortir indemne, ce qui en somme a dû être (encore) un miroir de ma naissance !

 

 

 

            Dans ce collège de Jésuites où j'ai passé, souffert devrais-je dire, plus de 8 ans (!), je me suis montré très intéressé par tout ce qui touchait à l'histoire, à la philosophie et aux mythologies romaine et grecque, notamment : j'y puisais déjà un premier éclairage sur le dessous des comportements et les motivations sous-jacentes du genre humain. Le comportement de ces mêmes Jésuites était à lui seul un enseignement très instructif : on se plaisait souvent à dire que leur devise était "Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais" !, par exemple, ce conseil qu'ils donnaient (je ne plaisante pas !) de mettre des petits cailloux dans ses chaussures, pour se mortifier ! Pensez donc, quelqu'un était mort à cause de nous et avant même que nous naissions, alors il fallait bien racheter tout cela aussi, quitte à le faire par le truchement des "intentions jaculatoires" et autres prières pour "acheter ou mériter son paradis" ; bref, la souffrance infligée sur soi était prétendue dotée d'une vertu "rédemptrice". Je n'ai pourtant jamais vu quelque Jésuite se mortifier lui-même, si ce n'est ce père titulaire de l'ancienne cinquième (élèves âgés de 13 ans environ) qui donnait cours en se triturant la paume avec un "clou de Jésus-Christ" (un clou d'une longueur dépassant les dix centimètres) ! Souffrir beaucoup m'a permis de comprendre bien plus tard, que la souffrance était surtout inutile et bien évitable mais, quand elle survient, c'est un poteau indicateur d'un besoin qui reste non satisfait d'une manière devenue intolérable ou d'une résistance devant une situation mal vécue. Dans les phase réparatrice des maladies, elle peut même s'atténuer fortement à  partir du moment où on prend conscience qu'il est approprié de l'accepter car elle est une heureuse messagère : celle le la guérison toute proche (en savoir plus sur le sens "psycho-bio-logique des maladies, du mal-à-dire")

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             "La ville dont le prince est un enfant", roman qu'avait écrit 'Henri de Montherlant faisait bien pâle figure à côté de ce que nous avions vécu alors chez ces chers Jésuites, entre ces murs plus proches d'une prison que d'une école digne de ce nom... Le livre de Montherlant raconte l'amitié passionnée de deux élèves qui éveille la jalousie d'un abbé secrètement fasciné par l'un d'eux. Pour évincer son rival, il lui tend un piège dans lequel il finira par être broyé. (A partir de ce livre, a été produit un film, édité ensuite en DVD).
 

 

 

 

        Mon passage au collège m'a certes apporté une culture "classique" assez riche ; elle m'a permis de m'éveiller à tout ce que la psychologie pouvait m'apporter sur la connaissance de l'être humain en profondeur, ce qui, déjà, me passionnait par dessus tout ; quand l'un de mes professeurs de grec se mettait à  parler de "maïeutique" (libérer chez l'autre des possibilités qu’ils cachent à son insu), je me souviens avoir été subjugué par le fait que nous avions donc la capacité de "faire accoucher les autres d'eux-mêmes" (cf. Platon qui l'expose dans ce qu'il rapporte de Theetete) ; plus tard, j'ai compris que cela m'avait d'autant plus interpellé que je n'avais pas réussi à aider ma sœur jumelle, lors de ma naissance, voire avant dans le ventre maternel.

 

        Maintenant, dans ma pratique psychothérapeutique, grâce à une écoute empathique et à la mise en condition appropriée pour que le patient puisse se reconnecter à ses ressentis occultés et ainsi à sa mémoire émotionnelle profonde, j'observe qu'effectivement, il peut alors (ne) s'agir (que) de réminiscence : je comprends mieux depuis, pourquoi j'accorde maintenant autant d'importance à sonder la période C.G.N. (conception-grossesse-naissance) ; tout ce qui est occulté peut ainsi revenir à la conscience pour ensuite enfin être libéré, sans plus jamais produire de conséquences indésirables. Le patient renaît alors à lui-même, à ce qu'il est profondément en se libérant ainsi de ce qu'il n'était pas vraiment.

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             guerisons

         Au chapitre des défis en tous genres, la santé occupe une place importante ; diverses guérisons définitives étonnantes : mon parrain médecin avait exactement, comme par "hasard", les mêmes défauts aux yeux que moi et il a été un élément important dans la guérison définitive de ces défauts oculaires ; ostéoporose déclarée irréversible (à 40 ans, un squelette d'un vieillard octogénaire mais tout  a été récupéré à 100 % en peu de temps), recalcification de la mâchoire à 41 ans, diabète guéri, etc.. Une suite logique à mon projet de nais-sens. Déjà à 14 ans j'avais pu guérir totalement (examen oculaire à l'appui) d'un astigmatisme et d'une hypermétropie (yeux).

* A 50 ans (2001), je me sectionne le tendon de l'annulaire droit suite à la chute d'un survitrage. Opéré d'urgence à l'hôpital, ma main droit est alors immobilisée avec une atèle te le médecin m'avertit qu'il faudra au moins 3 semaines avant de pouvoir l'enlever. Lors de l'examen de contrôle destiné à voir s'il n'y avait aucune infection (auquel cas il faudrait de nouveau opérer !), le chirurgien n'en croit pas ses yeux : la plaie est parfaitement fermée et tout est guéri : je suis rentré avec un main sans atèle et en prenant le volant de la voiture !

* Me découvrant à 58 ans, une grave hypertension artérielle (diastolique à plus de 20 mm Hg !), j'ai d'abord appliqué des outils autothérapeutiques comme celui que j'ai développé et largement utilisé en séance, "l'arrêt sur image", pour comprendre le sens psychobiologique de cette tension artérielle excessive à laquelle s'ajoutait une arythmie cardiaque fréquente ; je n'ai pas fait l'impasse sur la nécessite d'agir pour en déprogrammer les causes psychiques. J'ai parallèlement pris des compléments alimentaires pour soutenir et assainir mon propre "terrain" et prévenir des problèmes circulatoire comme l'AVC (dont, comme par hasard, ma mère à souffert exactement à l'âge où je me suis découvert cette affection ! Superbe exemple de syndrome d'anniversaire). Résultat, un mois environ après : une tension diastolique qui ne grimpe plus au delà des 10 mm Hg et reste la plupart du temps entre 8 et 9 mm Hg. ! Quant à l'arythmie cardiaque, elle se manifeste de moins en moins souvent et de moins en mois longtemps. (Découvrir les rapports entre alimentation et santé).

* Un peu après avoir atteint 63 ans (2013), un ganglion sus-claviculaire gauche se met à grossir d'une manière inquiétante. appelé alors ganglion de Troisier en médecine conventionnelle ; il est souvent pris pour le signe d'un cancer abdominal, comme on peut le lire par exemple sur le Net. Travaillant beaucoup sur moi-même, j'ai donc vraisemblablement guéri à temps d'un tel cancer, puisque je n'en ai pas ressenti ou subi les conséquences d'une manière consciente. Fin 2013, le ganglion a retrouvé sa taille (normale) d'origine !

* Voilà qu'à 63 ans (2014), j'ai réussi à refermer sans aucune opération ni médicament ou assimilé le tympan de mon oreille gauche, malgré le pronostic négatif du médecin ORL qui deux ans plus tôt voulait m'opérer pour y arriver étant donné l'infection continue ! Lorsqu'il a constaté la guérison totale début 2014,il m'a alors sit qu'il n'avait vu un tel phénomène que chez les tous jeunes enfants ! (Détails à propos de ces guérisons).

 

        Ces diverses guérisons, dites exceptionnelles, ont été aussi pour moi l'occasion de me forger une autre "croyance dynamisante "en béton" : on peut se guérir de tout (ou presque). Comme thérapeute, cela m'a permis de développer un charisme naturel susceptible d'entraîner les personnes qui m'écoutent en conférence ou font appel à moi lors d'ateliers ou de séances individuelles, à croire davantage dans leurs propres capacités d'auto-guérison, même dans les situations déclarées comme étant les plus désespérées ; certes, aucune promesse de guérison n'est à en attendre ni à en déduire de la part du psychothérapeute que je suis (cf. déontologie).

 

          Les "coups d'éclats" ne se sont pas arrêtés là : le défi faisait bien partie intégrante de ma vie, depuis ses débuts (dans le ventre de ma mère). J'épingle ici une mémorable anecdote : comment une forte croyance  m'a permis de sauver une voiture de l'emprise de la marée montante, à plus de 300 km de chez moi, alors que tout semblait perdu. Mon rapport particulier à l'automobile ne s'est pas achevé là : un autre défi me permet alors de rouler avec une voiture qui affiche plus de 525.000 km au compteur (cinq cent vingt-cinq mille) sur treize ans, moteur à essence, embrayage, démarreur, etc. d'origine, avec un zéro faute au contrôle technique et un record pour le contrôle technique local et la firme automobile.

 

 

 

         Revenons à mon enfance et passons en revue d'autres étapes de la traduction de ce "projet-sens", travail que je vous invite à faire pour vous, tellement il est porteur de compréhension et de guérison. Mes premières lectures ont été celles des "Aventures de Corentin" ; ce personnage incarne un adolescent intrépide et courant au secours de tous (tiens, donc !) ; elle ont été un écho de ce qui m'habite encore toujours dans ma vie et dans ma démarche thérapeutique : "si c'est difficile, cela m'intéresse ". Le personnage de Corentin a été créé par Paul Cuvelier, le cousin doublement germain de mon père et frère de mon parrain Raphaël  ; celui-ci me faisait le cadeau de ses aventures en bandes dessinées (issues de superbes aquarelles) à l'occasion de mes anniversaires. Hergé a été l'initiateur de ses B.D. et a fait même de Paul Cuvelier un collaborateur privilégié dans "Le Petit Vingtième" et "Le Journal Tintin".

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Le fougueux Corentin ("encore en thym" : mission de guérir)

 

            Enfant, j'étais aussi passionné par tout ce qui était invisible et, par excellence, les émissions radios puis télévisuelles ; habitant près de Mons, j'étais arrivé, à l'insu de mes parents à capter, à la télévision, la BBC et Hilversum (Hollande) ! En plus des circuits électroniques (à lampes puis à transistors), je me suis mis à fabriquer des émetteurs en fréquence modulée (FM), à grand renfort d'antennes en tous genres et souvent immenses, "fantasmagoriques" aurait dit Salvatore Dali ! Inconsciemment, je voulais sans doute, entre autres choses, attirer l'attention de mes parents en utilisant cet outil de communication symbolique.  Je me plaisais à faire des gags les uns plus fous que les autres, par exemple, en arrivant à brouiller toutes les réceptions TV et radio du voisinage, pour ne pas dire du village entier, mais seulement le temps qu'il fallait pour en vérifier la réalité : je me servais, comme antenne émettrice, de l'ancienne ligne téléphonique aérienne, longue de plusieurs kilomètres, qui arpentait tout le village (plus de 10.000 habitants) ; elle servait à la diffusion d'un brouillage radio réalisé à partir d'arcs électriques produit à partir de plusieurs milliers de volts (récupération d'une bobine HT de voiture combinée à l'alimentation de mon train Märklin et d'un rupteur électrique récupéré sur une arme de rebut de l'armée américaine !).

 

 

        A ma façon, je renouais avec ce qui avait été un métier passionnant chez mes grand-oncles paternels (Adhémar, Albert et Charles) : la fabrication de postes radio avec des lampes de marque Philips : naquit ainsi la "Compagnie Labrique & Cie" qui fut une pionnière dans le genre en Belgique. Philippe, un cousin de mon père, s'est aussi illustré dans l'invention (le goniomètre) tandis que son père Charles avait notamment trouvé un système de dessalement de l'eau de mer, que son fils Jean-Pierre a développé ensuite.

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Poste à cristal (ici à à galène, inventé fin XIXème siècle) qui utilise ici une pomme de terre

 et ci-après le schéma théorique dont je le suis inspiré (procédure pour y arriver) :

 

Quelle n'a pas été ma joie d'entendre de la musique,

en ne consommant aucune énergie,

via les écouteurs de ce poste (donc sans pile) que j'avais réussi à fabriquer !

Plus de détails (avec schémas plus modernes) de ce type de poste, écologique avant la lettre.

 

 

            Avec un vieux poste radio récupéré chez ma GMP Madeleine, je m'amusais à capter les stations les plus éloignées possibles (Radio Vatican - "on ne se refait pas" quand on est dans un collège de Jésuites ! -, Radio Canada, etc. dont le nom était inscrit en lettres d'or sur le grand panneau lumineux...), comme pour bien exprimer ma volonté de capter le maximum de choses qui paraissaient hors de portée, dans la réalisation de mon éternel défi : je pense qu'il faut trouver là une expression de ma constante recherche de découvrir ce qui est caché et par voie de conséquence, plus tard, via, par exemple, la psychogénéalogie. Cela s'est d'abord traduit dès 1990, par un grand attrait pour l'antenne de Lecher et ont suivi des formations en bioénergétique, radiesthésie et géobiologie (via l'utilisation du pendule et de l'antenne de Lecher).

 

 

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            J'étais toujours en recherche d'inventer, d'expérimenter, ce qui m'a été aussi suscité sans doute par l'héritage familial ; je démontais réveils, appareils électriques, radios, jouets électriques, etc. pour savoir comment cela fonctionnait mais je ne prenais pas la peine des les remonter : car ce qui m'intéressait était d'en découvrir les faces cachées, les secrets. Je traduis dans mon métier cette même passion de mettre au jour ce qui est caché (psychogénéalogie, psychobiologie, etc.) mais en donnant toutefois au patient les moyens de remonter sa propre "mécanique" intérieure (!), suivant ce qui lui paraît le plus approprié, ce qui m'apporte beaucoup de plaisir et de satisfaction : il y arrive par lui-même, comme moi j'y étais parvenu, suivant une logique qui me paraît donc implacable parce qu'elle se veut en totale respect des lois naturelles. 

 

 

Mes diverses expériences : ma façon à moi

de découvrir la face cachée de la terre

 

            J'étais aussi très passionné par le monde animal dans ce qu'il avait de plus petit ; durant les vacances scolaires, nous étions obligés de rester en dehors de la maison, les journées durant, mais sans pouvoir sortir de la propriété ; laissé à moi même, cela m'a permis de pouvoir faire les expériences que je voulais ; j'observais, par exemple, pendant des heures, les insectes, telles les fourmis au travail ; adolescent, j'ai fait l'élevage de plus de 60 hamsters de différentes races que je m'amusais à croiser pour voir les effets sur la progéniture, comme un apprenti sorcier ; j'ai observé leur taille, leurs caractéristiques et leurs comportements puis je consignais tout cela dans un cahier secret. J'étais admiratif de l'ingéniosité dont ils faisaient preuve et surtout de la façon de gérer leurs réserves de nourriture ; j'étais fasciné aussi par leur joie de vivre frénétique, sans doute parce qu'elle me manquait, vu l'univers familial torturé.

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           Plusieurs années de suite, je plantais tout un parterre de tournesols que je réussissais à faire grandir à plus de 2 mètres de haut, pour avoir le plaisir de faire grimper les hamsters, un à un, et les aider à en récolter ainsi les graines : je me plaisais à leur permettre de  réactiver leur programme ancestral (leurs bajoues permettent de récolter alors une grande quantité de graines) ; ils se prêtaient facilement à ces allers et venues entre tournesols et cages pour y libérer leurs bajoues pleines, dans des réserves qu'ils avaient soigneusement aménagées et gérées ingénieusement. Plus tard, lors des stages en bioénergétique, j'ai eu le plaisir d'apprendre et de vérifier que le tournesol est une des plus belles et une des plus riches réussites de la nature dans ce qu'elle cherche à exprimer le nombre d'or. J'ai compris pourquoi ils me fascinaient autant : sans doute que les cultiver et les voir grandir, se tourner et brunir au soleil, m'avait harmonisé davantage, comme le fait si bien tout ce qui vibre au nombre d'or (1,618).

 

        Quel ne fut pas aussi mon étonnement de découvrir un article écrit par Richard Sünder à propos d'une expérience scientifique qui a mobilisé pas moins de 6.000 hamsters (durant 6 ans, par équipes) pour étudier le lien éventuel entre tabagisme et cancer. La conclusion de cette expérience qui voulait démontrer un lien direct et qui a fait "long feu" sous le rapport matérialiste de faire croire que le tabagisme conduite au cancer et pour cause : il y a un code psychobiologique qui fait toute la différence ! Il n'y eu à ma connaissance aucune autre expérimentation scientifique de ce niveau. Mais ceci explique peut-être cela ...

 

Comme le suggère cette image, j'avais même imaginé monter une petite dynamo

sur le type de roue qu'ils faisaient tourner des heures durant et mesurer l'électricité produite ainsi !

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               D'autres expériences furent tentées dont certaines le furent avec un réel danger, comme celle déjà décrite, de faire de grands feux ; j'utilisais tout ce qui était à ma portée pour élargir le champ de mes connaissances : l'inconnu me passionnait déjà et j'aimais me surprendre moi-même. Ainsi, après de multiples essais, utilisant ce qui était à ma portée, j'avais pu confectionner une sorte de poudre à canon à base d'anti-herbe et de sucre ! Un jour, j'avais mis au point un système d'allumage électrique destiné à des fusées confectionnées avec des tubes en aluminium (anciens emballages de pastilles vitaminées) ; cela me permettait une mise à feu en toute sécurité ; pour provoquer leur départ, j'utilisais, en les envoyant, d'un seul coup, les 32 volts disponibles pour la "marche arrière" provenant du transformateur de mon train Märklin. J'expérimentais d'abord le système sur des sortes de bombes enterrées sous la pelouse ; après mes nombreux essais, considérant les pelouses, mon père croyait avoir à faire à des taupes rebelles ; je le vois encore placer, grommelant, des carottes sensées en finir avec ces bestioles. 

 

 

 

                Lors d'un ces tirs mémorables mais qui sonna le glas de ces essais "cosmiques",  la fusée a réussi à s'élever haut dans les airs mais a atterri au faîte de l'arbre fruitier de mon voisin,  mon cher professeur de mathématique du Collège Saint-Stanislas (acte "manqué" ?) ! Certains y verront donc une sorte vengeance personnelle, mais je peux vous assurer que, si elle a existé, elle était pas du tout consciente. Toujours est-il que l'arbre commença à brûler, mais heureusement le feu stoppa relativement rapidement ; à son retour, le professeur (que j'épiais) ne put s'empêcher de faire le tour de son arbre et, les mains sur les hanches, se questionner sur les origines de cet incendie, pour lequel je ne fus jamais inquiété.

 

              Culpabilisé peut-être par cet acte, nous fûmes les seuls mon copain premier de classe et moi, tout à la queue, à oser présenter le fameux examen de maturité de fin d'études secondaires en mathématique ; ce professeur avait en charge l'algèbre, la trigonométrie et la géométrie. Le jour fatidique, il avait disposé, textes cachés, trois petits papiers dont il fallait en sélectionner courageusement un. La seule branche où éventuellement je pouvais m'en tirer était la géométrie ; devinez ce que j'ai sélectionné ! Il m'a alors demandé de faire la démonstration du fameux théorème des trois perpendiculaires et je réussis l'examen, non sans avoir médusé la classe entière par mon audace ("La vie appartient aux audacieux").

 

 

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            L'année suivante, lors d'une première (et unique) candidature en sciences économiques et sociales (U.C.L. Leuven), je suivais avec un énorme intérêt les cours de psychologie et plus particulièrement celui donné par le Pr. Wilfried Huber ; je dois aussi dire qu'ici aussi, le choix de ces études avait été fixé suivant un "ordre" transgénérationnel : réussir là où mon père n'avait pas pu le faire ; il avait entamé au début de la guerre des études analogues mais, devenant le soutien de famille, il avait dû les interrompre définitivement, ce qu'il a toujours regretté. En revanche, mon GPP Fernand avait suivi à Louvain une (et unique) première candidature en Philosophie & Lettres (là ou j'ai réussi) pour bifurquer ensuite avec succès cette fois dans ce qui touchait à l'économie (là où j'ai raté) ; bel exemple de cette loi transgénérationnelle qui veut qu'on ne peut pas réussir là où celui qu'on remplace a réussi mais où on réussi là où cet ancêtre a échoué !

 

 

 

            Avec son savoureux accent de sa Suisse alémanique dont il était originaire, le professeur Huber passait de très longs moments à nous expliquer, avec force d'exemples, tout ce que la psychologie animale lui avait permis de comprendre dans le comportement humain (notamment le réflexe de Pavlov, etc.). Adolescent, j'avais déjà acheté de mes maigres deniers (constitués principalement de la revente de hamsters), plusieurs livres de psychologie à un prix abordable, dont un aux éditions Marabout, mais dont la reliure avait fini par lâcher, tellement je l'avais relu et relu... 

 

 

Planche illustrant une des applications du réflexe de (IVAN PETROVICH) PAVLOV

(prix Nobel de Médecine en 1904). Le dressage des chiens, notamment,

est basé en grande partie sur lui, mais aussi l'éducation des enfants (système de la "carotte" :

dissuasions créées par la perspective de sanctions.

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         Lors de la découverte des travaux du Professeur Henri Laborit, sur les rats pour mettre en lumière les conséquences somatiques de "l'inhibition de l'action", j'ai pu faire le lien avec ce que Pavlov avait mis à jour ; sans doute que ce qu'a superbement démontré et tout à fait scientifiquement le Pr Laborit (et oh combien essentiel pour comprendre l'origine psychobiologique des maladies), n'aurait pas sans doute pu voir le jour sans les apports de Pavlov.

 

        En seconde licence en Philosophie  & Lettres, je me suis passionné pour les cours de psychologie et surtout pour l'approche proposée par le Pr. Paul Osterrieth, qui m'a profondément marqué. Il nous avait notamment fait lire un ouvrage de l'Américain E. H. Erikson : "Adolescence et crise : la quête de l'identité" (Paris: Flammarion, 1972). Sa lecture m'a permis de comprendre pourquoi j'avais eu tant de mal avec mes parents, pourquoi la crise avait été si perturbante, etc. ; cela m'a permis de faire le deuil d'une jeunesse qu'on m'avait volée, tant l'enfer familial et scolaire avait été proche d'un univers carcéral. Ensuite, dans l'observation des autres, je n'ai eu de cesse de vérifier ce qu'avait si bien démontré cet auteur : l'adolescence est certes marquée par une profonde crise d'identité, faite notamment du rejet des valeurs des parents ; mais surtout, cette prise de conscience m'a permis d'accepter le fait que ce bouleversement fondamental n'est en fait que le début de toute une série d'autres remises en question, aussi salutaires les unes que les autres, à condition de bien en saisir le message et l'opportunité qu'elles offrent : adulte, en effet, nous voguons de crise en crise, ce qui nous permet d'évoluer vers "qui nous sommes vraiment" (cf. D. N. Walsh "Conversations avec Dieu") ; nous passons ainsi à beaucoup de reprises de la chrysalide au papillon, en gravissant une sorte d'échelle intérieure de Salomon, la nôtre et en toute liberté.

 

"La Chrysalide " oeuvre de Lyza.

Voir cette autre gravure.

 

        J'étais loin de ce que les Jésuites m'avaient inculqué, comme pour mieux justifier le dressage dont ils avaient le secret, voire une certaine exclusivité (entre autres "traitements" divers), et même dans une certaine perversité : maintes fois, pour nous faire accepter leurs traitements coercitifs avec force de sanctions, ils nous racontaient qu'il fallait attendre d'être adultes pour pouvoir, enfin, jouir de la sérénité et du plaisir de vivre auxquels nous aspirions pourtant légitimement ; ce n'est qu'alors que nous aurions acquis comme une vitesse de croisière, accompagnée de vents calmes, au volant d'un métier, d'un rang social que nous ne pouvions bien sûr choisir que parmi la liste autorisée par eux : pour eux, les professions étaient classées en deux catégories (les bonnes et les autres), car on nous assénait constamment que nous étions "l'élite de la société" ! Belle manipulation (encore) que celle-là !

 

        A l'université, Sarah Kaufman fut également un auteur dont nous avions dû lire le passionnant ouvrage "Interprétation freudienne de l'Art", (qui semble introuvable actuellement) ; à la lumière de ce qu'avait déjà découvert Freud, elle y a remarquablement démontré que les artistes utilisent leur oeuvres pour pouvoir se libérer d'un conflit psychique devenu insupportable  ; le transmuter dans une création leur permettrait de le sublimer. Un brillant exemple se trouve dans les oeuvres de Vinci qui mettent en scène la Vierge, sainte Anne (mère de la Vierge), Jésus et saint Jean-Baptiste : observez bien les tableaux dans leurs détails :

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Carton au fusain, 1498, National Gallery à Londres

qui est une sorte d'esquisse du tableau qui suit.

 

 

"La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne" Vers 1510.

Peinture conservée au Louvre (Paris)


"Assez rare, le thème de la Vierge assise dans le giron de sainte Anne remonte au Moyen Age.

L'exécution du tableau à Milan, vers 1510, est le résultat d'une longue méditation dont témoignent dessins et cartons (le seul carton conservé est à Londres). L'artiste n'achèvera jamais complètement son panneau et le gardera auprès de lui jusqu'à sa mort. Peint d'une matière fine et transparente,

qui laisse apparaître en certains endroits l'esquisse sous-jacente,

il constitue l'aboutissement des recherches sur la perspective aérienne codifiée

par Léonard dans l'ébauche du "Traité de la peinture"." (cf. Encyclopédie Agora)

Plus de détails dans "Leonardo Da Vinci - le sourire et les entrelacs"

Voir aussi l'utilisation du Nombre d'Or  omniprésent dans les œuvres de Vinci :

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          Vous aurez donc observé qu'il n'y a qu'un seul tronc pour la Vierge et sainte Anne. Pourquoi ? Fils unique et illégitime, Léonard est né en 1452 à Anchiano, près de Vinci (Italie). Son père, Ser Piero était notaire, sa mère, une jeune paysanne du nom de Catarina. Sa naissance mit fin à l'idylle : la même année et sagement, Ser Piero, se maria mais pas avec Catarina ; plus tard, Léonard est recueilli par l'épouse de Ser Piero qui sera comme sa mère. Dans les tableaux et pour cause, Léonard avait effacé la différence d'âge naturelle entre les deux femmes : sainte Anne sur les genoux de laquelle est assise sa fille, la Vierge.

        Ces tableaux sont, chacun, le condensé de deux traits marquants qu'on trouve chez Léonard : il a vraiment eu (au moins) deux mères.  De plus, comme répétition de ce qui s'était passé dans sa prime enfance, il trouvera aux côtés de sa seconde mère, une grand-mère, et l'on a dit que les deux femmes se sont montrées très bonnes envers lui comme le serait une vraie mère :  c'est cette grand-mère qu'il a représentée, non comme une femme âgée, mais comme une jeune mère. Ce dernier fait a de quoi raviver chez lui cette ambiguïté d'avoir été élevé très tôt par deux femmes (dont il n'a pas pu identifier qui était sa vraie mère, ce qui constitue une situation conflictuelle non résolue et qui n'a pu qu'être présent toute sa vie durant). On peut d'autant plus parler d'une œuvre sublimatoire que Vinci lui-même s'est montré très conscient de la portée psychanalytique des œuvres artistiques quand il écrit : "L'objet de la peinture est de montrer l'homme et les intentions de son âme. La seconde chose est difficile."

 

         Cet enseignement à l'université m'a aidé à prendre davantage conscience de l'importance de la période CGN (conception-grossesse-naissance), comme je l'appelle maintenant, dans ses répercussions sur tout ce qui suit et où on trouve, notamment, le" lit" de toutes les maladies graves, même si elles ne se déclenchent que bien plus tard.

 

          

X + Y = B²

 

        Cette sublimation d'un conflit, que sont de telles œuvres d'art, constitue bien un acte symbolique ; on a maintenant démontré que les maladies sont des tentatives de solution symbolique du cerveau pour résoudre un conflit devenu insupportable et donc dangereux, comme l'a démontré la psychobiologie. L'utilisation d'un acte symbolique permet de trouver un autre solution, de loin préférable,  que celle de fabriquer une maladie, mais il est alors approprié d'agir à temps, avant en tous cas que le stress ne devienne insupportable au point de déclencher un mal-à-dire.

 

       

 

(A suivre)

 

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