L'ORDRE DES FRATRIES  ©

 

 

© Baudouin Labrique

 


Il ne s'agit pas d'une nouvel ordre religieux, mais de la présence de familles dans la famille
 

Papa coq et Maman poule sont capables de reconnaître leurs congénères sur une photographie !

C'est entre autres ce que nous apprend Boris Cyrulnik dans :
Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale” (Ed. Gallimard)
 

 

Les Chinois auraient découvert il y aurait plusieurs siècles cette loi 'bio-logique' :

        1 = premier de sa fratrie etc...

                        1     2    3
                        4     5    6
                        7     8    9
                        10  11  12

                        etc..

     comme sur le clavier d'un téléphone

A lire verticalement, ce qui forment alors des rangs, en quelque sorte d'autres familles dans la famille.
Dans le monde animal, on constate souvent qu'une femelle (rang 3 lors de sa naissance, par exemple) va davantage s'occuper des 3ème, 6ème, 9ème etc. petits et dans toutes ses portées.

Les 1 auraient tendance à (re)faire les programmes des 4 et des 7 (idem pour les 4 et pour les 7)
Les 2 " " 5 8 (" )
Les 3 " " 6 8 (")

Dans la bible ne dit-on pas "Vous paierez la faute de vos ancêtres" ?

 

Alors que nous psychothérapeutes et autres psychogénéalogistes nous savions, pour l'avoir observé dans la plupart des cas présentés, que toute l'histoire de la famille (vécu, conflits résolus et non résolus, réussites, échecs etc.) sont stockés dans la mémoire profonde, cellulaire de chacun, ils viennent d'en faire la découverte (et tant mieux) dans les gênes !

La Science a d'ailleurs confirmé cet état de fait (Cf. Un fantôme dans nos gènes).

Il faut donc voir la famille comme une seule personne : ne dit-on pas que nous sommes MEMBRE de notre famille ? Donc, la charge de résoudre un tel conflit non résolu par l'un des aïeux et susceptible en plus de se somatiser pour trouver un voie de résolution temporaire, risque d'être reprise par un descendant ; mais lorsque celui qui en a la charge n'y arrive pas, il en transmet le programme alors transgénérationnel dans une des deux grosses valises familiale (une pour la famille de papa et une pour la famille de maman) ; ces traces perceptibles dans les gênes sont les mémoires de tels programmes à résoudre ! Souvent même ceux qui en sont porteurs respectent ce que j'appelle les lois de la fratrie : une famille dans la famille !

 

C'est ce qui explique que seulement certains seront alors porteurs de gênes, gardiens de la mémoire de tel conflit à résoudre susceptible de se somatiser ; en psychobiologie, on a observé qu'il n'y avait pas de maladies génétique pour la bonne et sensée raison que les gênes, l'ADN ne se modifient que par adaptation à la manière dont l'environnement au sens large est perçu par le sujet.  Voir ce qu'en dit Jean-Jacques Crèvecoeur.
 
Quand un membre disparaît et qu'on en a pas pu faire le deuil, on le remplace par un autre "membre", comme s'il s'agissait d'un seul corps ; exemple : quand le bras droit est handicapé, c'est le gauche qui prend la relève. Dans la famille, c'est le nouveau-né qui, la plupart du temps vient "par hasard" (non désiré par les parents) qui prend la place du disparu dont on a pas pu ou su faire le deuil : c'est la famille qui pousse à le mettre au monde ce qui explique souvent le cas d'enfants consciemment non désirés. On donnera souvent à ce nouveau-né le ou les mêmes prénoms, et il ressemblera au défunt et reprendra ses programmes non résolus (mission impossible). La plupart du temps aussi, ce remplaçant aura un numéro de fratrie en rapport avec le défunt : c'est donc sur un enfant particulier que le rôle de ce remplacement est dévolu.

 

Dans un entretien rapporté par Nina Canault, dans son livre "Comment paye-t-on les fautes de ses ancêtres" (Ed. DDB), elle assure : "Tous les jours, je vois des dates d'accouchement ou des dates de conception qui commémorent la mort d'un parent ou d'un aïeul ou d'un premier enfant dont on n'a pas pu faire le deuil." Elle a fait des observations similaires, lorsque la grossesse n'est pas menée à terme, mais aussi par rapport à l'apparition de différentes maladies.

Le psychanalyste Didier Dumas, qui a fait des constatations similaires en travaillant avec des enfants psychotiques, préfère parler de syndrome de répétition : il a observé des problèmes qui se répètent non pas au même âge ou au même jour, mais lorsqu'un enfant occupe la même place dans sa fratrie que celle d'un frère ou d'une sœur d'un de ses ascendants, étant décédé ou ayant eu des problèmes similaires. (En savoir plus sur les "syndromes d'anniversaires").
ressemble

Mon cas personnel : mon grand-père paternel Fernand (oui un "enfer"  pour sa famille !) avait abandonné ses trois enfants et leur mère du jour au lendemain sans prévenir, en les laissant sans ressources et en Roumanie en 1927 ! J'ai le même numéro de fratrie que lui. Dette transgénérationnelle : j'ai élevé 13 enfants abandonnés par... leur père en "pure perte" : très grosses dépenses financières, aucun retour de leur part (que j'ai totalement accepté actuellement) ; je lui ressemble physiquement ; dernièrement lors de l'enterrement de ma tante paternelle, les premières paroles de mon oncle paternel Jacques (89 ans en 2006) que je n'avais plus vu depuis plus de dix ans, ont été : "Mon Dieu, comme tu ressembles à mon père !" :

 

 

                                        

                                                 Fernand Labrique                                                    Baudouin Labrique

                                                                                                                              (petit-fils de Fernand)

 

 
Dans l'identification du numéro de fratrie, compte pour 1 (enfant) : fausse couche, avortement, jumeau perdu (ex. saignement important durant grossesse, décès à la naissance, etc.), enfant mort-né etc. Même si on est pas au courant.

Dans une même fratrie, le N°1 ou apparenté (= 4, 7 ...) s'entendra bien avec un parent (papa ou maman) s'il porte le même n° ou apparenté, idem pour 2 et pour 3 bien sûr. Ou ce sera la "guerre" car il y aura une sorte de concurrence.
 

Il se peut aussi et c'est mon cas, qu'on se sente tout à fait étranger, mis à l'écart de sa propre famille : je suis un N° 7 (quatre en étymologie = écart) ; le 1 est décédé avant la naissance, maman est 3 et papa est 2 ; ma soeur aînée qui est 2 s'entend donc très bien avec Papa, mon frère aîné qui est 3 est le chou-chou de ma mère, et ma soeur cadette qui est 8 (donc 2) s'entend très bien avec papa. Comme je ne correspond à aucun de mes parents et donc frère et soeurs, je me suis toujours senti " à l'écart" ; comme par hasard, quatre = quart = écartelé = écarté ... Ici encore l'inconscient s'est "plu" à "jouer" avec le son des mots-maux).

Vérifier avec votre propre famille directe et aussi plus lointaine : vous pourrez vérifier que les affinités ou au contraire rivalités (haine) parce que peut-être on se ressemble trop fonctionnent aussi suivant les N° de fratrie.

Sachez encore que chez les animaux ce la a été aussi prouvé diversement : une chienne qui est N° 3 mettant au monde 9 chiots, s'occupera et nourrira mieux les n° 3, 6 et 9 !

Cette réalité (loi) biologique des fratries vous permettra comme moi de mieux accepter ce qu'a été votre enfance, le cas échéant, si vous vous êtes sentis à l'écart de vos parents ....

Comme par hasard, je rencontre en thérapie souvent des aînée(s) qui justement ont le sexe inverse voulu par papa et, de plus, n'ayant pas le même n° de fratrie ; ces personnes peuvent alors mieux se guérir de leur passé familial, sachant que leurs parents n'avaient fait (c'est incontournable) qu'obéir à une loi biologique aussi forte qu'une des lois biologiques de survie, à laquelle elle s'apparente en définitive ; la réinterprétation de ce qui s'est passé est alors facilitée puisque la biologie explique là encore que ce choix des parents dans leurs préférences n'était pas volontaire et donc davantage "excusable".

Baudouin Labrique
 

Bataillon d'une armée :

beau symbole de ce qui se passe dans les familles (fratries)

 



Extraits d’un échange sur un forum (texte de B. Labrique) : rangs de fratrie et notes de la gamme (N.B. ce qui suit comme ne toute observation empirique n'a aucun caractère absolu) :


"Concernant le prénom DOMINIQUE ainsi que tous les prénoms commençant par "Do", il y a aussi un décodage à faire, éventuellement, relatif à la position dans l'ordre des naissances dans une famille donnée.

Si le cerveau fonctionne suivant les lois de l'harmonie musicale (cf. Les Cycles Biologiques Cellulaires Mémorisés du Cerveau , les CBCMC de Marc Frechet), il doit bien aussi, concernant les prénoms, faire référence à la gamme musicale.

J'ai souvent remarqué que les personnes ayant des prénoms commençant par "DO" étaient souvent les premiers d'une famille (ordre de fratrie). Ainsi de même pour les REné (qui comme cela a été dit renaissent et donc remplaceraient un enfant mort, souvent jeune, avant eux) qui occupent la seconde place; les Michel, la troisième et ainsi de suite.

Dans certains cas, cela cache qu'il y a eu une ou des fausses couches etc. : celui qui est affublé d'un prénom débutant par une note de la gamme n'occupe pas alors la place que cette note lui assigne (en regard du nombre de ses frères et/ou soeurs nés, le précédant). Ainsi un Michel qui serait par exemple à la seconde place des enfants que ses parents ont mis au monde.

Si c'est le cas, on peut alors soutenir l'hypothèse que cet enfant absent aurait pu compter beaucoup pour le ou les parents au point qu'ils ont voulu marquer sa présence en décalant ainsi l'ordre des prénoms suivant la gamme.

Alors, on pourrait alors se demander si l'un ou les deux parents ont vraiment fait le deuil de cet absent ainsi que se poser la question de savoir si un des enfants suivants n'a pas été conçu pour reprendre les attentes, programmes etc. de cet enfant absent...

J'ai aussi observé que certains DoMi-nique pouvaient être en (bonne ou mauvaise) intelligence avec le troisième enfant de leur famille (un de ses frères ou soeur)."

 

 

Extrait d'un mail reçu d'une maman qui s'est ainsi rendue compte pourquoi son fils était si révolté et violent :

 

"Quelques nouvelles suite à notre entretien de ce 15 février  au sujet de notre fils (...).
Quand nous sommes sortis de chez vous, nous nous sommes sentis libérés.
Oui, une libération comme pour ces gens enfermés depuis si longtemps

et qui découvrent l'immensité du ciel bleu lorsque la porte s'ouvre.
Vous nous aviez dit que l'on se sentirait mieux à midi. C'était tout à fait cela.

Nous étions heureux d'avoir fait la démarche. (...).

Je vous tiendrai au courant de l'évolution mais je souhaitais déjà vous faire part

de toute notre gratitude de nous avoir montré le chemin.
En regardant de plus près notre arbre généalogique, nous nous sommes aperçus
que le 1er ou le 4ème enfant de chaque génération était presque à chaque fois une fille.
Et de mon côté paternel, les aînés qui étaient des garçons n'ont pas survécu.
Je me dis donc qu'inconsciemment, j'ai dû penser que c'était mieux de naître fille.
En plus, les femmes de la famille ont toutes une forte personnalité.

Cela est peut-être une explication à mon désir si ardent d'avoir une fille depuis mes 17 ans.
Quand on prend la peine d'ouvrir les yeux, tout s'enchaîne, des tas de petits détails de la vie,
des expressions, des anecdotes nous reviennent.

Oui, nous étions heureux en sortant de chez vous.

Et ce n'est que le début."
 


En savoir plus sur la psychogénéalogie (naissances, aïeux, couple, prénoms etc.), et sur les syndromes d'anniversaire.

 

Voir les activités organisées sur ce thème.
 

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« Sans prise de conscience, sans travail sur soi, nous sommes condamnés à reproduire

     ultérieurement nos  identifications d’enfant. Parfois à notre insu.
      Certains ont choisi de faire tout le contraire de leur famille.
     Malheureusement, vivre le contre-scénario, c’est encore vivre en fonction du scénario

    Prendre le contre-pied, ce n’est pas accéder à la liberté d’être soi-même,

     c’est agir à l’inverse en étant constamment dans la comparaison.
     L’aventure d’une vie humaine, c’est avant tout l’aventure de la conscience.

         Plus nous devenons conscients, plus nous devenons libres.
        Plus nous choisissons notre vie au lieu d’obéir à nos programmations,
         plus nous épanouissons notre être unique, indépendant, autonome.
          Plus nous sommes épanouis, plus nous épanouissons les autre
s ».

         CHANTAL RIALLAND  : «Cette famille qui vit en nous ».

       Ed. Lafont & Ed. Marabout (ouvrage très accessible et à la portée de tous)
        (cliquez ici pour obtenir le texte séparé pour en faire éventuellement un poster)

 

 

 

Pour aller plus loin....

Suivant l'observation empirique (études de cas concrets), le prénom apparaît comme  une sorte de carte d'entrée dans le monde ou une sorte de 'permis de vivre' (mais conditionnés : avoir "sur le dos" ce qui peut apparaître comme des  missions transgénérationnelles).

Le célèbre psychologue Carl Jung faisait très justement observer :"Tout ce qui n'est pas porté à la conscience se transforme en destin".

Bien avant lui, le philosophe Cicéron avait déjà constaté qu' "ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant".
 

Deviens qui tu es, quand tu l'auras appris.

(Le poète grec Pindare)


Conscientiser grâce notamment à l'inspection attentive de nos "valises transgénérationnelles" ce que révèle notre prénom (et aussi les autres prénoms portés), permet déjà de les mettre à distance : cela nous place alors en position de choix, car allons-nous alors continuer à porter le destin qu'ils imposent, restons-nous alors des victimes consentantes ou allons-nous en profiter pour nous recréer, à celui que nous sommes vraiment ?

Pour se débarrasser des "impacts négatifs" de nos prénoms, il convient d'abord de les mettre en lien ce que nous avons précisément vécu en résonnance et qui exprime de tels asservissements. Ensuite, li conviendra de faire des choix concrets pour arriver à se comporter suivant sa vraie nature, renoncer aux bénéfices cachés de l'ancienne destinée... mais après avoir désactivé les "mémoires" que renferme nos prénoms...

Un accompagnement psychothérapeutique adapté peut s'avérer utile  si, après avoir ainsi agi, les résultats ne sont pas à la hauteur des libres choix.
Les Constellations Familiales Intégratives constituent aussi un outil efficace à ce point de vue  mais toujours à intégrer dans une psychothérapie  (et donc les CF ne sont pas un thérapie en soi)

 

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