Attentats de Paris (2015),
ceux qui ont suivi
et suivront encore

tant que les vraies leçons n'auront pas été tirées :
l’essentiel a encore été occulté
au mépris de l'intelligence
et de la lucidité

 

 

Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences

alors qu’ils en chérissent les causes
Bossuet

 

 

Cette page fait suite à l'article (plus bas) consacré aux attentats de janvier 2015

mais le contenu s'applique aussi à tout ceux qui ont suivi et suivront encore

dans les pays occidentaux et contre leurs intérêts partout dans le monde,

tant qu'on n'aura pas rendu inoffensif les va-t-en-guerre et mis en oeuvre

l'incontournable et efficiente action diplomatique concertée et volontariste...

Car, "Aujourd'hui, on ne peut que constater qu'un nombre invraisemblable

de gens sont morts et que des sommes gigantesques ont été dépensées pour rien".

 

Malheureusement, la bien-pensante et le politiquement correct

qui majoritairement sont les discours de ceux qui nous gouvernent

et des grands médias qui les relaient servilement, dictent que 

"Tout ce qu'il faut dire à ces gens, c'est qu'ils sont attaqués,

en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme,

en les accusant d'exposer la patrie à un danger ".

 

 

© Baudouin Labrique, philosophe, psychothérapeute et épistémologue

                                                               

 

 

Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse. (Einstein)

 

 

 


 

Deux plans cruciaux de niveaux de responsabilités qui s'autoalimentent ont été retenus dans cette première analyse parce qu'interactifs ; comme des polarités qui s'attirent, ils déterminent les principaux enjeux :

 

* le plan géopolitique dans ce qu'il offre un terreau très fertile pour les actions terroristes :

 

                              L'acte terroriste en tant que tel est le dernier maillon de cette chaîne. (Michel Onfray)

goering

        

"Bien sûr, la majorité des gens ne veut pas la guerre. En fin du compte ce sont les leaders d'un pays qui déterminent la politique de celui-ci. C'est simplement une affaire du choix des moyens pour entraîner le peuple dans telle ou telle direction, qu'il s'agisse d'une démocratie, d'une dictature fasciste, d'un régime parlementaire ou d'une dictature communiste. Quel que soit ce que les gens disent, le peuple peut toujours être amené à adhérer aux choix et aux paris pris par leurs leaders. C'est facile. Tout ce qu'il faut dire à ces gens, c'est qu'ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d'exposer la patrie à un danger. Ca marche de la même façon dans tous les pays du monde."

 (Hermann Goering)

 

 

Dans un article du magazine allemand Bild am Sonntag (18/12/2016), le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg constate  que le "déploiement de moyens militaires [en Syrie] pourrait rendre l'effroyable conflit encore plus terrible" : voilà une analyse que j'aurais aimé entendre bien avant le projet de l'intervention en Irak (sous Bush) ; une telle attitude aurait pu éviter le recours à des interventions (violant d'ailleurs le droit international) qui se sont soldées, entre autres, par la mort de plus de quatre millions de personnes, mais par dessus le marché, ces actes moralement attaquables se sont avérés en plus contreproductifs ! :

"Un ami américain m'a dit : 'Les Américains ne font tout de même pas exprès de tout gâcher au Moyen-Orient ?' J'espère que non, mais les faits sont ce qu'ils sont. Regardez toutes les interventions occidentales de ces cent dernières années en Afghanistan, en Irak, en Iran et en Syrie. Laquelle a été une réussite ? Aucune n'a apporté quelque chose de positif.
Je veux bien croire que les gouvernements d'Amérique et du Royaume-Uni étaient convaincus que grâce à leur invasion en Irak le monde deviendrait meilleur. Aujourd'hui, on ne peut que constater qu'un nombre invraisemblable de gens sont morts et que des sommes gigantesques ont été dépensées pour rien. Pour la plupart des citoyens, la vie en Irak est plus incertaine après l'invasion qu'avant. Regardez l'état de la Libye après l'ingérence de l'Occident.
"

(The Silk Roads : A New History of the World, Peter Frankopan, director of The Oxford Centre for Byzantine Research)

 

Dans la suite de cette page, on découvrira des ressorts complémentaires qui se trouvent pour la plupart en filigrane, mais que les grands médias occultent sciemment, trop enclins à donner dans le sensationnalisme et à l'analyse épidermique (bien futile) des événements, certes, le tout boostant leurs "rotatives"...

                                                                                                                                                                    Retour au début de cette page

pere

* le plan du creuset familial dans ce qu'il engendre des terroristes  :

 

 

De nombreuses études montrent que le dénominateur commun des familles d'où émergent des terroristes, délinquants extrêmes... (de quelque obédience que ce soit), est l'absence abyssale de figure paternelle (°). L'observation sur le terrain psychothérapeutique montre qu'un tel enfant devenu adulte souffre très souvent de tourments intérieurs (avec les conséquences dommageables dans tous les aspects de sa vie) et qui sont proportionnels à la défaillance des rôles dévolus au père, lorsqu'il était enfant.

En effet, le père a toujours été celui dont la tâche naturellement assignée est de dicter la loi, installer les limites... , il est aussi là pour symboliquement "arracher l'enfant aux jupes de sa mère" et l'insérer dans la société, lui donner une place valorisante en son sein ; en l'absence, l'adulte qu'il est devenu resterait immature, manquerait de réelle autonomie, comme si le bébé qu'il a été ne quittait pas le giron maternel et analogiquement, il chercherait alors à devenir inconditionnellement dépendant d'autres adultes  Cela peut aussi se traduire ou trouver un complément dans d'autres dépendances...

Le père permet ainsi à sa progéniture de vivre dans une espace sécurisant, propice à y jouir d'une légitime reconnaissance, d'une valorisation suffisante et structurante... qui lui permettront de s'épanouir d'une manière équilibrée dans la société tout en devenant de plus en plus autonome. N.B. Il y a certes mères qui arrivent à ce que leur enfant souffre nettement moins de l'absence de figure paternelle, car elles ont su par exemple, respecter, honorer le père absent (qu'il soit mort ou pas, banni ou pas de la société, en dissociant alors la figure négative de l'époux de celle du père à honorer inconditionnellement), entourer l'enfant de présences masculines valorisantes etc. 

° La réciproque n'est évidemment pas automatique, à savoir que deviendraient délinquants ou terroristes tous les enfants issus de telles familles

gure

L'enfant qui en est gravement privé et dont aucune figure familiale n'a pas été en posture de remplacer le père à ce point manquant, se retrouve dans une telle insécurité angoissante que, pour tenter de la calmer, il va devoir immanquablement s'extraire du giron familial : pour se confronter à des situations de rechange, s'adonner à la quête d'un père substitutif (la plupart du temps au travers de vécus extrêmes), essayant (malheureusement vainement) de combler le vide originel, de vivre de tels besoins inassouvis, via l'adoption et le culte de modèles sociaux etc. de substitution et assouvir ce besoin de transcendance (besoins spirituels) commun à tous, en recourant à tous le moyens accessibles (et même le suicide en  kamikaze) pour y arriver...

 

Tout en haut de la pyramide de Maslow, la transcendance est donc un besoin présent chez tout le monde ; il exprime l'irrépressible recherche du dépassement de soi, au delà de ce qui est perceptible directement, en dehors de la rationalité, du visible, de la matérialité... Cependant, ceux qui souffrent d'énormes manques (quels qu'ils soient) ne peuvent être tentés que de faire des expériences de substitution de toutes sortes et avec une intensité proportionnelle à leur souffrance ; cependant, ils n'arriveront jamais de cette manière à combler réellement le vide profond sous-jacent : l'expérience sur le terrain psychothérapeutique montre qu'il est légitime et incontournable de s'occuper de soigner les blessures émotionnelles notamment originelles, mais en s'attachant à aller recontacter ce qui les a causées dans les propres histoire et vécu du patient. Dès lors, il se révèle désespéré de tenter d'y arriver par des voies de traverse (substitutions, compensations...) en croyant faire l'économie d'un travail sur soi en profondeur tel que décrit ; ne pas s'y attacher, c'est s'exposer à de situations de plus en plus souffrantes, vu que "La vie ressert toujours les mêmes plats, et de plus en plus épicés, qu'on n'a pas voulu manger", comme le dit avec sagesse et réalisme le dicton populaire.

"Il n’y a jamais eu en France de conversions au djihadisme dans des proportions aussi importantes que depuis la disparition de la figure paternelle, qui transmet et dit la loi. Qu’il ait disparu pour rentrer se remarier au bled, dans le cas des immigrés, ou du fait du vagabondage sexuel des sociétés postmodernes, pour beaucoup des enfants qui se convertissent, le père absent est remplacé par des groupes de pairs qui vont énoncer une loi beaucoup plus contraignante, celle de la charia, plaquée par les salafistes sur l’anomie [°] de la société, dont elle replâtre les failles."

(Extrait d'une interview de Gilles Kepel, politologue spécialiste de l’Islam et du monde arabe, suite à la sortie de son livre

La fracture, dans la revue Valeurs actuelles, novembre 2016).

    ° Etat d'une société (ou d'un groupe) sans règles, sans structures, sans organisation naturelle ou légale, en désordre... consécutives à la perte

       de pouvoir des règles de vie en société (concept développé par le sociologue Emile Durkheim) .

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Guy Corneau y traite de la blessure morale et psychologique

dont certains hommes souffrent

vu le manque de contacts de qualité avec leur père.

Le hasard du calendrier a voulu que cette photo soit placée ici

quelques jours avant le décès de Guy Corneau...

 

A la lumière des compréhensions précédentes, il est alors sidérant d'entendre par exemple, ces mères (ou personnes proches) éplorées d'avoir perdu l'un des leurs (radicalisé) continuer à se demander qu'est-ce qui l'explique. La plupart du temps, ce faire est tomber dans le piège qui consiste à prétendre alors que de tels jeunes se sont "laissés" embarquer, radicaliser..., comme explications plausibles, alors que de tels écueils se révèlent n'être que des épiphénomènes : ici comme ailleurs (et notamment en médecine conventionnelle), on se rive dogmatiquement et erratiquement sur le symptôme (en aval), mais pas sur la ou les vraies causes (en amont). C'est une attitude typique d'une obsession récurrente et d'une insensée prise en compte de la seule matérialité des faits, car elle dénie ce qui est en amont : l'incontournable type de profil psychologique qui conduit à devenir terroriste et qui se forge en premier lieu au sein même de la famille parentale ; en effet, quelles images d'homme, de mari, de père etc., le père et la lignée paternelle ont-ils données, quelles images de femme, d'épouse, de mère etc. la mère et la lignée maternelle ont-elles données... ?

Il faut en fait aller bien au delà de la considération des problèmes suscités par la piètre intégration de la famille immigrée (car ils n'en sont que des symptômes), typique d'une vision obsessionnelle des grands médias aux oeillères bien accrochées. Au contraire, il faudrait identifier en premier lieu le type d'accueil et la place qui ont été données à la recrue terroriste dans sa famille ! C'est étonnant que, quand il s'agit d'un repris de justice, on se pose toujours de telles questions et que cela fait partie de la plaidoirie en vue de réduire la peine, mais que, paradoxalement, on n'y fait pas vraiment référence dans le cas de ces terroristes, stigmatisant à tort la société et le fanatisme religieux comme les quasis seuls responsables ! Un tel discours sert bien évidemment les intérêts du pouvoir en place dans ce qu'il lui permet de se détourner sans vergogne de ses devoirs et des cruciales options mais donc lacunaires (qualités d'information, d'éducation, de culture...).

De tels comportements indésirables découlent donc en fait de l’éducation parentale et du profil des parents, et en particulier les valeurs qu’ils ont, non seulement prônées, mais en ont davantage donné l'exemple négatif. Plusieurs cas relatés par les médias en l’occurrence font état de plusieurs cellules familiales qui comportent deux frères terroristes : je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur le niveau de qualité positive d'ouverture de la culture et celle des divers comportements familiaux... La famille a en effet une énorme responsabilité et, devant les médias, il est donc choquant et déplacé de voir certains parents de terroristes etc. se poser en pures victimes, faute d'avoir apparemment fait leur examen de conscience ni la cruciale remise en question !

Voici une étude très approfondie et concordante de cas précis (vécu, famille, portrait psychologique, conséquences) de terroristes célèbres et qui en montre le cheminement : "Profils de tueurs en série : de la décomposition familiale au terrorisme" (par Léonidas Durandal) (N.B. Ce lien ne s'ouvre pas avec Firefox, suivant le choix délibéré du propriétaire du site en question).

Analogiquement, en tant que psychothérapeutes, nous sommes régulièrement confrontés à des situations (certes moins aigües en l'apparence, qui mettent en scène des délinquants voire des terroristes) : elles montrent à souhait que dans leurs quêtes d'absolu, de références..., de tels jeunes vont choisir de préférence des métiers bien particuliers et qui apparaissent comme des sortes de refuges tous désignés : la prêtrise (comme mon père qui fût tenté de l'adopter), le monastère, le couvent... (recherche du père dans le divin), l'alpiniste, le pilote d'avion (s'élever physiquement vers le ciel, là où se trouve symboliquement le père disparu, croyant aussi contacter le  'Père absolu'...).

 

 

Osant quitter et, comme de juste, la posture de pures victimes,

il est donc crucial que les familles

dont le profil psychologique prédispose ainsi à la radicalisation,

entament sans tarder une thérapie familiale,

en vue de désactiver les effets de bombes à retardement

chez les enfants qui devenus adultes, risquent d'aller chercher

une (vaine) tentative de résolution de leurs manques souffrants

dans la radicalisation...

 

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Voici encore une analyse très éclairante de la célèbre psychothérapeute Alice Miller, célèbre psychothérapeute disparue : "Malheureusement, même si l'enfant commet effectivement des actes répréhensibles, on ne dit jamais d'où ça vient, et on en profite pour l'utiliser à décharger la colère et la violence enfouie en nous depuis l'enfance." (cf. "Les véritables causes de la haine").

Lire aussi "De la pédagogie noire à la thérapie noire…" et identifier les racines familiales qui ont par exemple fait émerger un certain Hitler...
 

                                                                  

 

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Attentat de Nice : on n' a toujours pas tiré les vraies leçons !
 

 

Après Zaventem, Nice... la preuve est maintenant faite qu'on ne pourra pas se prémunir efficacement contre les attentats ! Espérons que cette triste réalité conduira nos décideurs bien (trop) calfeutrés et protégés contre ce type de risque, à faire preuve enfin de courage, à prendre à bras le corps les VRAIES causes et adopter rapidement les solutions appropriées, sachant qu'un penseur éclairé comme Bossuet aurait pu à juste titre leur lancer que :

 

 

Fait trop rarement relayé dans la presse pour le laisser passer, lire aussi la lettre ouverte écrite par Jonathan Dehoust, étudiant en sciences politiques à l'Université Saint-Louis de Bruxelles (Le Vil du 16/07/16).

Les régimes islamiques de la planète ne menacent l’Occident que depuis que l’Occident les menace.

(Michel Onfray, philosophe, Penser l'islam, Grasset, mars 2016).

 

rejet

 

Le rejet de la responsabilité conduit à une culture où prévaut la mentalité de victime

(Christopher Ross, Oxford Circus, la quête de la vie réelle, Ed Sully, 2003)


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Loin du politiquement correct et de la bien pensante, voici ce que ni les grands médias ni les décideurs ne vous diront à suffisance à propos des attentats : « L’Occident attaque, prétendument pour se protéger, mais il crée le terrorisme » (Michel Onfray). Il aurait aussi fallu révéler les racines des maux : comprendre comment on en est arrivé là est l’une des questions cruciales quasiment éludées par les médias et absentes des discours des responsables politiques. Ensuite, avec le recul nécessaire, voici des pistes proposées pour en tirer des leçons utiles et positives sur un plan personnel.

 

 

 

Ce qui suit n'affaiblit en rien la compassion

qu'il faut avoir pour les victimes, leurs familles et amis...

 

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Les travers récurrents du journalisme

 

L’industrie de la télévision n’aime pas voir la complexité du monde.

Elle préfère les idées et les concepts simples : c’est blanc, c’est noir ;

c’est bon, c’est mauvais.  Krzysztof Kieslowski

 

S’attachant indécrottablement aux aspects épidermiques, sensationnels et émotionnels de ce type d’événement (car ce sont ceux qui boostent le mieux leurs profits), les grands médias n’ont pas vraiment voulu constater que les attentats, notamment de Paris, constituaient des ondes de choc prévisibles engendrées par des politiques guerrières qui infestent depuis longtemps les décisions occidentales en matière de politique extérieure.

Le journalisme se confine bien trop souvent dans le commentaire de l'instant présent et trop souvent manichéen (c'est blanc ou noir, bon ou mauvais) et s'adonne trop peu à l'investigation approfondie des situations qui génèrent les événements : cela produit des journalistes, munis d'oeillères dans ce qu'ils se cramponnent à l'ici et maintenant et s'en prennent même à critiquer les penseurs et les philosophes pacifiques, plutôt que de se remettre en question : ils vont jusqu'à leur asséner un tas de jugements de valeurs sur eux, voire les insulter, se sentant protégés par une liberté de la presse, mais bien trop permissive.

Fort heureusement, les philosophes s'efforcent en général d'analyser les événements, mais en veillant à mettre en perspective  leurs tenants et aboutissants notamment sur l'échelle historique : c'est une salutaire et indispensable mise en perspective des événements sur le long terme, comme on le verra ensuite.

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La plume courageuse de certains penseurs non politiquement corrects

                                                                    Onfray

                                                                                  Le philosophe Michel Onfray

 

Il faut aussi déplorer que trop peu de penseurs éclairés s’élèvent contre cette logique guerrière et contagieuse et dénoncent les insensés va-t-en guerre. Parmi ces courageux penseurs,  le philosophe Michel Onfray ;  voici ce qu’il en disait avec un bon sens aigu, déjà bien avant les derniers attentats :

« Que tous ceux qui ont justifié les guerres contre l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, le Mali et autres pays musulmans sont responsables et coupables. Ils ont légitimé le bombardement de milliers de personnes sur place. Que la communauté musulmane soit en colère contre l’Occident me paraît tout à fait légitime. L’Occident attaque prétendument pour se protéger du terrorisme, mais il crée le terrorisme en attaquant. Quel Irakien menaçait la France en 1991 ? Saddam Hussein finançait même la campagne d’un président ».

En plus, « Bombarder des combattants de l’Etat Islamique suppose tuer des victimes civiles innocentes, les uns vivant chez les autres, et que ça n’empêchera pas un islamiste radical vivant en France de passer à l’acte. Au contraire ! » (Source)

« Est-ce que ça n'est pas terrible depuis 25 ans de justifier toutes ces guerres qui ont fait 4 millions de morts ? 4 millions de morts musulmans, ça compte pour rien ? » (Source)

Frappes aériennes : serait-il donc admis voire encouragé  de tuer à distance et, pire, des femmes et des enfants ?

 

 

N.B. A propos du concept d'Etat Islamique que la bien pensante rejette pour lui préférer celui de (groupes de) terroristes, il faut rappeler qu'il   s'agit pourtant bien d'un Etat : il bat monnaie, a un gouvernement, des lois, un système judicaire, et un territoire, qualifié de califat, (principalement en Irak et en Syrie) en expansion continue..

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En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur. (Gandhi)

 

On ne peut pas faire ce qu'une organisation terroriste nous fait.  (Pr Mathieu Guidère) :

 

Mathieu Guidère, ici à son bureau à Paris, est un universitaire spécialiste des mouvements radicaux. JACQUES TORREGANO/LE FIGARO MAGAZINE

                                                                                      Le Pr Mathieu Guidère

        

          Extrait de l'émission Des paroles et des actes (France2 - 26 novembre 2015).

      Mathieu Guidère est un professeur dans plusieurs universités et un écrivain français.

      Cet islamologue est un spécialiste de géopolitique, des groupes terroristes et d'histoire du monde arabe et musulman. Gri

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Commentaire de Michel Grisar à la lecture de ce qui précède :

"Très vrai, mais trop simple et trop sain pour  que les politiques, les vrais s’en inspirent.

Malheureusement. comme a dit Einstein  : 'Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine.

Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.' "

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Juste après les attentats du 13 novembre 2015, Michel Onfray relève que « droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'Islam politique récoltent nationalement la guerre de l'Islam politique » et dans une interview au Soir :

« Ces pays [Irak, Afghanistan, Mali, Libye…] ne nous menaçaient aucunement avant que nous leur refusions leur souveraineté et la possibilité pour eux d’instaurer chez eux le régime de leur choix. La France n’a pas vocation à être le gendarme du monde et à intervenir selon son caprice dans tel ou tel pays pour y interdire les choix qu’il fait  ».

Ecoutez l'interview de Michel Onfray par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV en mai 2013 et son point de vue sur les attentats du 13 novembre 2015,  dans cette interview du 21 novembre sur France Culture :

 

 

 

Un discours de vérité pas facile à entendre.

La philosophie nous enseigne à douter de ce qui paraît évident.

La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter ce dont il serait raisonnable de douter. Aldous Huxley

Les gens préfèrent toujours des mensonges qui les rassurent à des certitudes qui les inquiètent. Michel Onfray

 

 

Un tel discours évident de vérité n’est soutenu que par trop peu de décideurs et de ‘responsables politiques’, généralement couards et trop ancrés par intérêt personnel dans le politiquement correct et la pensée dominante lobbyisée qu’encouragent et cautionnent d’ailleurs les grands te serviles médias.

Combien d'attentats faudra-t-il encore pour que les pays arrêtent d'intervenir militairement à l'extérieur de leurs propres frontières ?

Il faut rappeler que les Etats en paix qui s’abstiennent d’agir militairement à l’étranger, ne subissent pas d'attaques terroristes et ils n’en sont ni complexés, ni culpabilisés, ni montrés du doigt. Pour preuve, suite à l'engagement de l'Allemagne contre l'E.I., en 2015, ce pays a dû endurer divers attentats.

L'ingérence occidentale restant en l'état, il n'y a strictement aucune raison pour que les Islamistes radicaux et d’autres pétris d’inassouvie vengeance changent leurs comportements ; persister à le penser, c’est ignorer les leçons de l’histoire : les terroristes de tous bords ont toujours eu une mentalité moyenâgeuse et barbare adepte du 'oeil pour oeil...'. Pour contrer leurs actions, sachant pertinemment que cela ne sera pas efficace du tout, ce sont pourtant des mesures guerrières qui continuent à être engagées. S’obstiner à parler leur langage (la guerre) ne pourra que les rendre plus attractifs, renforcer leurs rangs, radicaliser nos jeunes et attiser leur fanatisme sanguinaire. L’histoire l’a copieusement montré, mais on persévère dans l’erreur : errare humanum est, sed perseverare diabolicum (Cicéron).

De plus, intervenir militairement à l'étranger, c'est s'immiscer dans les affaires intérieures du pays attaqué, comme le relève encore Michel Onfray avec un bon sens confondant : "Il n'y a aucune raison pour qu'on aille faire la loi chez les autres" ; en effet, en respect du droit international, les peuples ont un droit absolu à se déterminer/et à se disposer d'eux-mêmes ; enfreindre cela  ne pourra qu'être perçu par les autochtones que comme une attaque 'méritant' une réaction, une riposte vécue comme légitime. Autre chose serait pour les Etats de limiter leurs actions aux interventions diplomatiques et humanitaires, comme le relevait déjà, en septembre 2014, l'ancien premier ministre français Dominique de Villepin :

Dominique de Villepin

« La guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée. L'échec est annoncé, parce que le terrorisme est une main anonyme, distante, changeante, opportuniste. il faut utiliser les moyens de la paix" ; "Il faut développer une capacité à penser l'action très au delà des bombes" ; "La guerre n'est pas notre vocation ; notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer." Recourir aux moyens de la guerre, alors qu' "il n'y a pas d'exemple qui ne conduise à davantage de chaos, de guerre". "Il y a un cercle vicieux dans lequel nous nous sommes enfermés ».

(En septembre 2014 déjà dans Ce soir ou jamais, France2).

Dans la Tribune de Libération du 25 novembre 2015, Dominique de Villepin écrit : « La guerre ne nous rend pas plus forts, elle nous rend vulnérables ».  « Dans ce contexte, répondre à l’attaque par la guerre, c’est éteindre un incendie au lance-flammes. Après vingt ans d’échec des opérations de paix des Nations unies, après dix ans d’interventions militaires occidentales désastreuses, la clé, c’est d’inventer une nouvelle forme d’intervention de paix, articulant d’une façon inédite outils militaires et instruments diplomatiques, au service d’objectifs précis avec des moyens de coordination efficaces. Rien de tout cela n’existe aujourd’hui ».

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Par fierté et orgueil nationaux mal placés, mus par des intérêts à court terme et électoralistes, trop de dirigeants donnent encore dans la surenchère guerrière comme solution privilégiée, mais comme démontré erratique, prétendant ainsi conduire à la paix ! Aucune guerre ne s'est terminée dans la guerre : c'est toujours suite à un cessez-le-feu, qu'a été conclu un pacte de paix soit conclu grâce à l'intervention diplomatique.

Certains diront que faire une telle analyse, c’est dédouaner les terroristes ; voici comment  Hermann Goering en relevait déjà l'incongruité : "Tout ce qu'il faut dire à ces gens, c'est qu'ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d'exposer la patrie à un danger" (citation complète plus haut) . Voici, en phase,  la réponse de Michel Onfray : « Non. C’est se demander ce que signifie faire la guerre à un peuple qui est celui de la communauté musulmane planétaire, l’oumma. La France est-elle à ce point naïve qu’elle imagine pouvoir déclarer la guerre à des pays musulmans sans que ceux-ci ripostent ? ».

 

 

L'univers est un tout dont nous faisons partie,

 toute agression de quelque nature que ce soit contre l'un de ses composants

se retourne inévitablement contre l'auteur.

En biologie cela s'appelle le feed-back ou choc en retour .

Pr Jacqueline BOUSQUET



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Quid des vraies valeurs humanistes ?

 

Nous devons apprendre à nous aimer comme des frères,
sinon nous allons nous entretuer comme des imbéciles.
(Martin Luther King.)

 

Etait-ce vraiment faire montre de véritables "valeurs humanistes", notamment celles issues des Droits de l’Homme que s’enorgueillit de respecter l’Occident, que d'intervenir militairement à l'étranger (sous quelque prétexte) en provoquant notamment et immanquablement de graves dommages collatéraux (atteintes majeures aux populations civiles dont les pures victimes que sont entre autres les enfants...) ?
Ce faisant, on s’enferre à fourvoyer les gens en perpétuant la même “stratégie” guerrière absurde : on n'a donc pas évalué correctement les conséquences des interventions notamment en Afghanistan et en Irak, pour en tirer les leçons dont l’Histoire regorge d'ailleurs et notamment que « La pire réponse à la violence est la violence » (Michel Onfray).qui précise que « Tant qu'on n'a pas essayé la carte de la paix, la carte de la guerre me semble prématurée » ;  « Si l'intelligence ne marche pas, alors je fais confiance à la guerre » ;  « Essayons toutes les cartes de la paix, de la diplomatie, de la négociation  » (Source)

Voeux certes pieux : qu'on se limite donc à des actions diplomatiques et humanitaires et on ne courra plus de danger ici en Occident ! On s’obstine à ne pas vouloir comprendre la diabolique et insensée logique de guerre, ni intégrer les leçons du passé...

La force est une violence qui sait où elle va, la violence est une force qui ne sait pas où elle va.

« La violence des dominés serait légitime car elle ne serait que réponse à la violence des dominants. Mais c'est la logique du talion, on a tout fait depuis des siècles pour éviter ça. [...] Il me parait plus intelligent de couper le cercle de la violence. [...]

En démocratie, il y a d'autres moyens.

Je reste un disciple de La Boétie. On peut trouver que celui qui nous opprime est le méchant, mais on peut aussi imaginer qu'on a aussi un travail à faire soi-même car, comme le disait La Boétie, le pouvoir existe car on y consent. Ne consentez plus au pouvoir et il n'y aura plus de pouvoir. Le gens sont tous dans la rue, mécontents, mais ils vont réélire quelqu'un avec lequel ils ne seront pas contents non plus. Avant les élections, on peut mettre la France en grève générale. Après la grève générale, on parle, c'est une manifestation de force. La force est une violence qui sait où elle va, la violence est une force qui ne sait pas où elle va. »

( Michel Onfray- sur France Culture - 7/5/2016)

"La France devrait cesser cette politique néocoloniale et islamophobe alignée sur les États-Unis. Elle devrait retirer ses troupes d'occupation dans tous les endroits concernés. Elle devrait prendre l'initiative d'une conférence internationale qui viserait un front diplomatique à même de négocier une neutralité associée au respect de la souveraineté politique de chacun des états  concernés... Affirmer que le terrorisme ne concerne la France que par ce qu'elle est et non par ce qu'elle fait est une erreur". (Extrait d'un texte basé sur le livre Penser l'Islam de Michel Onfray et que je vous recommande de lire totalement)


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Un possible progrès moral ?

A l’échelle au moins des Etats, il faut avouer que l’Histoire nous a montré qu’il n'y a pas vraiment de progrès moral possible : les erreurs du passé sont inlassablement répétées, car l'Histoire n'est décidément qu'un éternel recommencement !
En effet, ces guerres ont toujours été initialement des guerres de religion, par tribus interposées, avec en filigrane de cruciaux intérêts géostratégiques et économiques. Je ne pense pas que ce qui s'est passé à Paris (janvier et novembre 2015) puisse arriver à faire réfléchir réellement et efficacement les Etats : les égos hypertrophiés des gens au pouvoir sont “intouchables” et, (trop) confortablement installés qu'ils sont, cela offre peu de chance à ce qu’on puisse freiner en quoi que ce soit leurs compulsions interventionnistes guerrières et sanguinaires.

C'est analogiquement ce qui se passe en "science", comme l'avait déjà pointé Romain Gary : « Le paradoxe de la science est qu'il n'y a qu'une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science »... et, qui plus est, avec l’aide des grands médias qui crédibilisent leurs attitudes erratiques.
 

 

Que va-t-on raconter aux enfants ?

En France comme en Belgique et sans doute ailleurs, les ministres de l'éducation ont recommandé d'expliquer aux enfants ce qui s'est passé avec les attentats. A la lumière de ce qui précède, serait-il juste alors de dresser deux camps : les bons (Occidentaux) et les mauvais (les terroristes de l'E.I.), dans la logique d'un discours bien manichéen et donc retors ? En plus de trahir la vérité historique, on doit s'attendre alors que les plus réfléchis d'entre eux questionnent sur le manque flagrant de cohérence suivante : d'un côté, en respect des règles éducatives, les enjoindre de faire preuve de tolérance et d'abhorrer toute parole, tout comportement emprunts de violence, et de l'autre côté, cautionner la mise en pratique les consignes des va-t-en-guerre qui est la voie préférentielle empruntée par les dirigeants de leu pays ?

 

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Extrait du livre Va-t-en guerre (Thierry Dedieu)

qui dénonce entre autres l'absurdité de la guerre.

"Pendant ses années de guerre, le roi se sentait exister",

tels ces états occidentaux dont l'entreprise guerrière

est l'un des objectifs prioritaires, certes inavoué...

 

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Sur le plan personnel

                               

 

Gandhi préconisait de vivre « tous simplement afin que tous puissent simplement vivre » et d’être soi-même « le changement » que l’on veut « voir advenir dans le monde » ; de son côté le célèbre psychologue Carl Jung relevait : « Si les choses ne vont pas dans le monde quelque chose ne va pas chez moi. Ainsi, si je suis intelligent, je dois me corriger d'abord ».

Dans cet ordre d’idées pleines de bon sens, l’éducation instituée prône la nécessité d’adopter en tout un comportement et une communication non violents, parce que c’est la voie incontestablement jugée comme la plus efficace pour, non seulement écouter l’autre, mais aussi mieux se faire comprendre de lui, en plus d'être la plus économe en énergie et en souffrances..

Paradoxalement, il est navrant de constater que si à l’intérieur des Etats, c’est cette option qui est promue à tous les niveaux, ces mêmes Etats la balayent sans vergogne dans leur politique extérieure, quand ils y font montre d’une attitude trop souvent diamétralement opposée : la logique guerrière que la morale et l’éthique dénoncent pourtant en pareilles circonstances (attaquer alors que l’on n’a pas initialement attaqué !).

Certes, suivant ce qu’enseigne tristement l’Histoire, je pense qu’un véritable progrès moral planétaire n’est et ne sera jamais vraisemblablement possible (les leçons du passé ne sont jamais intégrées sur le plan politique, ni même au niveau de la civilisation et comme l’exemple vient de très haut, très peu aussi sur le plan personnel).

Toutefois, à un niveau personnel, il me paraît pourtant possible, comme le disait en d’autres termes Gandhi cité plus haut, de pratiquer dans sa sphère privée des voies plus appropriées et génératrices de bien-être et de bonheur partagés, au travers de comportements plus justes, pacifiques et respectueux des autres, mais en veillant toujours à exprimer sans violence, certes librement et fermement, ses désaccords, ses ressentis et ses libres opinions dans le respect de la liberté de l’autre.

De plus, analogiquement à ce qui est présenté dans toutes les pages de ce site et dans les accompagnements proposés, un comportement raisonné et efficace aux effets durables implique sine qua non de pouvoir mettre au jour les racines des maux, d’en guérir les traumatismes sous-jacents, pour enfin ne plus voir se produire de telles souffrances et devenir alors plus autonome et atteindre le bonheur recherché ; en effet, la vie ressert les plats qu’on n’a pas voulu manger et ils sont de plus en plus épicés, dit le dicton populaire plein de bon sens…


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coalition

Monsieur le Premier Ministre, retirez notre pays de la coalition internationale


Lettre ouverte écrite par Jonathan Dehoust
étudiant en sciences politiques à l'Université Saint-Louis de Bruxelles

(Les illustrations ont été ajoutées)
 

La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent (Einstein)


Pour un attentat ici, on répond par plus de bombes là-bas. Et pour plus de bombes là-bas, eux répondent par plus d'attentats ici. Oeil pour oeil, dent pour dent. Des deux côtés, c'est la haine, le sang, la violence. C'est une chaîne sans fin qui détériore notre quotidien à tous.
 

Monsieur le Premier Ministre,

Pour lutter contre le terrorisme, en France comme en Belgique, nous postons des militaires dans les rues, nous perquisitionnons plus facilement, nous gardons à vue plus longtemps.

On filtre, ferme, fâche. Nous vous offrons quelques-unes de nos libertés publiques contre plus de sécurité intérieure. Et ce cadeau donné de force, nous n'espérons pas en récupérer même le ruban : nous savons qu'il faudra accepter éternellement la contrainte, "au cas où ça recommencerait", clamerez-vous, vous ou vos successeurs, qu'importe. Le retour en arrière semble illusoire.
 


Mais malgré le millier d'hommes en treillis dans l'espace public, les moyens supplémentaires accordés aux services de renseignement, l'accès limité aux bâtiments, les discours d'unité nationale : les carnages se répètent sans crier gare et le sang innocent continue de couler.

On parle, prie, pleure. Les calendriers se remplissent de dates funèbres. Et ça fatigue.

Il n'est pas besoin d'annuler des événements, nous commençons à les éviter nous-mêmes parce que "le risque zéro n'existe pas". Des activités de détente (aller à la plage, regarder un match de foot entre supporters, voir un défilé de la fête nationale) sont désormais synonymes de stress.

Monsieur le Premier Ministre,

Pour lutter contre le terrorisme, en France comme en Belgique, nous participons à la coalition internationale contre Daech avec des bombardements qui n'éliminent pas que des Djihadistes et attisent la haine antioccidentale au-delà des frontières de ce proto- Etat. Et l'Hexagone comme notre plat pays sont aux côtés des Etats-Unis d'Amérique pour mener à bien cette interminable "guerre contre le terrorisme" entreprise par George W. Bush, le même qui a envahi illégalement l'Irak en 2004 et n'a laissé qu'un champ de ruines propice aux extrémismes religieux et au chaos. L'Irak, c'est l'épisode-pilote de la série "Etat Islamique" et Bush junior, dont la place devrait être dans la prison de La Haye, en est le coscénariste, le coproducteur et le coréalisateur avec son homologue britannique Tony Blair. Et nous ne pouvons compter sur Hillary Clinton pour mettre un terme à ce feuilleton.

 


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Retirez la Belgique de la coalition internationale contre Daech. Je ne souhaite pas devoir m'habituer au sang sur notre sol. Je ne souhaite pas devoir m'accoutumer aux massacres d'innocents. Je veux que les moments de détente redeviennent des moments de détente.

Politique intérieure sécuritaire, politique extérieure revancharde : c'est la défaite sur tous les fronts. Défaite de la démocratie, de la Raison, de la diplomatie ; victoire du Talion, de l'émotion, de la guerre. En France comme en Belgique.

 


 

 

En tant que démocrate, je respecte votre noble fonction de chef de gouvernement. Ma plume se veut lointaine des discours démagogiques qui pointent du doigt ses avantages et oublient d'en souligner le courage nécessaire à son exercice. Je vous interpelle ici publiquement parce que mon opinion est partagée par une partie de la population et que nous vivons dans une démocratie libérale qui offre la possibilité de vous poser une question et d'espérer une réponse sans l'intermédiaire obligatoire de nos représentants à la Chambre.

Monsieur le Premier Ministre,

Pouvez-vous accepter qu'une politique que vous pensiez juste et légitime se trouve être en réalité mauvaise et irraisonnée ? Pouvez-vous accepter que la loi du Talion à l'échelle internationale soit vouée à l'échec lorsqu'il nous est offert de couper les vivres économiques de Daech avant d'envoyer nos F-16 ? L'argent avant les armes. Le pognon avant les bombes - veuillez m'excuser du terme familier. Je n'ai aucunement la prétention de parler "au nom de l'entièreté du peuple belge" mais je suis persuadé que bon nombre des citoyens de ce pays n'aspirent qu'à vivre en paix : vous décidez pour nous d'une guerre que nous ne voulons pas.

Monsieur le Premier Ministre,

Retirez la Belgique de la coalition internationale contre Daech. Je ne souhaite pas devoir m'habituer au sang sur notre sol. Je ne souhaite pas devoir m'accoutumer aux massacres d'innocents. Je veux que les moments de détente redeviennent des moments de détente.

Je ne veux plus que le nom de mon pays soit titré dans le générique de la série Etat Islamique.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, mes salutations les plus distinguées.

 

 

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"Aujourd'hui, [novembre 2015] la voix d'Onfray prend une tonalité différente.

Avec Villepin par exemple et quelques autres,

il appelle à une remise en cause de la politique étrangère française

en Afrique et au Moyen-Orient telle qu'elle est pratiquée depuis la guerre en Libye.

 Il appelle à rechercher par tous les moyens diplomatiques

une voie pour la paix avec l'Etat islamique.

Les propos du philosophe sont courageux et sonnent justes.

Arrêtons les bombardements, cassons le cycle de la violence et de la guerre

ou nous porterons la responsabilité de tous les morts futurs

que ne pourra qu'accumuler cette guerre funeste

sans limite dans l'espace et , pour l'heure, dans le temps...."

(Onfray, une voix pour la paix, Clément Dousset pour Mediapart, 22/11/2015)

 

 

 « Essayons toutes les cartes de la paix, de la diplomatie, de la négociation. »

« La diplomatie c'est faire primer le cerveau sur les testicules.

Nous avons aujourd'hui une politique testiculaire. »

Michel Onfray

 


"Il n'y a pas d'autre voie" que le dialogue avec l'Etat islamique"
"Il faut dialoguer aussi avec l'EI"

a déclaré le Dalaï Lama,

estimant qu'"il n'y a pas d'autre voie" que le dialogue.

(Le Vif  07/12/15)
 

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Sacha

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