CE QUE TROP BOIRE VEUT DIRE 

mais aussi ce que vivre avec un dépendant (codépendance) peut bien vouloir dire...

 

 

 

 

 © Baudouin Labrique

Essayer de s’en sortir seul, par orgueil, c’est accepter l’idée de la rechute.

Lorsqu’on se fait aider, au travers d’une psychothérapie par exemple, tout est différent.

L’alcoolisme, ce n’est pas l’histoire de plusieurs verres et d’un bec pour les boire.

L’essentiel réside dans la ­raison ­profonde qui suscite l’addiction.

(François Cluzet)

 

 

"Nous savons bien que ceux qui succombent à un mouvement de dépression, qui perdent l’espoir, se consolent parfois en régressant vers le plaisir du boire qui fait triompher la rêverie dans leur imaginaire, comme lorsqu’ils étaient tout petits et que leur mère les avait en charge. Leurrés par cet apaisement factice, ils s’arrêtent alors d’aller de l’avant vers la vie et de se prendre en charge. Entrés dans ce processus, angoisse, dépression, boisson, leur sentiment de solitude oublié dans la rêverie, ils croient avoir trouvé la solution à leur épreuve mais l’alcool les intoxique, annihile leur volonté et détruit leur corps." (Françoise Dolto, L’Évangile au risque de la psychanalyse)

Heureusement,  nous faisons souvent l'expérience que ce n'est pas une fatalité lorsque le dépendant fait le pas d'entreprendre une psychothérapie...

 


 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

¨ Dernières mises à jour  

¨ La campagne lancée par la Fondation belge contre le Cancer  ne plaît pas aux... cafetiers !

Alcool : à partir de quel moment est-ce le verre de trop ?
L'alcoolisme est d'abord une terrible souffrance.

Processus de l'accompagnement approprié psychothérapeutique

Cette "aspirine de l'âme" a des effets négatifs sur le "terrain"

Que dire des personnes qui vivent dans l'entourage d'un dépendant alcoolique ?

Que peut bien apporter thérapeutiquement de tels enseignements ?

¨ Retranscription d'un échange repris d'un forum.

Que pensez de la démarche des AA ?

¨ François Cluzet et le vertige de l’alcool

Foire aux questions concernant les dépendances en général.

 

 

Tu noies tes chagrins dans l'alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.
Yves Mirande

           

 

L’alcoolisme est d’abord une terrible souffrance. Comment en arrive-t-on là ? Doit-on jeter la pierre à ceux qui y succombent ? Ceux qui en sont victimes sont souvent incompris et rejetés. Méritent-ils un tel traitement ? Quelles sont les vraies causes de cette dépendance ? Pour quelles raisons vit-on ou a-t-on choisi de vivre avec une personne souffrant d'alcoolisme ? Pourquoi certains choisissent toujours, comme compagnons de vie, des alcooliques ? Que signifie faire partie d'une famille d'alcooliques ? Comment sortir de cette dépendance mutuelle : celui qui souffre de boire trop et celui qui vit à ses côtés ? Comment peut-on sortir de ce cercle vicieux ? Comment aider efficacement ceux qui en souffrent ?

 

 

Il faut d'abord dire que l'entourage devrait à la fois s'abstenir de culpabiliser le dépendant, tout en le responsabilisant, mais en se protégeant contre les éventuelles conséquences de son assuétude (dommages collatéraux) ; l'entourage devrait souligner la nécessité pour le dépendant de recourir à un accompagnement psychothérapeutique adapté pour le conduire à décrypter ce qui se trouve en amont et ensuite à désactiver son assuétude...

 

Dans un premier temps le psychothérapeute l'aidera à sortir de la culpabilité, du cercle vicieux et de la "descente aux enfers" vers quoi l'alcoolisme mène souvent ; comprendre aussi comment cette culpabilité verrouille la dépendance à l'alcool. Des clés décisives, simples existent et méritent d'être mises en action sans tarder...

 

Il conviendra ensuite de mettre au jour les causes réelles de l'abus de boissons alcoolisées ; elles se trouvent souvent dans le vécu de l'enfance et tout ce qui ont pesé comme attentes sur lui, mais aussi en lien transgénérationnel

Commencer à en sortir sera tenter de prendre conscience que l'alcool pris compulsivement constitue, comme le fait toute assuétude,  une sorte de médicament destiné à atténuer des souffrances ou à permettre à celui qui en prend de pouvoir libérer des tensions, du stress, de la colère... et à propos desquelles ni sa volonté ni son environnement ne lui ont permis de constituer un espace d'expression approprié. 

L'alcoolisme ayant une influence directe sur la qualité du "terrain" personnel, il appartient à celui qui à eu recours à cette "aspirine de l'âme" (selon la formule de Gauthier Louis), de ne pas en abuser, s'il veut préserver son capital santé à un niveau le plus élevé possible et s'il n'y parvient pas, d'aller chercher l'aide appropriée pour y parvenir le plus rapidement possible.

Toutefois, les personnes qui accompagnent dans le quotidien un alcoolique (parent, conjoint, cohabitant ...) formant avec elle une sorte de couple virtuel, qui offrent alors consciemment ou inconsciemment l'emboîtement adéquat pour qu'une telle assuétude puisse matériellement se mettre en place, se construire et malheureusement perdurer : ils se révèlent alors être des codépendants. Chez ces personnes se trouvent aussi un dans le vécu de l'enfance mais aussi en lien transgénérationnel des situations conflictuelles non résolues qui sont également à prendre en compte : elles offrent alors un espace opportun à ce qu'inconsciemment certes, la dépendance de l'autre puisse s'exercer.

Dans le processus psychothérapeutique que nous offrons, il s'avère très souvent approprié et salvateur que le couple ainsi constitué bénéficie également d'une thérapie de même nature qu'une thérapie de couple ; mieux encore, le codépendant a tout intérêt alors à venir en thérapie individuelle pour sortir de sa codépendance, ce qui permettra aussi au dépendant de sortir plus vite de l'alcoolisme. Dans le même ordre d'idées, il est la plupart du temps plus qu'indiqué de faire bénéficier à tout l'entourage familial direct d'une thérapie familiale, car il apparait souvent que le dépendant tomme le codépendant sont des sortes de fusibles familiaux, mais que c'est toute la famille qui souffre et depuis longtemps...

En savoir plus sur les dépendances.

 

Merci à Philippe Geluck

 

 

Que peut bien apporter thérapeutiquement de tels enseignements ?

La mise au jour des origines conflictuelles de ce qui engendre l'excès de consommation d'alcool et les maladies qui y sont associées comme ceux que l'on croit (faussement) provoquées par le tabagisme, est la première étape qui permet à tout dépendant alcoolique de pouvoir au bout du compte se libérer de l'alcoolisme. On court tout droit à l''échec en utilisant seulement des approches comme l'hypnose ou d'autres techniques comportementales, si on se prive d'en analyser les vraies causes, qui , à l'observation, sont toujours psychobiologiques. Comme le tabac, l'alcool et autres dépendances sont une sorte de drogue (= "médicament", en grec) qui a son utilité comme l'aurait la prise d'un médicament pour combattre le stress etc. sans toutefois résoudre les causes profondes de son apparition. En parcourant la liste des substances présentes dans l'alcool et des effets qu'elles produisent on constate toujours qu'elles offrent autant de "solutions" certes temporaires, par rapport au stress et/ou à la détresse ressentie. Comme toute maladie qui est une solution temporaire pour solutionner une situation conflictuelle, l'alcoolisme est également une tentative de solutionner dans l'instant ce qui est occulté. Voici une fiche-mémo qui adaptée au cas de l'alcoolisme, qui détaille les étapes observées pour arriver à sortir enfin de l'alcoolisme. Voir aussi la foire aux questions.

Ruttens

Photo prise par le Dr François Ruttens

(restaurant "La pie qui chante" dans le village perché de DAUPHIN,
pas loin de Sisteron en France).
 

 

RETRANSCRIPTION D'UN ECHANGE REPRIS D'UN FORUM :

 

 

QUESTION :
Bonjour et bravo pour votre site. Administrateur d'un site sur l'alcoolisme (www.alcool-wallonie.be) j'aimerais vous demander ceci: pratiquement tous les médecins sont d'avis qu'un alcoolisme abstinent ne peut reboire une goutte d'alcool sans réveiller la THP, donc la dépendance et forcément revenir à un état de dépendance au produit alcool, même s'il arrête de consommer depuis des années et qu'il est parfaitement bien dans sa tête et a réglé ses conflits intérieurs. Qu'en pensez-vous ? Merci à vous

REPONSE DE B. LABRIQUE :
Ce que vous rapportez du dire de médecins est une croyance ; comme toute croyance elle est difficilement annulable par la seule argumentation ! Selon mon expérience professionnelle (nombreux cas de dépendants notamment alcooliques), je peux vous assurez que ceux qui ont "réglés leurs conflits intérieurs", ne fut-ce que ceux qui sont "codés" à la prise d'alcool, après un certain temps de désaccoutumance (pour rétablir la chimie normale du cerveau); peuvent consommer de nouveau de l'alcool comme "monsieur Toutlemonde". Soutenir, comme le font une majorité de gens que la reprise de la consommation d'alcool réactive une dépendance, n'explique pas alors pourquoi de simples consommateurs d'alcool n'en deviennent pas alors dépendants automatiquement ! Ou bien se poser la question du pourquoi l'alcool en soi créerait une dépendance ou pas, mais pas dans certains cas plutôt que d'autres : la différence :le codage.
 


QUESTION :
Connaissez vous quelqu'un qui y soit arrivé ? j'ai beau chercher jusqu'ici je n'ai pas trouvé ...

REPONSE DE B. LABRIQUE :
Je n'ai effectivement pas mis d'exemple, car la juste retranscription mériterait un trop long texte, ce qui ferait prendre le risque de conduire à identifier les personnes, ce qui m'est déontologiquement interdit de faire, mais j'ai eu plusieurs cas et je confirme que tous ceux qui ont persévéré en allant au bout de leur thérapie (moins de 10 séances dans le cas le plus long) sont sortis de l'alcoolisme.
 


QUESTION :
Je suis perso à plus de 10 séances, c'est ainsi j'en ai besoin, je ne sais quand j'aurai réglé tous mes problèmes, je pense qu'on ne peut jamais tout réglé car des problèmes il en survient toujours alors ... reboire un jour ... je ne connais aucun malade alcoolique qui l'a fait sans retomber dans cet enfer, je suis pourtant administrateur d'un site et j'en rencontre pas mal... je suis assez sceptique je l'avoue.

La question n'est pas une découverte et pourtant à la première lecture de l'article, j'ai trouvé que la synthèse tenait la route ; je me suis surprise à penser, qu'après tout, un produit classé "non dangereux" et consommé en quantité raisonnable, ne le devient que par excès... Ça laisse tout crédit aux auteurs de l'article sur la possible re-consommation d'un sujet soi-disant "guéri" donc censé être à l'abri d'un usage abusif et excessif... Ça laisse supposer que le même individu a tout réglé, qu'il est en mesure de ne plus avoir recours à une quelconque béquille (surtout pas l'alcool !) et qu'en tout état de cause, il SAIT, il CONNAIT SA dose, SA juste mesure, SA limite : celles en tout cas qui vont lui permettre de boire "librement", "culturellement", "socialement", et surtout "proprement", comme Monsieur et Madame Toulemonde...

Mais... si je pose en face les travaux en alcoologie, les propos de nos piliers de l'alcoologie qui ont un jour défini l'alcoolisme comme étant une perte de la liberté de s'abstenir de boire, je me dis que ça coince quelque part... Autour du sujet prétendu "guéri", que fait-on de la biochimie ? que fait-on de l'usine à gaz qui veille nuit et jour dans un coin de notre ciboulot ? comment avoir la garantie que les THP ne vont pas nous ramener illico sous le tonneau ? Qui peut prétendre un individu "guéri" du mal-être qui a pu un jour le plonger dans la bouteille ? et l'individu lui-même peut-il anticiper sur une limite à poser, considérant que c'est justement l'absence de limite qui a fait de lui un "malade alcoolique" ? Encore que ! je me surprends en allongeant mes mots à penser que la thèse d'une consommation "gérable" reste tangible dans l'unique cas de dépendance psychologique... d'ailleurs, qui peut l'infirmer ou l'affirmer, si ce ne n'est le sujet lui-même La question reste douteuse et quelque part redoutante pour celui ou celle qui, à force de s'interroger n'a plus que l'alternative de s'essayer... suis-je "guéri" Pour autant, je trouve quelque part que ces travaux ont le mérite de mettre un point d'honneur sur la capacité d'un sujet à soigner un mal-être en profondeur. Belle croyance dans les ressources humaines ! J'ai, moi aussi, envie d'y croire si je ne retiens que l'unique aspect psychologique.

 

REPONSE DE B. LABRIQUE :


En disant "ne retenir que l'unique aspect psychologique", c'est encore tomber dans le manichéisme (tellement ancré dans la société et les thérapeutes conventionnels) séparant arbitrairement et sans réel fondement l'esprit du corps, le psychisme de la matière ; déjà le grand Pr. Henri Laborit disait il y a plusieurs décennies : " La séparation entre l'esprit et le corps est sans doute un des concepts les plus difficiles à détruire, car fondé sur une apparente évidence." Il dit encore " Les toxiques eux-mêmes doivent sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut social de l'individu qu'ils atteignent." (Détails)

Voici, qui le confirme, une autre remarque pertinente du Dr Thomas-Lamotte, neurologue et auteur du livre Et si la maladie n'était pas un hasard :répondant à une question relative aux statistiques du cancer et le fait qu’on l'attribue erronément à des toxiques : « [...] j’aimerais parler du cancer du larynx qui est classiquement et presque unanimement attribué à l’intoxication alcoolo-tabagique. En France, dans la population générale, on retient le chiffre de 1,2 % de cas. Dans une population francophone, ce chiffre atteint 9% chez les religieuses cloîtrées ! (Dr Michel Moirot). Devoir se taire pendant des années devant une mère prieure semble un facteur de risque bien plus grave que l’intoxication alcoolo tabagique. Mais ce genre de statistique n’intéresse pas les scientifiques. Il dérange leur croyance ». (Source)

Prendre la "biochimie" comme facteur en soi indépendant du psychisme supposé à lui seul pouvoir avoir encore dans le futur une quelconque influence, c'est encore donner dans le dogme matérialiste qui prétend isoler le psychisme de la physiologie.
 

 

QUESTION :
"Comment avoir la garantie que les THP ne vont pas nous ramener illico sous le tonneau ?"

Les THP ou tétra-hydro-papavéroline : molécules que fabrique une personne qui boit ; ces THP vont remplacer progressivement les endorphines naturelles et prendre carrément leur place ; comme on ne peut pas se passer d'elles, au bout du compte l'alcool est recherché parce qu'il permet à l'organisme de produire ce qui remplace nos endorphines. Je redis qu'un tel processus de dépendance n'est actif que parce qu'il y a et, d'une manière incontournable, un code psychologique : l'ordre (en amont de la physiologie) que le psychisme a donné au cerveau de les fabriquer, comme tentative temporaire de solution du conflit psychologique et tant qu'il sera actif. Ensuite, après sa parfaite résolution , il faudra bien évidemment un accompagnement médicalisé permettant de progressivement restaurer la chimie adéquate et originelle du cerveau (sevrage temporaire), telle qu'elle était avant le début de l'assuétude.

Si un jour, un ancien dépendant alcoolique devait rechuter, c'est que se sera produit de nouveau un stress psychologique dont la seule porte de sortie n'aura été pour lui, en l'occurrence, que de recourir à son ancienne recette. Alors, suivant ce dont il aura bénéficié comme qualité d'accompagnement psychothérapeutique lors de sa précédente sortie de la dépendance, il aura alors la faculté de ne pas s'y adonner davantage et de pouvoir à temps arrêter le processus et dont prévenir à temps des effets pervers des THP ; en effet, un accompagnement psychothérapeutique approprié prend en compte non seulement les vraies causes profondes de l'alcoolisme et qui trouve parfois sa source dans la vie intra-utérine ; elles doivent aussi être mises en liens avec les facteurs transgénérationnels, mais un tel accompagnement doit aussi viser à susciter chez le patient la mise en œuvre de ses propres ressources pour pouvoir dans l'action en finaliser tout le processus ; le tout doit aussi être abordé de façon à ce que le dépendant puisse en garder tout le contrôle actif, de façon à ce qu'il puisse en conserver à disposition un véritable outil autothérapeutique pour pouvoir aisément l'utiliser dans le futur ; ce faire lui permettra alors de ne plus s'enfoncer dans l'assuétude.


 

verre

Alcool : à partir de quel moment est-ce le verre de trop ?

 

"À partir de combien de verres la consommation d'alcool devient-elle problématique ?

Plus rapidement qu'on ne le pense. Et c'est pire avec l'âge."

 

Une autre page d'humour ici

 

"La consommation d'alcool n'est jamais innocente, surtout après 65 ans. Avec l'âge, le cerveau est plus sensible à l'effet anesthésiant de l'alcool. Perte d'équilibre, difficulté à monter les escaliers, mauvaise anticipation des reliefs du trottoir... boire un "petit verre" peut alors se révéler particulièrement dangereux.

Pour les femmes, on parle de consommation à problème lorsqu'on engloutit 4 à 5 verres sur une courte période et durant les périodes de travail. Mais aussi lorsqu'on commence à adapter sa vie en fonction de sa consommation.

Boire tous les jours n'est pas seul indicateur

Boire tous les jours n'est pas l'unique critère pour une consommation à problème. Voici d'autres critères :

- Une consommation peut aussi être problématique si on se soule de manière systématique le vendredi. Des études ont démontré que lorsqu'on boit plus de 5 à 6 verres en une soirée, la tension artérielle augmente. Le "bingedrinking" est encore plus dangereux pour les femmes, puisqu'une femme d'1m60 qui pèse 52 kilos peut plonger dans un coma éthylique mortel après seulement 6 ou 7 verres. Un homme plus grand peut boire deux fois plus. Ceci s'explique par le fait qu'en moyenne, les femmes sont plus petites et ont moins de graisse et de muscles que les hommes. Par conséquent, le corps féminin contient moins de liquides. L'alcool est donc moins dilué et c'est pourquoi les femmes sont plus vite ivres. Parmi les femmes, une même quantité d'alcool exerce 30% d'influence supplémentaire. Après avoir bu un verre standard de 10 grammes d'alcool, les hommes ont 0,2 % d'alcool dans le sang et les femmes 0,3%.

- Votre consommation est également considérée comme dangereuse lorsque vous ne connaissez pas vos limites. Pour cela, notez tout ce que vous buvez. Cela pourrait désagréablement vous surprendre.

- Si vous ne vous rappelez pas toute votre soirée, c'est aussi mauvais signe. En effet, la consommation excessive d'alcool ruine votre mémoire. Les trous de mémoire sont donc un bon indicateur d'excès.

- Vous abandonnez régulièrement votre séance de sport pour cause de gueule de bois ? Cela devrait aussi vous inquiéter, puisque délaisser ce qui est normalement important pour vous n'est pas un bon indicateur.

- Enfin, il ne faut pas sous-estimer les messages d'alerte de votre entourage. Vos proches n'essayent pas de vous gendarmer, ils sont juste inquiets pour vous. " (Source Le Vif).

On lit dans ce qui précède que "[...] la consommation excessive d'alcool ruine votre mémoire. Les trous de mémoire sont donc un bon indicateur d'excès". C'est malheureusement prendre encore des effets pour une cause  et alors inverser la chaine temporelle du processus ! Celui qui boit utilise l'alcool pour tenter d'apaiser son stress, sa détresse par rapport à une situation très souffrante qui perdure et vis-à-vis de laquelle il n'a pas pu trouver d'autre solution immédiate.

Parlez d'excès ne résout rien et risque que les personnes concernées se culpabilisent davantage. La perte de mémoire est un effet recherché inconsciemment, puisque le buveur tente alors d'échapper à la situation en question : ne pas s'en souvenir est une "aide" certes toute temporaire pour moins souffrir et lorsqu'il est de nouveau sujet à ses tourments, il reboit pour en obtenir des effets similaires.

 

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campagne

Alcool : campagne 'Tournée Minérale'

lancée par la Fondation belge contre le Cancer

qui ne plaît pas aux (devinez donc !)... cafetiers ! (Février 2017)

 

 

"Moins de clients, moins de consommations, plus de 100.000 personnes qui décident de ne pas boire d'alcool pendant un mois, cela entraîne automatiquement un impact négatif sur l'horeca [tels-restaurants-cafés]. Près de la moitié des exploitants (49%) constatent une baisse de la consommation d'alcool, souligne le SNI [syndicat national des indépendants]." Surenchérissant, le syndicat demande (sans rire mais certainement sans vergogne) : "si l'initiatrice de la 'Tournée Minérale', la Fondation contre le Cancer, avait pensé à l'impact négatif sur les exploitants et s'il s'agit vraiment de la bonne approche. Pour le SNI, des initiatives de courte durée ne changent rien de manière structurelle et provoquent de sérieux dégâts financiers dans le secteur. Pour induire un vrai changement de mentalité et convaincre les alcooliques profonds que boire trop n'a jamais été bénéfique (sic), le SNI préférerait la mise en place des campagnes-chocs de sensibilisation." (Source)

 

Le judicieux conseil du syndicat aux promoteurs de la santé publique ::

faites donc toutes les campagnes-chocs anti-alcool que vous voulez,

mais veillez à ce qu'elles n'aient aucune incidence négative sur le chiffre d'affaires des débits de boisson !

 

Pour diable quelles raisons donc, la campagne Tournée minérale n'est donc pas à leurs yeux une campagne-choc de sensibilisation ! On ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer ! C'est à croire qu'ils imaginent mordicus  (mais angéliquement pour ne pas dire perfidement) que d'autres campagnes seraient plus appropriées, mais à la condition sine qua non qu'elles seraient parées de la vertu magique de ne pas avoir quelque incidence négative sur le chiffre d'affaires des débits de boissons ! Autrement dit, faites les campagnes anti-alcool que vous voulez, mais faites en sorte qu'on en boive autant qu'avant ! (Source)

Quel culot déplacé de corporatisme éhonté et irresponsable ! Est-ce qu'il faut vraiment plaindre les vendeurs d'alcool ? Je ne le pense pas, car la réaction primaire pour ne pas dire stupide du syndicat montre qu'il n'a pas vraiment pris toute la mesure :

1° du coût social de l'alcoolisme (drames sociaux avec des colossaux dommages collatéraux ) ;

2° de son coût financier. Certaines sources ont en effet établi un coût dépassant les 10% sur le budget de la Sécurité sociale !

En pareille conditions, les mesures suivantes pourraient conduire à ce que davantage de dépendants alcoolique fassent une démarche thérapeutique :

1° programmation au moins annuelle de ce type de campagne ;

2° augmentation drastique des accises sur les boissons alcoolisées ;

3° limitation des endroits où on peut acheter ce type de boissons et en tous cas leur surpression sur les aires d'autoroutes ;

2° limiter fortement les remboursements de soins en rapport aux dégâts provoqués par de tels comportements.

En plus de priver le budget santé de la Sécu d’un apport matériel qui serait le bienvenu pour améliorer la recherche médicale et la prise en charge des malades, il n’est pas normal que ce soit la collectivité qui supporte de telles dépenses évitables. Adopter de nouvelles mesures incitera les dépendants à se prendre vraiment en charge en recourant notamment à une psychothérapie adaptée, solution bien plus économique, car ses coûts seront d’ailleurs infimes par rapport à ce qu’ils dépensent pour entretenir leurs dépendances (sans parler des dommages collatéraux) et tout le monde y gagnera !

 

Attention danger !

 

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Alcooliques anonymes...

ou comment remplacer une dépendance

par une autre et à vie : l'abstinence !

 

Copie d'un mail envoyé à une personne qui m'a demandé de mettre un lien vers un site d'un groupe d'alcooliques anonymes :

Vous ne savez sans doute pas que ma démarche psychothérapeutique est à cent mille lieues du comportementalisme (behaviorisme) dont je vérifie presque journellement l'inefficacité quand on l'utilise pour aider des personnes qui souffrent de maux dont les (vraies) causes, comme c'est la plupart du temps le cas, sont cachées et très anciennes.

L'abstinence à vie prônée dans ce sens est un leurre : on prend alors l'effet pour la cause et de plus,  on maintient certes involontairement mais réellement un sentiment de culpabilité chez l'alcoolique. Bien sûr que peut s'avérer nécessaire sinon une cure de désintoxication, du moins une période d'abstinence pour désaccoutumer le corps.

Cependant ici encore, "l'enfer est pavé de bonnes intentions" car le recours à l'abstinence à vie verrouille la culpabilité.

 

"Une grande partie des thérapeutes offrent des thérapies comportementales pour combattre

les symptômes des patients sans chercher leurs significations et leurs causes,

parce qu’ils sont persuadés qu’elles sont introuvables.

Pourtant, dans la plupart des cas elles le sont mais elles sont toujours cachées dans l’enfance,

et rares sont les personnes qui veulent la confronter. " Alice Miller

 

(Plus de détails sur notre démarche thérapeutique)

 

Vous comprendrez alors qu'il n'est pas possible pour nous de mettre quelque lien que ce soit vers des approches et des groupes qui recourent, croyant bien faire donc, à des attitudes comportementalistes, quelque soit le domaine.

Je peux vous assurez en revanche que tous les patients alcooliques qui ont bénéficié de notre approche jusqu'au bout de la thérapie (en général 4 à 9 séances) ont pu non seulement résoudre en profondeur les causes de leur alcoolisme mais, de plus, après un nécessaire temps de sevrage, ils ont pu comme tout le monde, de nouveau mais sans s'y adonner compulsivement, boire de l'alcool, signe d'une véritable guérison en profondeur. De plus, ils ont alors acquis des outils autothérapeutiques dont ils pourront se servir encore sans se rendre dépendants alors de thérapeutes, ce qui serait le piège à éviter à tout prix, car ils substitueraient une dépendance à une autre.

En effet, l'alcool, comme toute dépendance, exprime un CODE qui permet à la personne de survivre ; une fois, la problématique résolue, le code n'a plus besoin d'être là et il y a alors un retour à la normale et donc vers une vie qui est davantage un existence qu'une survie. J'ajoute encore que dans tous les cas, et dès le départ du processus, il est incontournable d'arriver à sortir le patient  de toute culpabilité ; dans le cas inverse celle-ci verrouille tout le système.

 

 

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Cluzet

 

François Cluzet et le vertige de l’alcool

 

 

François Cluzet et le vertige de l’alcool

 

Détruis-toi pour te connaître, construis-toi pour te surprendre. Kafka

 

 

Interpréter un alcoolique qui lutte pour s’en sortir, ce n’était pas tout à fait jouer un rôle de composition.
L’acteur n’a pas hésité à se mettre en danger. Avec cette photo et pour tourner Le dernier pour la route, le film tiré du livre autobiographique de l’ancien grand reporter Hervé Chabalier, François Cluzet a replongé dans un abîme qu’il a quitté, celui de l’alcoolisme. En 2001, à la naissance de son troisième enfant, Joseph (qu’il a eu avec l’actrice Valérie Bonneton), le comédien décide d’en finir avec la boisson. Il se soigne, avec un objectif : redevenir un acteur incontournable. Pari tenu puisqu’en 2007, celui que Chabrol appelle l’Al Pacino du cinéma français reçoit le César du meilleur acteur pour Ne le dis à personne. Avec son courage habituel, Cluzet nous raconte sa renaissance après des années d’enfer.

Le film montre à quel point il est important d’être accompagné pour guérir. L’avez-vous vérifié ?
Essayer de s’en sortir seul, par orgueil, c’est accepter l’idée de la rechute. Lorsqu’on se fait aider, au travers d’une psychothérapie par exemple, tout est différent. L’alcoolisme, ce n’est pas l’histoire de plusieurs verres et d’un bec pour les boire. L’essentiel réside dans la ­raison ­profonde qui suscite l’addiction.

Pourquoi buviez-vous ?
Une enfance assez dépressive. Un manque d’affection certain. A 54 ans, je ne suis pas en train de rechercher une responsabilité du côté de mes parents, j’ai passé l’âge, mais j’ai le sentiment de ne pas avoir eu d’enfance. J’ai été mis au travail assez tôt : à 8 ans, je livrais des journaux pour mon père à 6 heures du matin. Le chaos engendré par la séparation de mes parents n’a rien arrangé. En vieillissant, j’ai passé mon temps à courir après cet âge d’or dont il me semblait avoir été dépossédé. Mon attitude se résumait à deux concepts : aucune règle, pas de limite. Jusqu’au jour où je me suis dit : “Bon, tu as bien récupéré le temps perdu, mais maintenant tu as 45 ans et tu es dépendant, alors tu fais quoi ? Tu bois plus, tu bois moins ou tu arrêtes ?

Comment vous êtes-vous décidé ?
Il fallait que je prenne une décision d’homme. Heureusement, j’avais un projet auquel me raccrocher : obtenir les plus beaux rôles avec les meilleurs metteurs en scène, être en compétition directe avec Auteuil et Depardieu, ne plus me contenter des rôles qu’ils avaient refusés. Je me voyais tout en haut, je savais que je le méritais, il fallait juste que je monte les marches.

Est-ce l’alcool qui vous empêchait de progresser ?
Vous ne pouvez pas d’un côté accepter de vous détruire et, de l’autre, chercher tous les éléments de la construction. Et puis on ne réussit pas en étant fatigué, et l’alcool épuise. “Un acteur, c’est une santé”, disait Louis Seigner. Ce métier demande une certaine abnégation et beaucoup d’acuité pour lire ce qui se passe dans le jeu du partenaire, rester disponible.

Est-ce pour cela que vous êtes sorti de vos gonds sur certains tournages ?
Rien à voir. Je n’ai jamais bu sur un plateau mais le soir et la nuit, la veille, le lendemain. J’étais usé par mes excès. Arrêter de boire a été dans ce sens une libération totale. J’ai récupéré un potentiel important. J’ai fait soixante films, je ne me suis fâché qu’avec trois réalisateurs, qui me faisaient chier parce qu’ils traitaient mal les acteurs.

Arrêter de boire a-t-il été simple ?
Une des vertus du film de Philippe Godeau est de dire : un ­alcoolique, c’est quelqu’un de ­malade. Je sais ce que cela signifie, parce que je l’ai été. Je me couchais dans l’éthylisme, je me levais pour y retourner. Après quatre ans d’analyse, je me suis senti un peu plus fort, assez respectueux de moi-même pour tenter le saut dans le vide de l’abstinence. Pendant un an et demi, je suis resté comme ça, un peu flottant : j’avais perdu mes repères, retrouvé une timidité ­excessive, je ne parlais plus. Le choc est comparable à celui causé par un deuil. Et puis j’ai atterri ; je me suis enfin retrouvé. Je m’étais donné cinq ans pour que ça marche, et ça a marché.

Dans le film, on comprend que l’épouse mais aussi le fils du ­personnage principal souffrent de son alcoolisme. Y a-t-il également eu des dommages collatéraux dans votre vie ?
Bien sûr. Les enfants vous ­regardent vivre et savent qu’ils ne s’en sortiront que si vous vous en sortez. Quelle image désastreuse de leur montrer que vous êtes cuit, à genoux ! Quand mon troisième ­enfant est né, je me suis dit : “Alors quoi, je vais l’élever comme les deux premiers ? Je vais continuer à être ce mec qui dort jusqu’à midi, qui se lève d’une humeur massacrante parce qu’il veut faire payer aux autres la haine qu’il a de lui-même ?” Le drame, c’est que vous êtes encore plus invivable lorsque vous arrêtez. A ce moment, vous avez énormément besoin de votre entourage. Mais, souvent, le conjoint pense que son combat cesse quand le vôtre commence.

Vous citez volontiers cette phrase de Kafka : “Pour te connaître, détruis-toi.” Qu’avez-vous appris de vous ?
Détruis-toi pour te connaître, construis-toi pour te surprendre” est la phrase exacte. Je n’ai aucune culture mais j’ai retenu quelques petits aphorismes, comme ça, qui me servent. Comme cette phrase d’Antoine Bourdelle, le sculpteur : “Que c’est bien d’être, mais l’important c’est de devenir.” Voilà, j’ai besoin de me mettre sans arrêt en chantier, de faire un pas de plus chaque jour. Et, si possible, un pas en avant. Le sentiment de revanche a été un moteur. OK, j’avais fait ­l’effort, donc je n’allais plus rien laisser passer. Je suis devenu avec les autres d’une exigence à la hauteur de celle que j’avais eue avec moi-même en arrêtant de boire.
 

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FAQ (foire aux questions)

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- Peut-on arriver à guérir de dépendances par la psychothérapie ?

- Pourquoi la drogue plutôt que l'alcool ou la nourriture en excès etc. ?

- Mon conjoint, mon enfant souffre d'une dépendance et je n'arrive pas à ce qu'il suive une thérapie. Que faire ?

- Est-ce que l'abstinence est une solution ?

- Que penser du système des groupes d'alcooliques anonymes ?

- Que se risque-t-il de se passer si on a recours à la seule abstinence ou aux seules techniques comportementales ?

- Pourquoi une personne qui a résolu sa problématique en profondeur n'abuse plus de ce qui faisait

  l'objet de sa dépendance ?

- Combien de temps faut-il pour se libérer d'une dépendance grâce à une psychothérapie adaptée ?

- Dépendances émotionnelles : "quand on ne parvient pas à se libérer des sentiments qu'on ressent pour

  quelqu'un, existe-t-il un remède, un truc ou un chemin à suivre ? Bref, existe-t-il une solution active ou

  faut-il simplement attendre (peut-être toute sa vie) que le temps fasse son travail ?"

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HUMOUR

 

            

sacha

 

  

 

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Ce qui expliquerait la survenance des maladies :

Ce qui se passe lorsque la peur de... (exemple : attraper une maladie) ne se résout pas.

Un cas surprenant : un cytomégalovirus qui fait une volte-face étonnante !

Exemple de guérison avec l'aide de la psychobiologie (col de l'utérus)

D'autres cas de mal-à-dire qui se forgent dans le ventre maternel.

Les hamsters enfumés (tabac) attrapent-ils le cancer

Le cerf qui perd son territoire et l'infarctus ?

"Le langage de la guérison" (J.-J. Crèvecoeur)

Ce qui se passe lorsqu'une brebis s'égare.

Ne vous agrippez pas à la grippe !

 

 

 

Là où la psychobiologie moderne rentre en résonance avec les médecines primitives :

       "Que notre vie intérieure s’enlaidisse et nous risquons fort de tomber malades ? (...)

 On sait bien que les traumatismes affectifs, les ruptures, les non-dits graves, les amertumes, les haines…

         sont autant de “laideurs intérieures”, qui provoquent notamment des cancers" :

"Les Clés de la santé indigène" (Jean-Pierre Barou & Sylvie Crossman aux éd. Balland)

 

En savoir plus sur la psychobiologie.

 

 

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S'ils s'y mettent alors, on n'en sortira pas !

 

 

Contenu de cette page avec des liens directs vers les sujets :

¨ Dernières mises à jour  

¨ La campagne lancée par la Fondation belge contre le Cancer  ne plaît pas aux... cafetiers !

Alcool : à partir de quel moment est-ce le verre de trop ?

L'alcoolisme est d'abord une terrible souffrance.

Processus de l'accompagnement approprié psychothérapeutique

Cette "aspirine de l'âme" a des effets négatifs sur le "terrain"

Que dire des personnes qui vivent dans l'entourage d'un dépendant alcoolique ?

Que peut bien apporter thérapeutiquement de tels enseignements ?

Retranscription d'un échange repris d'un forum..

Que pensez de la démarche des AA ?

François Cluzet et le vertige de l’alcool

Foire aux questions concernant les dépendances en général.

 

 

 

 

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